‹ Traité de l'accompagnement modal des psaumesChapitre 16 sur 32 · LJ · texte numérisé non relu

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Cette cantilène est un mode de sol non plagal, non relâché. Aussi bien l’étiquette « du 8 » qui lui est assignée spécifie simplement que la teneur est ut. Toutefois, comme

cela déjà a été remarqué, l’antienne elle-même donne à ce degré ut une importance particulière : les deux premières distinctions en font foi. L’échelle tend à se diviser en :

Fondamentale

et se distingue, organiquement, de l’échelle normale dont le précédent exemple (iG5) fournit un type net :

Fondamentale

Ici encore il existe une différence de structure intérieure, déjà plusieurs fois observée, entre les pièces liturgiques « du 7 » et celles « du 8 » [Cf. p. 73, 92, 109].

Dans la réalisation, on est en droit cette fois de ne pas craindre de tendre vers Ut; et si, par scrupule, on élimine la cadence parfaite, agent harmonique moderne, on est autorisé, tout en mettant comme dans l’antienne le triton en vedette, à s’acheminer vers le Mode Majeur tel que nous l’entendons. Voici des lignes mélodiques qui fournissent une solution conforme à ces données :

Antienne [IIIe Dimanche de l’Avent, à Laudes] Jérusalem gaude :

Ai-le - lu - la

Une pareille cantilène affirme l’importance du fa naturel dans l’échelle modale.

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Sép - ti - musjtonus|sic mci -pi-tur et sic(medi - â-tur, atquejstc fi-ni-tur,

~'j i- -Ht

Antienne [Férié IV de la IVe semaine de l’Avent ponam in S ion : ; ••

Al-le lu ia

— yj — u

Bien que ni la quinte phrygienne ni la quinte lydienne ne soient ici explicites, elles sont implicites, et leurs fondamentales sont si fortement opposées l’une à l’autre, qu’il faut insister sur ce contraste, dans l’harmonisation :

i -fl

Qctâvus£6nussic in-cî-p.\-turjet sicme-di-â-tur,

atquejsicfi-ni -tur

On a souligné les accenls de la médiation et de la terminaison au moyen d'appoggiatures d’autant plus justifiées que l’on pourrait se contenter, pour tout accompagnement, de la quinte lydienne [fa-ut]. Abstraction faite de l’intonation — puisque celle-ci ne subsiste pas dans le courant du psaume — et si l’on se reporte à l’antienne où la fondamentale fa ^dispute si âprement le terrain à la fondamentale sol , on constate en effet que l’harmonisation suggérée est, à l’état essentiel :

Antienne [Ier Dimanche de l’Avent, à Laudes] in ilia die:

Les éléments de ^contraste résident danslle repos sur la sous-finale, et dans la dureté de son triton mélodique : c’est,

bien qu’en abrégé, la quinte lydienne opposée à la quinte phrygienne :

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Oc4âvus tonus sic in-ci-pi-tur etsic)me-di- â-tur,

atquesic fi-

ni -tur

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Octà-vustcniussic in-ci-pi-tur etsicme-di-

à -tur,

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atquesic fi -ni-tur.

ri h j=i

T— yf-

Antienne [IIe Dimanche de l’Avent, à Laudes] ecce apparebit

La Quinte Modale s’affirme avec une netteté singulière, dès la première distinction! L’importance prise par le son le plus grave [ré] de la mélopée, dans les deux dernières, permettra de résoudre la très grosse difficulté que présente, pour l’harmonisation, le la, terminal. Il faut, dans les ver-

sets sévères, à tout prix, n’en point faire une pseudo-tonique. Je propose :

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