I IO
La Quinte Modale est de l’aigu au grave : sol-[mi-\ ut. L’absence du septième degré empêche le triton de se produire dans l’antienne : il faudra donc l’éviter dans le verset. Observer que la finale des versets, kYeuouae, est en certains cas : fa [cf. ci-dessus, p. 104]. Il faut bien se garder alors d’accompagner cet e u o u a e, sous peine de tout jeter par terre. Car ce fa est un incident mélodique, qu’on ne doit pas harmoniser :
Bé - a • ti im-ma-cn - la - ti
in vi - a:
ÏH
Si, pour ne pas tenir compte ici des ornements mélodiques, on multiplie les articulations harmoniques [les accords] on enlève à la formule vocale toute sa grâce : le seul son réel de la première distinction est le la. Faute de lui reconnaître cette qualité, on se lance en des complications vaines — et laides. Ne point redouter les quintes consécutives séparées par la médiation. Sans tomber dans les habitudes chères aux vieux «déchanteurs», il est bon, parfois, de les évoquer sobrement.
Mode de FA I. — Mode de FA normal
Septuagésime. Antienne ; analyse sommaire :
Ambitus
Harmonie essentielle
P m Ten. I I nv+lV t l m +tv i i
Un si |? des Conjointes. L’importance du si fej, en tant que repos, est à observer et à retenir. Elle annule certainement, dans l’harmonisation à appliquer, l’unique si [? mélodique :
[ad libUmi]
Ce verset est une forme modale intense, qu’il faut éminemment respecter. On pourrait se contenter, pour tout support harmonique, de la Quinte Modale [en « fonds » très doux] installée à l’octave grave et prolongée jusqu’à la fin du verset. L’effet est caractéristique. En l’appliquant au
verset pair [Gloria], on obtiendrait une variante curieuse. Ou bien on peut surajouter cette Quinte Modale aux deux parties notées à la clef de sol.