POUR 100 I)*A I.RUM1NE
RAPPORT
Albumine.
Sérine.
Globuline.
Sérine.
Globuline.
La quantité de globuline est très élevée ; le rapport moyen des treize analyses est de 1,4; en moyenne 100 grammes d’albumine contiennent 57,3 de sérine pour 42,7 de globuline. Les dernières analyses fournissent une proportion de globuline plus grande que celle de sérine, et le rapport tombeau-dessous de 1, à 0.8.
On voit que, dans les formes intermédiaires en évolution, dans ce qu'on pourrait appeler le mal de Brigbt compensé, la quantité de sérine l’emporte de beaucoup sur celle de globuline; il y a quatre à cinq fois plus de la première substance que de la seconde. Au contraire, d’une manière générale, dans les formes que nous avons dénommées terminales, reins contractés ou gros reins dégénérés, la proportion de séro-globuline tend à se rapprocher du chiffre de la sérine, et parfois, surtout dans les derniers jours, elle le dépasse.
Un remarquera la quantité considérable de globuline rendue dans les deux cas de gros reins blancs amyloïdes. Dans le premier cas surtout, le rapport tombe au- dessous de 1, c’est-à-dire que l’albumine est formée en plus grande partie de globuline que de sérine. Ces deux observations confirment l’assertion de Senator, qui a noté que, dans la dégénérescence amyloïde, l’urine contenait surtout de la globuline. Mais il ne faudrait pas faire de cette particularité un caractère propre à l’urine
TRAITÉ DE L’ALBUMINUlUE
amyloïde. Dans les deux cas de reins contractés avec albuminurie abondante et cachexie, œdémateuse ou urémique, nous trouvons la môme élévation du chiffre de la globuline, comparé à celui de la sérine, et dans les deux cas, à plusieurs reprises, le rapport tombe de môme au-dessous de I .
Dette deuxième série d’analyses nous parait donc tendre à la même conclusion que la première, à savoir que les variations de la sérine et delà globuline ne sont pas attribuables, directement, à l’état anatomique des reins, mais plutôt à la manière d’être générale de l’organisme malade.
Voyons si l’étude des variations diurnes et nocturnes des deux substances nous offre quelque enseignement intéressant. Nous avons fait cette recherche dans deux cas.
1er cas. — Mal de Bright en évolution, le malade étant au régime mixte ordinaire.
DÉSIGNATIONS