I. — PREMIERES NOTIONS SUR LE PLAN
DÉFINITIONS
487. Un plan est une surface telle qu'une ligne droite y est contenue tout entière dès qu'elle y a deux points {5;. Cette surface est illimitée ; toutefois, pour la représenter, On est obligé de lui assigner des limites; on représente un plan par une figure tracée dans ce plan, le plus souvent par un parallélogramme.
488. Il résulte de la définition du plan qu'une droite et un plan ne peuvent ofîrir que trois positions relatives :
1° La droite a deux points communs avec le plan, et alors elle y est contenue tout entière.
2" La droite n'a qu'un point commun avec le plan; on dit alors que la droite et le plan se coupent.
3° La droite n'a aucun point commun avec le plan; on dit alors que la droite et le plan sont parallèles.
Quand une droite CC et un pl;in P se coupent {Ji{;- ^7 j
R. et DE C. — />. de Géom. (H* l'arlic). I
leur point commun D divise la droite GC en deux demidroites DC et DC, situées de part et d'autre du plan.
THÉORÈME
489. 1° Deux plans P et Q, qui ont un point commun k, ont une droite commune passant parce point.
1° Deux plans P et 0, qui ont en commun une droite AB et un point G extérieur à cette droite, coïncident dans tonte leur étendue.
En effet:
I" Par le point A commun aux deux plans P et Q ifig. 276), menons dans le plan Q deux droites quelconques LAL', NAN'. Si l'une de ces droites a, avec le plan P, un point commun autre que A, elle appartient tout entière à ce plan; elle est donc commune aux deux plans P et Q, et le théorème est démontré.
Fifj. 276. Fig. 277.
Supposons donc que les droites LAL', NAN' coupent l'une et l'autre le plan P, et prenons un point quelconque E sur la partie de la droite LAL' qui est au-dessus du plan P, et un point quelconque F sur la partie de la droite NAN', qui est au-dessous du plan P. La droite EF, passant d'un côté à l'autre du plan P, coupe ce plan en un point I; par suite, la droite Al est commune aux deux plans P et Q, puisqu'elle a deux points A et I dans chacun d'eux.
2" Par le point G et par deux points E et F, pris à volonté sur AH [fig. 277), menons les droites indéfinies GE cl GF; ces deux droites appartiendront, comme la droite ATî, aux deux plans P et Q, puisque chacune d'elles a deux points dans