XXXVIII INTRODUCTION
de vue de la pathologie cutanée, dont Lorry avait fait ressortir toute l'importance, et qui a été étudié avec soin par le docteur Camus dans sou travail.
Tout le monde connaît les ingénieuses expériences de Foucault, répétées par MM. Berne et Balbiani, pour déterminer les effets des vernis appliqués sur l'organe tégumentaire ; on voit alors se développer des congestions pulmonaires (1), hépatiques, rénales, intestinales, qu'on observe encore lorsque, par les progrès de la sénilité, la peau amincie, atrophiée, est devenue inapte à remplir ses fonctions, ainsi que l'ont fait remarquer Hourmann et M. Dechambre, dans leur lieau travail sui' la pneumonie des vieillards.
La peau, en effet, n'est pas seulement, comme le dit Bichat, une limite sensible, située entre l'organisme et le monde extérieur, extrémité périphérique du système nerveux sensitif, foyer de mille impressions qui retentissent sur les centres nerveux ; mais c'est encore un instrument d'hématose, un vaste réseau vasculaire, une immense surface de sécrétion et d'absorption. Elle sépare du sang une quantité considérable de matériaux destinés à l'élimination , tît doit , par conséquent , en modifier profondément la constitution. La peau exhale des gaz comme le poumon [vapeur d'eau et acide carbonique), sécrète des matières grasses et alcalines comme le foie [matière sébacée, cholestérine), des acides comme le rein [sueur)-, elle est un organe de balancement et
(1) Lorry avait déjà dit:
« Non laia est et periculi iiiaxiinè plena communio quas piilmoni- » bus atque viis aeriis cum exleriià cule iiilercedit. » (Loc. cit., p. 27.)