‹ Traité de l'angine glanduleuse et observations sur l'action des Eaux-Bonnes dans cette affectionChapitre 16 sur 45 · INTRODUCTION. XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIX

Les douleurs liiumatoïdes sont très communes chez les sujets dartreux ; on peut se demander si certaines arthrites ne se développent pas sous l'influence delà diathèse herpétique. J'ai vu une arthrite passer à l'état chronique, en dépit de toutes les médications, chez une jeune fille récemment guérie, par l'usage des eaux sulfureuses et des topiques mercuriels, d'un eczéma de la face qui durait depuis plusieurs années. J'ai vu, à plusieurs reprises, chez un môme malade, des dartres, des arthrites, des bronchites capillaires, des diarrhées opiniâtres, se succéder et se remplacer d'une manière si marquée, qu'il était difficile de ne pas supposer une connexion entre ces diverses manifestations.

Cette question ne me paraît pas pouvoir être résolue dans l'état actuel de la science. 11 ne répugne pas, en effet, à la raison d'admettre que plusieurs diathèses puissent combiner leur action ou se remplacer dans leurs manifestations. Il se pourrait que I herpétisme ne fiJt pas la cause immédiate de l'arthrite, mais qu'il se combinât avec le rhumatisme, et en modifiât l'expression symptomatique.

D'une autre part, de la similitude de siège ou d'apparence, on n'est pas en droit de conclure à l'identité de nature. La roséole ajstivale, la roséole copahique, la roséole syphilitique, présentent certainement une grande analogie dans leurs phénomènes extérieurs, elles diffèrent profondément dans leur essence. L'arthrite, pas plus que la roséole, ne constitue une unité nosologique; on admet des arthrites rhumatismales , goutteuses,

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