‹ Traité de haute composition musicaleChapitre 88 sur 100 · DES CANONS SCIENTIFIQUES · texte numérisé non relu

DES CANONS SCIENTIFIQUES

Ces canons exigent dans leur création, plus d’art et d’adresse que les canons de société, c’est par celte raison que nous les appelons CANONS SCIENTIFIQUES. Le canon scientifique est une production qui ne peut être appréciée «pie par des connaisseurs. Ce canon n’est guère suceplible de beaucoup de charme, et il est presque impossible de le rendre interressant aux personnes qui ne sont point initiées dans l’art musical. (&) Pour creer un semblable morceau on invente un trait de chant de trois jusqu’ a six, sept ou huit notes: le meilleur est celui dune mesure ou

de deux mesures fout au plus, encore faut il qu’elles soient courtes et duu mouvement un peu accelere-C Nous di -

rons plus bas pourquoice chant initial rie do'it pas être plus long.)

Exemple:

Si le canon doit être à deux parties et a f octave, on place ce chant dans la partie imitante à la distance dune

0' taxe apres la derniere note de la partie imitee9 Par exemple:

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( * 1 Les canons scientifiques ont été inventés avant le 18r.ne siècle, c’est- a -dire dans le temps ou la composition musicale ne A 1 pi’un calcul frci'l et ou le goût, le sentiment et l’inspiration notaient comptés pour rien.

On revient à la partie B. peur chercher i accompagnement a la partie A.

On ajoute cet accompagnement dans la partie A- à la suite du premier chant.

On revient de nouveau à la partie B. pour accompagner ce tpi on a ajoute dans la partie A.

Par exemple.

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Suite Je l accompagnement .

Cette suite d’accompagnement sera transposée dans la partie A. pour y continuer limitation.

Par exemple.

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La partie B. continuera d’accompagner ce qu’on a de nouveau ajoute a la partie A. et on ira de la sorte jusqu'à la fin du canon, qui peut durer huit, vingt, cinquante ou quatrevingt mesures et plus.

On conçoit facilement que celle manière est excellente pour trouver toutes sortes de canons inlerrcssahls et par cou-, .seîjucnt aussi toutes sortes d’imitations.

Le premier trait de chant ( qui est composé de six notes dans lexemple precedent ) ne doit pas être long, parce qu’il serait impossible aux auditeurs de suivre limitation jusqu’au bout.

Ce qui est difficile dans ces canons, c’est de trouver un chant franc et naturel ( en partant de la dernière note du chant initial;) car ce chant ne peut se composer que de notes accompagnantes comme on l’a vu ci-dessus.. On ne peut le phraser ni le rhytmer comme on le desire, et encore moins le trouver par inspiration.

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Ou pont l'ai !•' c'os caio ns ( au movrn de lu méthode précédente) à tous les intervalles, et il ne conte pas plus d en faire a I.» seo nde ou a la tierce «3c . «pie d’en créer à l’octave ou a l'unisson, et cela aussi bien par mouvement contraire «pie par mouvement semblable; mais les meilleurs seront toujours a l’octave a luniss ii par mouvement semblable, parce que le chant en est plus liane cl l'harmonie plus naturelle.

V ici d< s exemples «le canons a differents intervalles ;

Canon a la sixte.

Canon a la seconde.

Quand le canon n«sl pas à 1 unisson ou a l’oclavc, l imitation im peut pas se faire tout a lait exactement, sous b rapport «!«'s tons entiers et des demi -tons; il faut souvent répondre a un ton par un demi-ton ,et vice-yersa •

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Quant aux canons par mouvement contraire, on n’en l'ait presque jamais, car il est difficile (pic le chant et l'turé monic n’en soient pas plus ou moins tourmentas. Voici un exemple d’un canon par mouvemen contraire:

Canon à la sixte par mouvement contraire.

voit dans les quatre premiers JNT des exemples precedents. Celte manière de terminer est la meilleure.

2 * En arrangeant le canon de manière à ce que la partie imitée puisse reprendre à la lin le chant initial pour accompagner la partie imitante, et contraindre le Canon de recommencer sans cesse. Le canon s’appelle dans cc cas, CANON , PERPETUEL . En voici un exemple:

Canon perpétuel .

Ainsi, à bien prendre, un semblable canon ne finit pas: c’estuneffetduhazardsileprécédentpeutsàrretersurladernièrenolo. 3°. En imitant exactement jusqu a la dernière note, de la manière suivante:

(#) Cette partie cesse a cet endroit, parce quelle ne doit pas etre imitée plus longtemps. En accompagnant ce canon par une ou deux parties acessoires, (ce qui peut avoir lieu dans un trio, ou dans un quatuor, ou bien dans lorcbestre.) Cet accompagnement qui continue jusqu’à la fin du canon, en rendra la conclusion tout a lait satis- . faisante • Voici un exemple dun canon , scientifique fait sur des paroles et a’ecompagne par une basse chiffrée:

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C a non.

De ce quil Faut observerpour rendre un canon scientifique plus intep, fessant pour le pi im. h:. . P' nr qu’un canon scientifique puisse plaire au public, il faut qu’il soit phrasé, c’est à dire qui 1 se divise en phrases .symétriquement égalés. Ain>i on fera un canon A L’OCTAVE divise comme il suit:

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i'.' Une phrase de huit mesures, en la terminant à la dominante quand le canon est dans le mode majeur, ou en la terminant dans le ton majeur relatif (tierce supérieure) quand il est en mineur, comme dans l'exemple suivant .

2. Une seconde phrase également de huit mesures, avec une cadence imparfaite sur la dominante primitive.

7)°. Une seconde phrase de huit mesures, qui commence avec les premières notes du canon et termine a la tonique dune manière satisfaisante.

Cette coupe peut avoir deux reprises, par exemple:

Ce canon peut dahord s’exécuter tel qu’on le voit ci dessus, en le plaçant dans un duo, trio, quatuor, quintette, ou même dans une symphonie? mais on peut aussi le DIÀLOGCER, c’est a dire changer d’instrumenfs en répétant chaque reprise, par exemple:

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Piemiere re

irise.

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