‹ Traité de l'art de formulerChapitre 111 sur 228 · cen'igr · texte numérisé non relu

cen'igr

1 ,90 centigr.

0,20 centigr.

1 riturez le sublimé dans un mortier ; ajoutez la mie de pain par petites portions, puis l’eau distillée, et divisez en 12 pilules; chacune d’elles renferme 1/12 de grain (adultes)et l/2/i de grain (enfants), — Dans ces pilules encore le sublimé corrosif est en partie modifié ; mais une portion reste à l’état libre, comme s’en est assuré M. Guibourt. — On les emploie dans les mômes cas que les précédentes.

N. 1). IbppeloDj ici que les pilulee mercurielles no doivent jamais Aire ugenléci ni dorées.

5“ Préparations dans lesquelles le sublimé est décomposé

complètement.

£au pbagédénique Jaune.

Pr. Bichlornre de mercure (sublimé corrosif). . 0,10 renlfgr.

Eau de chaux 22 gram.

Dissolvez le sublimé dans un peu d’eau, et mêlez la solution

FOR>rULAlRE MAGISTRAL,

AtTénATW.

A l’eau (le chaux; il se fait un précipité jaune de bioxyde (h^ mercure hydraté, et dans ces proportions la décomposition est complète.

L’eau phagédénique jaune s’emploie trouble : il faut (ionc agiter la bouteille afin de bien suspendre le bioxyde de mercure,— On met une à trois cuillerées l'i bouche de cette mixture dans un verre d’eau très-chaude. — Pour lotions , dans les cas de dartres, d’inflammation impétigineuse du visage, des paupières, du cuir chevelu. — En injections, dans les fosses nasales, dans le nez, dans le vagin; dans le cas de corysa chronique, de flueurs blanches accompagnées d’eczéma et de prurit de la vulve ; dans les démangeaisons de l’anus, etc., etc.

L’eau phagédénique twîre est faite avec 0,05 centigrammes de protochlorure de mercure et 32 grammes d’eau de chaux ; elle jouit des mêmes propriétés que la précédente , mais elle est moins active.

PROTO-IODüRE de mercure.

Le proto-iodure de mercure employé en médecine a été obtenu pendant longtemps et décomposant le protonitrate ou le protoacétate de mercure par l’iodure de potassium; mais, ainsi préparé, il a une constitution variable; aus.si M. Berthemot propose-t-il de le préparer en broyant ensemble l’iode de mercure humectés d’alcool ; mais encore dans ce cas, d’après M. Mialhe, il renferme du bi-iodure de mercure en proportions variables, aussi a-t-il conseillé de le laver, avec de l’alcool bouillant, afin d’enlever le bi-iodure de mercure qu’il contient; c est donc là une opération que les pharmaciens doivent lui faire subir pour l’avoir parfaitement pur.

Pilules de proto-iodure de mercure.

Pr. Prolo-iodure de mercure 1 grsm.

Eitrsil aqueux d’opium 0,25 ren'igr,

T . 4 gram.

Excipient q ,

AhMez avec soin et divisez en 100 pilules. — A prendre, 1 à 4 par jour, dans le traitement des accidents secondaires et tertiaires de la syphilis.

FORMULAIRE MAGISTRAl,,

ALTKBAlVTlt.

Pommade au proto-iodure de mercure.

Pr. Proto-iodur« de mercare 2à4 gram.

Aïonge . 30 grani.

Mêlez exactement. — Pour une pommade que l’on emploie en frictions contre les dartres rebelles et les ulcérations syphilitiques.

Pommade au bi-iodure de mercure.

Pr. Bi-iodüre de mercure 0,50 centigr.

Âionge 10 gram.

Mêlez. — Pour une pommade. — Dans le traitement des ulcérations syphilitiques secondaires et des ulcères vénériens phagédéniques.

Xiavement anthelmintique.

Pr. Bi-iodure de mercure. . . ,5 0,01 cerrtigr.

lodure de potassium 0,10 centigr.

Eau distillée 100 gram.

Triturez les deux sels ensemble; ajoutez queltjue gouttes d’eau ; le bi-iodure de mercure rouge se dissout dans l’iodure de potassium avec décoloration; ajoutez le reste de l’eau.

Ce lavement est administré matin et soir, pendant plusieurs jours, aux enfants atteints d’oxyures vermiculaires.

Suppositoire. (Même cas.)

Pr. Bi-iodure de mercure 0,05 centigr.

Beurre de cacao 4 gram.

Fondez le beurre de cacao , et lorsqu’il est presque froid , ajoutez-y le bi-iodure de mercure ; triturez et coulez dans un moule en papier.

Sirop d'iodurc double de mercure et de potassium (d’iodhydrargirate d’iodure de potassiiim).

Pr. Bi-iodure de m.'rcure 0,50 centigr.

lodure de potassium 0,l>0 centigr.

Eau 4 gram.

Sirop do sucre . 400 gram.

— d'eau de fleurs d’oranger 90 gram.

Triturez les deux sels avec l’eau ; ajoutez la solution aux sirops, et agitez. — A prendre, 1 à û cuilierées à bouche de ce sirop dans les '2k heures; chaque cuillerée renferme environ 1/2 centigramme de bi-iodure de mercure et 1 centigramme d’iodure de potassium. — Ce sirop est employé dans les accidents s condaires et tertiaires de la syphili.=.

FOnMULAinE MAGISTRAL,

ALTKRA.1T8.

SS

gram.

gram.

gram.

Cig;arettef merouriellei

Pr. Proto-nilralc de mercure

Eau diiiillde '

Acide nitrique

l’cau acidulée , et imbibez de cette soluuon un morceau de papier blanc non collé de 20 eenti

-^'SèurffoTnf et pliez en cigarettes^

elles 8 ïïi Vnn '"spirer lentement dans les bron-

fnin ® ^ goi*gées de la fumée de cette cigarette — Dans le

lai-ynT- DaS sypiiilitiques du pharynx et du

conseille Hp nri 9^ï’onique ordinaire. — AI. Thierry

de sMimé coi^jr

SULFURES DE 5IERCURE.

Il existe deux sulfures de mercure : le protosulfure ou sulfore noir, encore appelé étliiops minéral ; it le bisulfure rou^ Sr“ «“Ployé- - bu remploie en fS

Fumigations de cinabre.

Pr. Cinabre en pondre (vermillon) 4 à 52

On projette le cinabre sur une plaque de fer , chauffée assP7 fortement pour le volatiliser. Le malade , placé sur une chaise et entouré d’une couverture de laine, la tête seule Æ J reçmt les vapeurs, que l’on peut d’ai leurrdirfger sur Si ê partie du corps que l’on voudra, à l’aide d’un Snnoir en

rirrtv 1 décomposé par l’oxygène

df Li ’ se compose en réalité d’acide sulfureux

de mercure métallique et de bisulfure de mercure Dans là

syphilis constitutionnelle ; dans les dartres.

PRÉPARATIOATS D’IODE.

Eau iodée pour boisson.

Pr. Iode.

Adultes.

Enfanls.

0,05 centigr.

0,40 centigr.

900 gram.

. - iOO gram.

Dipolvez l’iode et l’iodure dans une petite Quantité fl’p-vn . ajoute lu reste do l'eau et le sii-op. Cette iLaï renferr ' centigramme d iode par demi-décilitre. — prendre troi quatre verres par jour, soit pure ou coupée avec lîm de 1 eau, dans les affections scrofuleuses.

lodure de potassium ' ' ' n'

Eau distillée. . . ’ ‘

Sirop de sucre.... s K;

rois ou

tiô FORMULAIRE MAGISTILVL.

ALTClIAIiTS.

Tifano iodurée.

Àdallef.

Pf. lodure de poUisinm , 2 à. 20 gmn.

Infusion de houblon ou Décoction de

gentiane 1000 gram.

Sirop de sucre ou de gentiane lOO gram.

Enfanta.

0,20 k 1 gram.

1000 gram.

100 gram.

Dissolvez le sel dans l’infusion, et ajoutez le sirop.— A prendre par tasses dans la journée. — Contre les scrofules et les accidents tertiaires de la syphilis.

Solution pour boisaon.

Pr. lodnre de potassium Eau distiliée. . . .

Adultes.

20 gram.

SOO gram.

Enfants.

0,20 k 0,10 centigr.

500 gram.

Dissolvez. — A prendre matin et soir une ou deux cuillerées à bouche de cette solution dans un demi-verre d’eau sucrée ou de lait. — Pour le traitement des accidents tertiaires de la syphilis. — Pour les enfants dans le traitement de la syphilis congénitale de la scrofule, etc., etc.

Tisane d’iodure d’amidon.

Pr. Amidao. 10 gram.

Délayes dans

Eau bouillante. . SOO gram.

Passe! k trarers un linge peu serré et ajoutei :

Teinture alcoolique d'iode i gram.

Sirop de sucre 60 gram.

Mêlez et agitez avec et faites prendre. — Cette boisson se boit pure et délayée dans de l’eau à la dose de 30 à 100 grammes par jour dans les mêmes cas que la précédente.

Potion emménag^og^ue iodée.

Pr. Sirop d'armoise composé 10 gram.

Eau distillée de mélisse . 100 gram.

Teinture alcoolique d'iode 30 gouttes.

Mêlez. — A prendre dans le courant de la journée par cuillerées îi bouche et plusieurs jours de suite. — Chez les femmes atteintes d’aménorrhée, dans le moment où elle éprouvent des signes avant-coureurs de la menstruation.

N. n. On peut remplacer, avec avantage, dans celle potion, les <00 graoimes d'eau di>tilléo do mélisse par l’infusion do f gramme do safran dans 100 grammes d'ean.

FORMULAIRE MAGISTRAL

ALTÉMAmS.

Bain induré.

Pr. Iod(

lodore de potassium.

Ken.

Adultes.

8 à IS t>ram.

18 à SO gram.

BOO gram.

KofaDls.

1 i 4 gmm.

4 i 10 gram.

500 gram.

Dissolvez les sels dans l’eau , et ajoutez i Employé coutre les affections scrofuleuses.

un grand bain. —

Pommade iodurée.

Pr. lodure de potassium 2 gram.

30 gram.

Dissolvez 1 iodure dans un peu d’eau, environ 8 grammes, et mélangez exactement avec l’axonge. — Pour faire des frictions matin et soir sur les goitres; sur les engorgements clironiques du sein, désarticulations, etc.

Pommade d’iodure de potassium ioduré.

Pr. lodure de potassium

Iode

Eau

Dissolvez, et ajoutez :

Axonge

environ

4 gram.

1 gram.

10 gram.

50 gram.

A employer dans les mômes cas et aux mêmes doses précédente.

que

la

Pommade à l’iodure de plomb.

Pr. lodure de plomb ^

Axonge . ,

à 8 gram.

30 gram.

Mêlez exactement. A employer comme les précédentes , et contre les engorgements de l’utérus.

Sachet résolutif.

Pr. F.ponges calcinées en poudre 200 gram.

lodure de potassium 50 gram.

Sciure do bois eu poudre très-Gue 250 gram!

Mêlez par petites portions, et conservez, pour l’usage, dan.s un flacon bien clos. — On introduira 15 ii 20 grammes de cette poudre dans une espèce de sachet de toile fine ou de soie, nue 1 on piquera finement, de manière ii retenir la poudre dans les mailles du piqué. Ce sachet sera appliqué nuit et jour, et pondant plusieurs mois, sur le col des individus atteints de coître —-Tous les 8 jours le sachet sera renouvelé.

FORMULAIRE MAGISTRAL

altéra:<t8.

Ziotiona iodéef.

Pr. Teinture alcoolique d’iode 40 gram.

Alcool À 20° 100 gram.

Mêlez. — Faire avec un pinceau des lotions deux fois par jour, sur le ventre, dans le cas d’épanchement ascitique dû à une péritonite chronique; — dans le cas de kyste de l’ovaire. — Sur le sein dans les engorgements de la glande mammaire. — Sur les articulations atteintes d’hydrarthroses. — Sur le scrotum , dans le cas d’hydrocèle congénitale chez les enfants.

Injections iodées.

Pr. Teinture d’iode 50 gram.

Eau 100 gram.

Mêlez. — Pour injecter dans la tunique vaginale , dans le cas d’hydrocèle ; — ou dans les articulations dans le cas d’hydrarthrose chronique (se servir d’une seringue en verre, autant que faire se peut).

ÉTHER lODIIÏDRIQLE = CMPI.

M. le docteur Iluette, médecin à Montargis, vient de doter la thérapeutique d’un nouvel agent qui nous paraît destiné à jouer un grand rôle; nous voulons parler de l’éther iodhydrique, connu depuis longtemps des chimistes.

M. Huette , dans une thèse soutenue devant la Faculté de médecine de Paris, en ISiO, propose l’usage de l’éther iodhydrique dans tous les cas où il sera urgent de saturer promptement l’économie d’iode, et quand on veut porter cet agent directement dans les poumons. C’est ain.si qu’il a proposé l’éther iodhydrique contre les tubercules pulmonaires et dans les cas de tubercules des autres parties du corps ; mais seulement lorsque l’iode est indiqué et non quand les désordres du poumon sont tels qu’il y aurait danger à employer un altérant aussi énergique. Voici le mode d’administration qu’il propose. Jl met dans un verre à expérience, à large ouverture, une cuillerée d’eau, mélangée à sept ou huit gouttes d’éther iodhydrique ; l’éther tombe au fond, et le malade respire l’air contenu à la partie supérieure du verre , tandis qu’il tient le pied du verre dans sa main et favorise ainsi la volatilisation de l’éther; en dix minutes ordinairement tout l’éther a été absorbé, un quart d’heure après on trouve l’iode en trèsgrande quantité dans les urines , et on l’y trouve encore longtemps.

M. le docteur Collin, qui a expérimenté le procédé de

FOHMrLAlHK MAGISTH.M,

.\ITKRA>TS.

Ii9

M. lluette , s’en est bien trouvé dans deux cas do tubercules crus , dont il prétend avoir enrayé la maturité.

Page 1