TRAITÉ DE L'APOPLEXIE ET DES HYDROCÉPHALES
Art. i." DÉFINITION DE L'APOPLEXIE.
Aucune des définitions de l'apoplexie données par Cullen , Sauvages , Limiœus , Sagar-, Vogel , Fernely Boerhaave , Pinelet Rochouœ n'est satisfaisante , pag. ig. r= La meilleure serait sans contredit celle qui rappellerait en peu de mots la nature de l'apoplexie , son siège, les signes qui la caractérisent et les accideiis qu'elle détermine , 20. — Le cerveau n'est pas le seul organe oui puisse devenir le siège de collections sanguines , les poumons en présentent assez fréquemment ; exemples de ces pneumorrhagies ; exemple d'une apoplexie pour ainsi dire générale ,no te , ibid. "Dispositions anatomiques qui rendent le cerveau plus sujet que tout autre organe aux épancbemens sanguins ; la nature a pris une foule de précautions pour corriger cette prédisposition, note 5 page 21.
Art. ii. SYNONYMIES.
Les noms que les Grecs et les Latins avaient donnés à l'apoplexie prouvent qu'ils avaient bien observé cette maladie, pag. 22. ~ On ne doit désigner par le nom d'apoplexie que Vhémorrhagie cérébrale , ibid.
Art. m. CLASSIFICATION-
Cullen , Vogel, Linnœus, Sauvages-, Sagar et M. Pi*nel n'ont classé l'apoplexie que d'après ses symptômes ,
DES MATIÈRES. I jfjj'S
pag. 2ù. zrz Elle doit être rangée parmi les hémorrhagies , i6ï'c?.
Art iv. ESPÈCES ET VARIÉTÉS.
Aucune des nombreuses variétés de l'apoplexie que les auteurs ont admises sous les noms d'apoplexie idiopathique , sy mptomatique, métastatique, complète, incomplète, lente zt foudroyante, d'apoplexie avec stupeur, cataphora , carus, coma , léthargie 7 etc. , ne peut être regardée comme telle, pa^. 23. = La division la plus convenable, et la seule qui est suivie dans cet ouvrage est celle qui distingue l'apoplexie en active et passive , 24-= Futilité de la division de l'apoplexie en sanguine, artérielle ou veineuse, et en nerveuse , sthêniqué ou asihénique proposée par MM. Montain, ibid, =11 est tout-à-fait inconvenant de diviser l'apoplexie en sanguine séreuse et nerveuse. C'est confondre trois maladies essentiellement différentes. L'hémorrhagie cérébrale doit seule porter le nom d'apoplexie. Les prétendues apoplexies séreuse et nerveuse sont deux maladies particulières : la première est une espèce d'hydrocéphale ( hydrocéphale essentielle aiguë des adultes et des vieillards ) ; la seconde une névrose , cérébrale ( névrose cérébrale apoplectiforme ) , 25. sx La névrose cérébrale apoplectiforme est bien plus rare qu'on ne le pense. La plupart des observations d'apoplexie nerveuse que rapportent les auteurs n'étaient autre chose que des contestions sanguines passagères ou mortelles , 26. zr Outre la division principale de l'apoplexie en active et passive 3 il est encore quelques nuances qu'on doit noter ; telles que, i.° la congestion cérébrale qu'on pour-
rait regarder comme une apoplexie avortée quand elle se dissipe, et qu'on devrait nommer apoplexie par engorgement ou fausse apoplexie lorsque la mort la termine 5 2.° X apoplexie complète T quand Ihémorrhagie s'effectue 5 3.° les apoplexies traurnatiques et par exhalation, suivant que rhémorrhagie se fait j ar rupture des vaisseaux , ou par simple exhalation 5 4»° enfin l'apoplexie des nouveaunés , 27.
Art. v. CAUSES.
Toutes les causes de l'apoplexie ont une même manière d'agir , pag. 28. =r Division des causes en prédisposantes ou éloignées , et en efficientes, prochaines ou occasionnelles, zzr. Ce qu'on entend par causes prédisposantes et efficientes , ibid.
Causes prédisposantes»
Causes prédisposantes individuelles. Constitution apoplectique, ses caractères, pag. 29. =: La brièveté du cou tient quelquefois au manque d'une vertèbre cervicale, note-, ibid. z= Autre variété de la constitution apo lectique presque uniquement départie aux gens de lelfres, 3o. ~ Les femmes et les hommes sont également sujets à l'apoplexie, 5i. zr Ou pourrait dire que l'apoplexie est une maladie de la vieillesse ; elle est très-rare dans Je jeune âge. 11 paraîtrait , d'après l'observation de M Portai et de Cullcn , et surtout d'après le relevé des décès <juionteulieu à l'hospice de la ne de Sèvres depuis 1809, ■que l'apoplexie est plus fréquente après soixante ans
qu'à tout autre âge, ibid z= L'existence du ramollissement précurseur de la substance du cerveau dans le lieu où l'épanchement doit se faire est fort douteuse, quoique les auteurs aient placé celte désorganisation à la tête des causes prédisposantes cérébrales, 3i.= Il est probable que les vaisseaux cérébraux sont déjà malades antérieurement à l'attaque. Cette circonstance prédisposante doit surtout exister dans les apoplexies passives, ikid. ■==. Autres causes prédisposantes cérébrales admises par quelques auteurs avec bien moiDS de fondement , 33.
Causes prédisposantes hygiéniques. =rr Circumfnsa. L'apoplexie est plus commune dans les climats chauds. Dans nos régions tempérées on l'observe plus fréquemment pendant l'hiver et l'été , pag. 33.= Applicata , 54. = Ingesta. Celte classe est la plus féconde en causes prédisposantes. On doit surtout noter les excès de régime et l'ivrognerie , ibid. =z Excréta. Ici se rangent les suppressions d'exanthèmes cutanés, d'une évacuation périodique ou habituelle , etc., ibid. = Gesta. Professions qui exposent le plus à l'apoplexie, ibid. =: Percepta. Celte maladie a souvent été déterminée par des émotions" vives et subites de lame , des passions impétueuses, ibid.
Causes efficientes.
L'apoplexie des nouveau-nés est toujours le résultat de la gène apportée à la circulation cérébrale par la compression de la tête au passage', de tout le corps par un maillot trop serré , etc. ,pag. 35. rrr Causes efficientes de l'apoplexie chez les adultes, ibid. zr L'apoplexie est
ordinairement spora clique ; on en a pourtant observé quelques épidémies, 36. as L'apoplexie a souvent paru héréditaire} 37.
Art. vi. SYMPTOMES.
Divises en précurseurs et en essentiels ou de Yattaque , pag. 87.
Symptômes précurseurs. Tous les symptômes précurseurs sont dus à la congestion cérébrale , et la signalent, pag. 07. = Les bourdonnemens et tintemens d'oreilles ne sont rien moins que nerveux et imaginaires, comme on le croit , mais dépendent toujours de l'embarras de la circulation cérébrale , note , 58. ~ Tous les symptômes précurseurs sont inconstaris et très-insignifians. ibid.
Symptômes essentiels ou de Y attaque, pag. 3q. x= Le début de l'attaque se caractérise par les signes de la congestion cérébrale. Tantôt cette congestion se dissipe promptement ; le plus souvent cependant elle continue de s'accroître, et parvient quelquefois au point de simuler une violente apoplexie , ibid. = Signes de répanebement apoplectique, 4°- — Pourquoi les membres paralysés ne tombent pas en gangrène, note , ibid. — Les sjmptômes s'aggravent à mesure que l'épancbement augmente , que le cerveau se désorganise et que ses fonclidns s'allèrent, 4i- — L? 'apoplexie foudroyante atteint desuile le plus baut degré de gravité; quelquefois même le malade succombe instantanément , l\i. = L'apoplexie passive au contraire a une marebe tout-à-fait progressive et très-lente, ibid, ~ Lorsque rbémorrbagie cérébrale doit
avoir une terminaison heureuse., les symptômes s'améliorent par degrés , le malade recouvre insensiblement sa connaissance , le mouvement et la sensibilité de ses membres. z=z Quelquefois une évacuation critique est l'indicateur de la ^uérison , ibid.
Art. vu. PROGRESSION DE LA MALADIE, APPRÉ- CIATION DE SES SYMPTOMES.
La marche de l'apoplexie est très - irrégulière ; tantôt elle tue subitement ; d'autres fois l'apoplectique n'arrive que pedetentim à la mort, pag. 43. == Le retour à la santé est toujours très -lent et progressif. = Il arrive quelquefois que l'état du malade, qui s'était amélioré, s'aggrave tout à coup. Cette aggravation subite est due à la formation d'un nouvel épanchemenl. Elle est presque immanquable lorsqu'on se relâche trop tôt sur les antiphlogistiques ou qu'on emploie prématurément lesexcitans. Cette succession rapide de plusieurs attaques ne se remarque guère que dans les apoplexies actives, zr Tous les symptômes précurseurs de l'apoplexie sont variables : parmi ceux de l'attaque, il n en est même que deux de conslans, le trouble des sens et des facultés intellectuelles , et la paralysie , 44. =Le pouls offre une foule de variétés ; il n'est pas le même à toutes les périodes de l'attaque, ibid. mLa respiration n'est pas moins variable, 45. = La face, dont l'état varie tant, a cependant d'assez constant de porter l'empreinte d'une stupeur particulière. -=. Son degré de rougeur ou de pâleur est toujours en raison du volume de l'épanchement, note, ibid. zz La^ constipation et les déjections.
involontaires'sont de nulle valeur dans le diagnostic? ibid. — La perte subite de la connaissance et du sentiment? signe caractéristique par excellence , peut exister à des degrés variés, 46. ~ La paralysie, second phénomène invariable, consiste le plus ordinairement dans une hémiplégie, ha paraplégie est très-rare. La parai jsie est quelquefois bornée à la langue , à un œil , elc. = Les pupilles dilatées ou resserrées , sont toujours immobiles au début d'une forte attaque, zzz Un troisième phénomène , qu'on pourrait encore regarder comme invariable , est la déviation de la pointe de la langue vers le côté hémiplégique, en sens inverse de celle dé la bouche. Jusqu'à présent on n'avait pu donner l'explication valable de ce phénomène ; on croyait que la langue n'était point paralysée , et qu'elle ne paraissait déviée que parce que 3a bouche l'était elle - même 5 mais le contraire est prouvé, note , ibid. = L'explication de ce phénomène doit être déduite de la disposition anatomique des muscles stj'lo-glosses , 47' — Dans l'apoplexie active, la paralysie est quelquefois avec accroissement de la sensibilité et roideur des muscles perclus j dans la paralysie passive l'abolition , de ces deux propriétés vitales est simultanée , et les membres paralysés sont dans le relâchement , 48.
Art. vnr. DURÉE ET TERMINAISON.
La durée de l'apoplexie , en général très-variable, est toujours en raison du volume de l'épanchement , de la constitution et de l'âge du malade , etc. ?pag. 48. rrElle est très-courte, i.° quand l'effort hémorrhagiqueavorte;
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2." lorsqu'il n'y a eu que quelques gouttes de sang exsudées; 3.° dans l'apoplexie foudroyante , 4°/« — La paralysie est toujours le dernier symptôme à disparaître. — Quelques malades finissent par tomber dans un état de démence. = Autres reliquats de l'apoplexie, rr La mort , terminaison ordinaire de l'apoplexie , est trèsprompte lorsqu'une violente congestion cérébrale a suffi pour la déterminer, 5o. — Elle est quelquefois subite dans les apoplexies foudroyantes; alors l'hémorrhagie se fait par rupture des vaisseaux , l'épancbement est énorme, et la désorganisation cérébrale extrème.—Quand les reliquats de l'apoplexie se prolongent plusieurs mois, ils deviennent souvent symptômes avant-coureurs d'une nouvelle attaque, 5.x. — Ces accidens consécutifs sont tantôt entretenus par la simple torpeur du cerveau, plus souvent cependant par la lenteur de la résorption du caillot ; d'autres fois enfin par une maladie du cerveau succédanée à l'apoplexie. == Nulle maladie n'est aussi sujette aux récidives que] l'apoplexie ; ces récidives sont presque immanquables, zr Signes qui annoncent une rechute prochaine, ibid.
Art. ix. OUVERTURE DES CADAVRES , ANATOMIE PATHOLOGIQUE.
§. I." Examen de la cavité du crdne et du cerveau.
Les désordres apoplectiques sont primitifs ou consécutifs. Quelques autres lésions coïncident encore parfois avec l'hémorrhagie cérébrale, ou en simulent les symptômes , pag. 5z.
i.erc série. Désordres essentiels primitifs.
Celte série comprend le ramollissement du cerveau , l'engorgement des vaisseaux sanguins , prélude de l'hémorrhagie, et l'épanchement apoplectique } pag. 5i.
Ramollissement précurseur , pag. 55. s= Il est impossible d'affirmer si la désorganisation du tissu du cerveau , qu'on remarque toujours autour de l'épanchement y a précédé l'hémorrhagie plutôt qu'il n'en a été l'effet. Néanmoins il est plus vraisemblable que la désorganisation cérébrale n'est qu'une conséquence nécessaire de l'apo* plexie, ibid.
Injection des vaisseaux , 53.= Cette injection est quelquefois si considérable, qu'on conçoit très -bien qu'elle ait pu à elle seule déterminer la mort. i=z L'engorgement sanguin est général ou borné à une seule portion du cerveau. vil est rare qu'il n'accompagne pas l'épancbemenl. -=z Jamais les vaisseaux n'offrent de trace de maladies antérieures à l'apoplexie, quoique souvent ils en aient éprouvé 3 ibid.
Epanchement apoplectique , 5^. — Son siège varie. L'apoplexie semble affecter une prédilection pour les corps cannelés. Morgagni a cherché à expliquer ce phénomène. = Ce médecin et un autre auteur prétendent encore que la moitié droite du cerveau est plus souvent affectée que la gauche, et en donnent les raisons , ibid. 5= Les apoplexies de la moelle de l'épine sont excessivement rares, 55. =: Les apoplexies qui tuent subitement ont presque toutes leur siège dans le cervelet , ibid. ~.
Remarques importantes sur le siège cîe l'épanchement relatives à certains symptômes , 56. zzn I/anatomie pathologique, qui a fait de si grands progrès de nos jours, a surtout bien dévoilé la manière dont l'apoplexie guérit, ibid. rrrCet étonnant phénomène a pour hase principale la formation autour du caillot d'une fausse membrane exhalante et absorbante , qui finit par faire rentrer dans le torrent de la circulation tout l'épanchement sanguin , 67. rr Etat du cerveau et de l'épanchement apoplectique dans, les premiers jours de l'attaque. Il n'y a pas alors la plus légère apparence du travail cicatrisant , ibid. se Progrès de la guérison du sixième au douzième jour , changemens dans l'état du caillot et du cerveau 3 58. =- Expériences faites pour constater la déchirure des vaisseaux dans les apoplexies foudroyantes , note-, ibid. =r Nouveaux progrès du travail curatif du vingtième au vingt-cinquième jour. Le caillot a cessé d'adhérer aux parois de la caverne apoplectique, ibid. ■=z Lorsque la vie se prolonge , la fausse membrane fait chaque jour de nouveaux progrès vers sa confection. Six mois, un an , deux ans suffisent ordinairement à son entière organisation. A cette époque la caverne, diminuée d'ampleur, est encore remplie de sérosité, 60. ~ Après que tout le caillot a disparu ,-j la sérosité qui avait servi aie délayer et en rendre l'absorption plus facile rentre elle-même dans le torrent des iuimeurs , et la cicatrice se forme; r= L'organisation complète de la fausse membrane n'est pas indispensable pour la guérison, ibid. — Différentes manières dont s'opère la cicatrisation de la caverne apoplectique , 61. =: Dans quelques cas la nature guérit le malade en faisant suc-
céder un petit kyste séreux à l'épanchement sanguin. Tantôt ce kyste persiste loute la vie; d'autres fois il disparaît totalement. Il finit par tner le malade quand il acquiert des dimensions outrées Ces kystes présentent seuls la fausse membrane parfaite et distincte du reste du cerveau, 62. ~ Théorie des kystes apoplectiques, suivant Riobé et Bricheteau. L'enveloppe kystiforme n'est rien autre chose que la fausse membrane apoplectique, dont l'organisation est plus achevée, 63. — Le cerveau des apoplectiques conserve toujours des traces des diverses attaques qu'ils ont essuyées. On peut, en comparant ces diverses lésions entre elles , assigner à chaque attaque son degré d'ancienneté , ibid. rzz Dans les apoplexies des ventricules, le sang subit les mêmes métamorphoses que dans les cavernes apoplectiques. Il ne s'y forme pas de fausse membrane, l'arachnoïde en tient place, 64. — Lorsque l'épanchement est peu considérable, les ventricules n'éprouvent aucune désorganisation ,- dans le cas contraire, leurs parois se trouvent déchirées. Les apoplexies de leurs environs se font quelquefois jour dans leur cavité, note , ibid. rz Le moyende guérison que la nature emploierait pour les apoplexies de la surface dn cerveau serait sans doute le même que pour les apoplexies ventriculaires , 65. — L'apoplexie des nouveau-nés est toujours foudroyante ; l'épanchement est peu considérable ; le plus souvent même il n'y a qu'un engorgement des vaisseaux céré^ hraux , ibid.
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n.e série. Désordres essentiels consécutifs.
| Il n'est? que deux affections cérébrales essentiellement consécutives â l'apoplexie: i.° Y épanche ment séreux clans la caverne apoplectique ; 2.0 le ramollissement de la substance cérébrale qui l'avoisine y'pag. 65.
i.° Epanchemens séreux consécutifs 3 06.
2.° Ramollissement consécutif, 66. rr: Caractères qui distinguent ce ramollissement du primitif ou concomitant de l'attaque. Gomment il se développe , ibid. zzz On peut encore ajouter à tîes deux 'désordres consécutifs Yendurcissement du cerveau autour de la caverne , 67.
Observations remarquables rapportées à l'appui de la description des diverses lésions apoplectiques. — i.tc observatio?i. Quatre attaques dapoplexie , 68. = 2.c observation. Kjste séreux parfaitement organisé consécutif à une première attaque, 74.
Appendice. == Altérations du cerveau accidentelles ou étrangères à V apoplexie , que Von trouve parfois à l'ouverture des cadavres des apoplectiques >•] 7 . rrr.° Infiltration séreuse des plexus cboroïdes , et accumulation de sérosités dans les ventricules. — 2.0 Dans les apoplexies passives le sang est ordinairement mêlé de sérosité , souvent aussi on trouve de ce liquide épanché à la base du crâne, ibid. z^l Autres altérations organiques beaucoup plus rares , et tout-à-fait étrangères à l'apoplexie } 78. — Note sur les cancers cérébraux. Ou a pris souvent pour des cancers cérébraux d'anciennes désorganisations apoplectiques 5 en effet il y a quelquefois une très- grande res-
semblance entre ces lésions. Opinion de M. Laënnec et de l'auteur sur ce sujet , ibid.
§. II. Examen- du thorax.
Les lésions thoraciques que l'on rencontre souvent sur les cadavres des apoplectiques sont entièrement étrangères à l'hémorrhagie cérébrale , ou l'ont déterminée. La plus commune d'entre elles est l'anévrisme actif du cœur, pag. 79.
§. III. Examen de l'abdomen.
L'abdomen n'offre jamais de lésions qui aient rapport à l'apoplexie. Cependant la gastrite la complique quelquefois , pag. 80.
§. IV. Surface au corps.
Les cadavres des apoplectiques conservent long-temps leur cbaîeur , pag. 80, — La tête est enflée et ecch jmosée. zr Morgagni et Valsalva attachaient une très-grande im-, porlance à ces eccbvmoses pour le diagnostic, et notaient avec soin le côté sur lequel le malade était tombé, note, 81. =On a vu des cas d'apoplexie où la mort n'était qu'apparente. On ne devrait jamais ouvrir les cadavres des apoplectiques avant qu'ils n'aient été atteints d'un commencement de putréfaction, ibid.
Art. x. DIAGNOSTIC.
Un grand nombre de maladies peuvent simuler l'apoplexie. Ces maladies doivent être rangées en deux classes : les unes sont des névroses, les autres des lésions du
cerveau , pag. 81. — Cependant, de toutes ces maladies il en est peu qui ressemblent à l'apoplexie au point de faire commettre une erreur de diagnostic, ibid. :n Caractères essentiels de l'apoplexie, 82. —La sim^letorpeur des membres ne prouve pas l'existence d'un épanchement apoplectique y la paralysie en est le seul signe certain, zzi Variétés de la paralysie, note, ibid.
§. I.cr Névroses.
i.° Névrose apoplectiforme (apoplexie nerveuse des auteurs , pag. 83« — Il est presque impossible de distinguer cette névrose (du moins à son début) de l'apoplexie. = Caractères qui font distinguer la névrose apoplectiforme de l'apoplexie lorsque le malade doit guérir. == La névrose apoplectiforme est souvent sjmptomatique d'une lésion organique du cerveau, ou d'un accès de fièvre intermittente pernicieuse. ■=. Sa marebe est toujours trèsrapide, et sa durée très-courte, zr Elle ne laisse aucune trace sur les cadavres , ibid.
2.0 Epilepsie, pag. 85. : — Les convulsions générales et la périodicité de ses accès servent à faire distinguer cette névrose de l'apoplexie , ibid.
3.° Hystérie, 85. zrz La même remarque faite pour lépilepsie s'applique à Fhystérie. Il faut en outre noter avec soin la boule hystérique, ibid.
4-° Catalepsie , 86. rr Cette névrose , extrêmement rare, est assez facile à distinguer de l'apoplexie , ibid.
S.° Carus , 86. — Le carus n'est souvent qu'un symptôme de l'apoplexie ; il est rare qu'il soit l'unique
d'une autre maladie qu'on distinguerait toujours facilement de l'hémorrbagie cérébrale par ses autres caractères 9 ibid.
G.0 Léthargie , 87. La léthargie pourrait s plus que tout autre état morbifique? être confondue avec l'apoplexie. Mais, comme le carus 5 la letbargie n'est jamais que svmptomatique. Ainsi elle termine de forts accès d'hystérie 5 d'autres fois elle est le symptôme prédominant de la fièvre intermittente» pernicieuse létbargique j caractères qui la feraient distinguer de l'apoplexie dans l'un et l'autre cas } ibid.
7.0 Narcotisme alcoholique , 88. = Le narcotisme alcobolique pourrait à la vérité simuler l'apoplexie 5 mais l'erreur serait de peu de durée. Cependant Hippocrate a vu l'ivresse se terminer par l'apoplexie ,
ibid.
8.° Narcotique opiatique , 88. = Lorsqu'on ne peut découvrir la cause de ce narcotisme , le diagnostic est difficile ; cependant l'empoisonnement par lés narcotiques a plusieurs symptômes qui lui sont propres ?
ibid.
9.0 Paralysies essentielles-, pag. 89. = Les paralysies essentielles diffèrent totalement de l'hémiplégie apoplectique. =r Ce qne l'on doit entendre par paralysies essentielles, note , ibid.
io.° Syncope , ibid. = Symptômes auxquels il faut avoir égard pour distinguer la syncope de l'apoplexie 7
ibid.
II.0 Asphyxies, pag. 90. — Les espèces d'asphyxie exemptes de convulsions pourraient seules simuler l'apoplexie. Cène serait guère qu'à leur début qu'on pourrait les distinguer de l'hémonhagie cérébrale ; car souvent l'asphyxié meurt apoplectique. —L'erreur de diagnostic aurait des conséquences funestes chez les nouveau-nés; aussi est-il bien important de savoir distinguer l'asph vxie de l'apoplexie à cet âge. :=: Caractères différentiels donnés par M. Nysten ,91.
§. II. Lésions du ceiveau.
t.° Coup de sang, pag. 02. = Ce qu'on appelle coup de sang. =z Diverses terminaisons du coup de sang. — Le coup de sang peut donner la mort lorsqu'il est extrême, note, ibid. z=z II est le plus ordinairement l'avanlcoureur de l'apoplexie. =11 peut se renouveler souvent et long-temps sans que l'apoplexie le suive y note , ibid. Il se caractérise par tous les signes de la congestion cérébrale , ç3. ■==. Il est des coups de sang qui simulent à s'y méprendre une attaque d'apoplexie. =.Note sur la manière d'éviter l'erreur. Celle-ci serait de nulle conséquence, le même traitement convenant aux deux cas , ibid.
2° Distinction de l'apoplexie passive de V active , pag. 94. rz L'apoplexie passive se fait toujours par exhalation. À la vérité plusieurs apoplexies actives se font également par exhalation ; signes qui pourraient pendant la vie faire présumer ce mode d'hémorrhagie , note, 95. z=z L'apoplexie passive occupe constamment les ventricules et la surface du cerveau , ibid. =: Elle n'affecte que les vieillards décrépits et les personnes affoiblies, 96.
zr: Tous ses symptômes ont l'asthénie pour caractère ,