Sous-acétate de plomb
Stran§^urie. Voir Rétention d'urine.
Camphre, 229.
Sueurs.
Des phthisiques : Pilules astringentes, 140. — Agaric blanc. Sauge, 242. — Sueurs immodérées et débilitantes. Sueurs nocturnes : Tannin,
Su^ocatîon«
Aimant. — Suffocation hystérique.
Suffocation nerveuse, étouffements spasmodiques chez la femme: Ether,
Suppuration.
Suppurations ancienues , suppurations trop abondantes .- Térébenthine, 251.
Surdité.
Surdité coïncidant avec une inflammation chronique des amygdales : Alun, 141. — Baume de Tolu.
Electricité. — Surdité sous la dépen dance directe ou indirecte de la vérole : Mercure, 150.
Syphilis cutanée.
Bains de sublimé, 158 et 159. — Fumigations de cinabre, 156. — Ti- Siine sudorifique, 246. — Salsepareille, 246. — Aconit, Antimoine.
Syphilis.
Mercure, 150 et suiv. — Bichlorure, 157 à 162,— Pilules de Dupuytren, 160. — Fumigations de cinabre, i56.
— lodure de potassium et préparations iodurées, 162 et suiv. — Congénitale : Boisson iodurée, 163. — Préparations d'or et de platine, 170. — Constitutionnelle : Pensée sauvage, 193. — = Accidents tertiaires : Tisane sudorifique, 246. — Salsepareille, 246. — Aconit, Ammoniaque, j77, à l'intérieur Brome et Bromures, Brou de noix. Camphre, Opium, 207. — Propriétés antisyphilitiques.
MÉMORIAL THÉRAPEUTIQUE
Tœnîa. Voir Vers intestinaux.
Racine de grenadier. Apozème vermifuge, 270. — Fougère mâle, bols ténifuges. Kousso, 271. — Etain en limaille. — Ether, 232. — Gorame-gutte associée à la fougère mâle. Noix vomique à très-petite dose, 203. — Térébenthine, 251.
Teigne.
Acide chlorhydrique, 178. — Ammoniaque. Lotions, 177. — Chaux; entre dans la composition de la plupart des pommades épilatoires. — Sullhydrate de chaux épilatoire. — Ciguë, 2i9, — Goudron. — Teigne granulée : Préparations iodurées, 162. — Mercure, 150. — Or, 170. — Teignes diverses.
Teigne faveuse.- Suie, 149.
Testicule vénérien. Voir Orchite.
Tétanos.
Acide cyanhydrique. Amandes amères, 221. — Ammoniaque à l'intérieur, 177. — Anesthésie : Calorique (incubation). Datura, 217. — Mercure, 150. — Tétanos trauraatique, — utile dans le tétanos spontané : Musc , 229. — Opium, 207. — Bains alcalins, 174. — Térébenthine, 25i. — Belladone, 214.
Tics douloureux.
Solanées vireuses, 214 et sniv. — Annoniaque, 177. — Aimant. Datura, 247.— Tics douloureux de la face:
Térébenthine.
Toux.
Touxférine : Calomel, 251. — Quinteuses : Cigarettes de stramonium, 217. — Sèches et opiniâtres, symptomaliques de lésions chroniques plus ou moins graves des poumons : Cigarettes anliasthmaiiques, 217. — Opiniâtre : Looch blanc et laild'amandes, 221. — Cigarettes camphrées, 230. — Asa foeiida, 227. — Toux convulsives :
Belladone, 2i4. — Toux opiniâtre, due soit à une inflammation de la
muqueuse du larynx, soit à ces chatouillements incommodes qu'on éprouve souvent au larynx : Opium , 207. — Toux férine : Tabac. Térébenthine, 251.— Thridace, 2i4, utile pour calmer la toux.
Tremblements.
Tremblements mercuriels : Préparations : Iodurées, 262.— Tremblement à la suite de blessures, ou bien à la suite de grandes opérations; tremblement avec troubles nerveux à la suite du cathétérisme .- Oxyde de zinc. — Tremblement métallique :
Opium, 207.
Trichiasis.
Potasse caustique.
Tubercules syphilitiques.
Aconit associé au mercure.
Tumeurs.
Tumeurs blanches : Calorique (incubation). — Tumeurs des mamelles et des testicules. Tumeurs diverses, en apparence cancéreuses .- Ciguë, 219.— Tumeurs blanches et Tumeurs scrofuleuses : Mercure, 150. — Tumeurs osseuses : Opium, 207. — Tumeurs du sein, réputées cancéreuses; Tumeurs du sein ulcérées :
Plomb, oxydes sous forme d'emplâtres. — Tumeurs cancéreuses ou non cancéreuses. — Tumeurs cancéreuses peu profondes : Potasse caustique. — Tumeurs érectiles (nsevi ma terni) : Térébenthine, 251, en frictions.
Tympanite.
Stimulants aromatiques. Anis ,
Typhus.
Emétique , 193-261. — Typhus grave .- Asa fœtida, 227. — Typhus irrégulier dans la période extrême des troubles nerveux : Camphre, 229.
~ Typhus nosocomiaux : Mercure, 150. — Musc, 229.
MEMORIAL THERAPEUTIQUE.
Ulcérations.
Des gencives avec engorgement :
colluioire au cacliou, kino. 146. — Sypliiliiiques : pomniarfe au protoiodure et au biiodure de raer.ure, 154-155. — De mauvaise nature : Lotions chlorurées, 178. —Avec sécré-
tion pultacée : Nitrate d'argent, 179. — De mauvaise naiure ; Poudre antiseptique, 230. — Des gencives, de la bouche : Gargarisme antiseptique, 2;i5. — Blafardes à suppuration séreuse : Vin aromatique ,
Varices.
Potasse caustique. Varices graves :
Caustique de Vienne, 173.
Variole.
Camphre, 229. ~ Variole épidémique avec hémorrhagies sous-cutanées : Eau chlorurée. Variole confluente : Mercure, 150 — Nitrate d'argent, 207. — Opium, 179. —Variole confluente : Thériasque.
Verrues.
Acide acétique* Acide sulfurique.
Chaux.
Vers intestinaux. Voir Taenia.
Ascarides vermiculaires : Suppositoire au tannin, 144. — Suie. Potion et lavement, 149. — Calomel, I5i et suiv. — Lavement mercuriel, 155 et 158. — Suppositoire mercuriel, 155.
— Lavement arsenical, i72. — Tablettes de calomel. Lavement vermifuge, 267-268.— Electuaire d'étain, et d'étain mercuriel. Infusion et gelée de mousse de Corse, 269. — Seraencontra. Santonine. Racines de grenadier, 270.— Fougère mâle. Bols taenifuges, 271. — Kousso, 271. — Suie. Café et lavement vermifuge, 272. — Absinthe. Aloès, 203. — Arsenic. Lavement, 172. — Brou de noix. Coloquinte.
Eiher, 232.— Limaille d'étain. Nitrate d'argent, 181.— Tannin. Tabac. Valériane, 226.— Térébenthine, 251.— Vers intestinaux, et particulièrement le tsenia.
Vérole. Voir Syphilis.
Vertiges.
Accompagés de nausées et de pâleur : Bicarbonate de soude, Quassia amara, 240. — Vertiges tenant au mauvais état de l'estomac : Magnésie, 197. — Vertiges non dus à l'état de pléthore cliez les femmes et chez les hommes occupés de travaux intellectuels : Mélisse, 242, — Vertige épileptique, 206.
Viscéralgie.
Inhalations anesthésiques,
Vonaissements.
Opiniâtres chez les femmes enceintes. Mixture de belladone, 215.
— Vomissements muqueux : Acétate neutre de plomb, i40. — Vomissements sans fièvre et non liés à un état inflammatoire de l'estomac , Acupuncture. — Vomissement glaireux : Alun, 141. — Vomissements dépendant d'une sécrétion vicieuse de la membrane muqueuse gastrique. — Vomissements chroniques non fébriles succédant à une gastrite aiguë, à une indigestion. Vomissements des enfants liés à la dentition. "Vomissements, suite d'indigestion chez les enfants. Vomissements accompagnant le muguet: Sous-nitrate de bismuth, 264. — Vomissements habituels avec diarrhée chronique :
Colombo, 239. — Ether, 232. — Vomissements convulsifs.Vomissements incoercibles : Froid — Vomissements
MÉMORIAL THÉRAPEUTIQUE
chez les enfants allaités. Vomisse- i Carbonate de chaux ments en générai .- Opium, 207. — de chaux. Poudre d'yeux Yomissements des jeunes enfants : j 176.
et phosphate m IX d'écrevisse, "
Zona.
Nitrate d'argent, 181.
EAUX MINERALES. 295
De toutes les médications, la plus considérable et la plus importante dans les maladies chroniques , la plus employée de nos jours, celle qui fournit les meilleurs résultats au praticien, qui a épuisé tous les moyens thérapeutiques, est, sans contredit, la médication par les eaux minérales ; et , cependant , il faut l'avouer, il n'est pas de branche des sciences médicales plus ignorée des médecins, plus connue du public.
Depuis quelques années, grâce aux efforts d'hommes éminents, aux travaux importants de nos inspecteurs d'eaux minérales , à l'active intervention des sociétés d'hydrologie médicale, des progrès immenses ont été faits, les perfectionnements apportés dans les procédés d'analyse chimique ont facilité la classification des eaux et ont contribué à expliquer l'action physiologique et thérapeutique d'un grand nombre de sources dont les effets seuls étaient constatés; la balnéologie elle-même, c'est-à-dire la disposition des appareils destinés à l'administration des eaux a pris une très-grande extension , et il n'est pas douteux que parmi les moyens récemment proposés Vinlialation ne soit appelée à rendre d'immenses services.
Chez les peuples les plus anciens, les bains ont été employés non-seulement dans un but hygiénique , mais encore comme un remède à tous les maux. Aujourd'hui tout le monde est édifié sur les services immenses que peuvent rendre- les eaux minérales; et cependant nous voyons tous les jours se multiplier les modes d'administration ; et les édifices, regardés comme somptueux par les Romains, seraient bien mesquins auprès des beaux établissements dont la France et l'Allemagne ont été enrichies.
296 EAUX MINERALES.
Le cadre que nous nous sommes tracé ne nous permet pas d'entrer dans de longs détails sur les diverses questions qui se rattachent aux eaux minérales, nous ne ferons donc qu'effleurer les points les plus importants; nous espérons, plus tard, revenir sur ce sujet et y apporter tous les soins et l'attention qu'il mérite.
Qu'est-ce qu'une eau minérale? les définitions ne manquent pas, la plupart sont trop exclusivement basées sur la composition chimique. L'eau à l'état de pureté absolue n'existe pas dans la nature, elle est toujours plus ou moins chargée de matières étrangères dont les proportions de quelques milligrammes par litre jusque cent et cent cinquante grammes et au-dessus; par rapport à leurs applications les eaux sont divisées en potables, économiques et médicinales. Ces dernières doivent seules nous occuper.
Toutes les eaux naturelles sont donc plus ou moins minéralisées ; cependant on est dans l'habitude de désigner sous le nom d'eaux minérales ; celles qui par la nature de quelques-uns de leurs ingrédients ou par l'ensemble de leurs composés, peuvent avoir sur l'économie aniîuale une action toute spéciale capable de produire la guérison ou le soulagement de certaines maladies, (MM. 0. Henry).
Ou bien, on donne le nom d.'eaux minérales à des sources d'une température plus ou moins élevée, d'aune saveur et d'aune odeur variables, qui sortent du sein de la terre, tenant en dissolution certains principes fixes ou volatils dont l'expérience a fait connaître les vertus médicinales. (Constantin James).
Ces deux définitions ne sont pas les seules, la dernière surtout pourrait, ajuste titre, être critiquée, nous préférons définir l'eau minérale : toute eau qui, par la nature ou la quantité de ses principes , par sa température ou par son action thérapeutique reconnue, s'éloigne de i eau potable. (O. Rfvetl).
Les mêmes divergences existent lorsqu'il s'agit de déterminer la thermalité d'une eau ; M Filhol appelle Thermales toutes les eaux à température fixe ; d'après la commission de l'annuaire des eaux minérales de France. Une eau est thermale, lorsque sa température est sensiblement supérieure à la température moyenne de son point d'émergence; ou bien à la moyenne thermométrique de l'année; nous accepterions volontiers la définition de M. Filhol et nous pensons que l'on doit appeler thermale toute eau dont la température à son point d'émergence est supérieure à 18' centigrades.
Les causes de cette thermalité doivent être attribuées à la chaleur terrestre centrale, au voisinage des volcans ou des roches incomplètement refroidies, à des réactions chimiques ; ce sont là certainement les causes principales, et nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de faire intervenir les courants électriques, le frottement, etc., pour expliquer cette thermalité.
EAUX MINERALES. 297
Généralement en France les eaux sont divisées d'après leur température en froides et en thermales. M. Walferdin divise les sources en trois classes : i" les lliermo-minéi^ales proprement dites qui viennent à la surface du sol à une température supérieure à la température moyenne ; T les méso-thermales minérales qui ont une température sensiblement égale à la température moyenne, 3° les hypo-thermales dont la température est inférieure à la température moyenne du sol ; le même auteur pense que lorsqu'on connaît la température d'une eau, il est facile de déterminer à quelle couche terrestre les principes minéralisateurs auront été empruntés ; à notre avis, ce principe ne serait vrai que dans le cas où la thermalité des eaux aurait pour cause unique la chaleur terrestre centrale.
Dans un travail fort important sur les eaux minérales d'Europe, M. le docteur Rotureau, cherchant à établir une plus grande exactitude dans les dénominations employées pour désigner la thermahté des eaux, a pris pour base des qualifications la température moyenne du bain, c'est-à-dire 33". 8 centigr. =27 R. U appelle méso-thermales les eaux qui auront cette température, celle de l'air ambiant étant de 15° centigr = j2 R. Hyperthermales, celles dont la température est plus élevée ; hypothemnales, celles dont la température est inférieure sans descendre audessous de 25° centig. = 20 B..; protothermales , celles dont la température sera comprise entre 25" centigr. = 20 R. et 15° centigr. = 12 R. Enfin, athermales, celles dont la température sera inférieure à 15° centig.
Dans son Traité thérapeutique des eaux minérales de France et de l'étranger, M. le docteur Durand Fardel dit, avec juste raison, que la température élevée doit être considérée com.me une qualité, mais non comme une vertu. La plupart des eaux minérales sont chaudes.
Sur 65 sources prises en France :
?. sont au-dessus de la température du sang. , ç^^^ x „y'
10 / , , ( de 15» à 19°.
.r, sont au-dessous , ,„„
10 1 j de 15°.
L'espace nous manque pour discuter les théories diverses et variés qui ont été faites sur l'origine géologique des eaux minérales ; à ce sujet on consultera avec fruit le remarquable ouvrage de MM. 0. Henry père et fils où ces théories sont exposées et critiquées avec le plus grand soin.
Nous avons dit ailleurs que les eaux naturelles étaient toutes plus ou moins minéralisées, aussi a-t-on voulu donner le nom oiseaux médicinales aux eaux qui, en agissant sur l'économie animale, peuvent exercer une action médiatrice capable de donner
lieu i\ des eftets souvent très-salutaires dans les diverses maladies (MM. 0. Henry.) Mais la dénomination d'eaux minérales étant plus généralement adoptée, nous l'emploirons dans le sens que tout le monde lui donne.
Les perfectionnements apportés dans les méthodes d'analj^se chimique ont permis de constater dans les eaux minérales la présence d'un certain nombre de corps dont l'action sur l'économie animale ne saurait être douteuse , tels sont V arsenic , Viode , le brome, le fluor, V acide borique, etc. Un grand nombre de principes minéralisateurs sont communs à toutes les sources et ne pourraient servir à les caractériser, si ce n'est toutefois lorsqu'ils acquerraient une grande prépondérance; certains, au contraire, ne se trouvent que dans un certain nombre d'eaux minérales et les caractérisent d'une manière plus spéciale. Enfin la grande diffusion de l'arsenic, de l'iode, du brome et du fluor permet d'admettre que ces corps existent dans presque toutes les eaux quelquefois en proportions notables , le plus souvent en quantités infinitésimales.
Pendant longtemps la méthode d'analyse suivie pour reconnaîlre la composition d'une eau minércde a consisté à faire évaporer à l'air libre un certain volume de cette eau, et à séparer, au moyen des dissolvants appropriés, les sels obtenus pour résidu ; cette méthode présente plus d'un inconvénient ; d'abord pour bien que Tévaporation soit ménagée on n'obtient jamais la totalité des corps tenus en dissolution, l'eau entraîne constamment une partie des principes les plus fixes; ensuite pendant l'évaporation les acides et les bases s'associent dans un autre ordre, et on obtient des sels dont les éléments existaient dans un tout autre état de combinaison ; supposons , par exemple : que l'on fasse évaporer une eau tenant en dissolution du chlorure de magnésium et du sulfate de soude, telle est, par exemple, l'eau de la mer, on obtiendra pour résidu du sulfate de magnésie et du chlorure de sodium. Nous pourrions multiplier ces exemples ; celui-ci suffit pour démontrer les vices de cette méthode.
Aujourd'hui on opère d'une manière toute difi"érente ; on détermine par voie de précipitation, le plus souvent, la nature et les quantités d'acides et de bases contenus dans une eau , puis on reconstitue par le calcul les sels d'après l'affinité respective de ces acides et de ces bases ; on obtient ainsi une composition tout hypothétique, il est vrai, mais qui ne présente pas le grave inconvénient d'induire en erreur. D'ailleurs, lorsqu'on veut concentrer les eaux, on opère sous le récipient de la machine pneumatique, et, à son défaut, sous une cloche en verre entourée de chaux; on est certain ainsi d'obtenir tous les principes fixes tenus en dissolution dans l'eau. Tous les chimistes connaissent les admirables lois posées par Berthollet sur l'action mutuelle des sels en dissolution ; mais, dans les eaux minérales, ces lois
EAUX MINERALES. 299
ne seront pas applicables en raison de la très-minime quantité de sels qu'elles contiennent et de la légère solubilité de ceux qui sont généralement regardés comme insolubles, on ne doit donc pas être surpris de trouver des carbonates, des silicates, etc., solubles à côté de sels dont les bases sont précipitées par les acides carbonique et silicique combinés aux alcalis.
Voici le tableau des principaux corps que Ton a trouvés dans les eaux minérales :
Substances neutres gazeuses. . • { ^'°arhonS^'°' '* ''' atmosphérique hydrogénés, Sub^stances bleuissant le tourne- j Ammoniaque gazeuse.
Acides rougissant le tournesol. . ! ^?'' ^SSvfnïr^' ''^^^^^'''i''^' ""^^''^r ^ j dnque, iluorhydrique :
( Acides sulfurique, phosphorique, borique, silicique
Acides non gazeux j (silice), azotique, crénique, apocrénique, géique,
' sélénique? mellitique? acétique?
Ide chaux, de magnésie, de potasse, de soude, de strontiane, de lithine, d'ammoniaque, de fer, de manganèse.
( de potasse, de soude, d'ammoniaque, de chaux, de Bicarbonates et sesqni carbonates. | magnésie, de lithine, de fer, de manganèse, de co-
( balt, de nickel, de strontiane, de cuivre?
I d'ammoniaque , d'alumine et de potasse (alun), de chaux, de magnésie, d'alumine, de strontiane, de fer, de manganèse (protoet sesqui), de cuivre.
Phosphates de chaux, d'alumine.
Sulfites et hyposulfites de soude, de potasse, de chaux, de magnésie.
Borates de soude et de chaux.
S'IVatps f ^® potasse, de soude, de chaux, d'alumine, de fer? I d'ytlria ? de glucine, de zircone, de lithine.
Azotates de potasse, de soude, de chaux, de magnésie.
Arséniates de soude, de chaux, de fer et de manganèse.
Arsénites de soude, de chaux ? de fer ?
Acétates de potasse.
Sulfures I ^® sodium, de potassium, de calcium, de magnésium,
I de fer, de manganèse, d'arsenic.
Arséniures de fer, de nickel, de cobalt?
Chlorures . . i *^® calcium, de manganèse, de sodium, de potassium, I de lithium, d'ammonium, de glucynium.
Bromures de potassium, de sodium, de calcium, de magnésium,
lodures ( ^® potassium, de sodium, de calcium, de magnésium,
( de fer, de manganèse.
Séléniures ?
Substances organiques Bitume, pétrole, humus.
Substances organisées Crustacés, annèlides, iûfusoires, conferves.
500 EAUX MINERALES.
Nous devons ajouter que la présence de l'argent a été constatée dans l'eau de la mer, et que ce métal pourrait très-bien exister dans d'autres eaux ; beaucoup d'autres corps ont été indiqués comme existant dans les eaux, tels sont l'yttria, l'étain , le tungstène, etc. , mais leur présence est encore fort douteuse ; quant aux acides volatils , butyrique^ propionîque ^ acétique et formîque , dont la présence a été signalée par M, Schrerer dans l'eau acidulée ferrugineuse de Briikenau (Bavière), ils résultent de la décomposition des matières organiques, et ne doivent y exister que très -accidentellement.
Nous avons dit ailleurs que la classification des eaux minérales était basée sur leur composition chimique; les acides carbonique, sulfurique, sulfhydrique, chlorhydrique ; et parmi les bases, la soude, la chaux, la magnésie et le fer servent seuls à établir cette classification; mais ces acides et ces bases ne se trouvent pas répartis en proportion égale. En effet, d'après M. Herpin,de Metz {Études médicales, scientifiques et statistiques sur les principales sources d'eaux minérales, 1855), sur 97 stations thermales.
Les chlorures manquent dans deux sources et existent 95 fois. Les carbonates — — quatre — — 95 fois.
Les sulfates — — six — — 91 fois.
Pour les bases on remarque que :
Les sels de chaux manquent dans deux sources et existent 95 fois.
— de soude — — cinq — — 92 fois.
— de magnésie — — sept — * — 90 fois.
L'acide silicique (silice) — — onze — — 86 fois.
On a depuis fort longtemps remarqué que dans la nature les corps qui se ressemblent le plus par leurs affinités cliiniiques sont précisément ceux que Con trouve le plus souvent ensemble : c'est cette association de corps similaires que MM. 0. Henry ont désignée sous le nom de concomitance. Eh bien ! c'est surtout dans les eaux minérales que cette règle est justifiée. En effet, partout où l'on trouvera du carbonate de cliaux, on est certain de trouver du carbonate de magnésie. Le chlorure de sodium existe rarement sans être accompagné des chlorures de potassium et de magnésium. Même remarque pour les sulfates des mêmes bases : les iodures sont toujours à côté des bromures ; partout où l'on trouve du fer, on est certain de trouver du manganèse et presque toujours de l'arsenic.
Une eau minérale peut devoir ses propriétés thérapeutiques à une substance entrant dans sa composition et qui y dominera , ou bien à des corps qui possédant des propriétés très-énergiques se trouvent en très-minime quantité; enfin, il peut arriver que
EAUX MINERALES, 501
l'effet de pi asieurs s'ajoutent, tout comme il peut se faire que l'effet des uns détruise en partie l'effet des autres, de manière à produire un tout autre résultat que celui qu'on aurait pu obtenir par les corps pris isolément.
Les hydrologistes se sont occupés à diverses époques de la question de classification des eaux minérales ; mais, comme l'a très-bien fait remarquer M. Durand-Fardel , il en est une autre qui domine celle-ci; nous voulons parler de la nomenclature, qui a reçu de la part de l'auteur que nous venons de citer, d'importantes modifications, et qui, moins incorrecte aujourd'hui, permet d'aborder dès à présent la question de classification avec plus de chance de succès.
Les géologues ont, avec juste raison, cherché à classer les eaux d'après la nature des terrains où elles avaient pris naissance ou qu'elles avaient traversées, tout en tenant compte des principes minéralisateurs qui ont pu être dissous. Cette méthode serait, sans contredit, la plus exacte et la plus fécondg, si l'origine géologique de toutes les sources était parfaitement connue. D'autres fois, on a voulu prendre pour base des classifications l'action curative, ce qui est impossible ; car un grand nombre d'eaux, bien différentes par leur origine géologique et leur composition chimique, produisent cependant les mêmes effets thérapeutiques, de même qu'il peut arriver que les eaux à peine minéralisées, comme iVerù, ont cependant une action thérapeutique très-remarquable, que l'on ne saurait attribuer à aucun de ses éléments. C'est d'ailleurs à la composition chimique que l'on a eu recours en général pour classer les eaux minérales.
M. Pâtissier, si compétent dans toutes les questions de thérapeutique hydrologique, voudrait que les eaux fussent divisées en : 1° eaux hyper slliénisayitcs recommandées dans les affections aioniques, torpides, indolentes de l'économie.
T Eaux hyposthénisantes qui conviennent dans les affections sub-aiguës érétliiques des divers systèmes et principalement des systèmes nerveux et cutanés.
Cette division conduirait à une classification par ordre alphabétique en trois colonnes où seraient indiqués : 1° le nom de la station thermale ; 2° le signalement chimique; 5" la température. Cette classification, difficile à établir d'une manière absolument exacte , est cependant suivie par la plupart des médecins lorsqu'ils disent que telle eau convient dans les maladies aiguës, telle autre dans les maladies chroniques.
Les auteurs de V Annuaire des eaux minérales de France ont proposé de diviser les eaux en :
io Eaux acidulés alcalines I froides ^^*
2" Eaux calcaires ou acidulés simples. . . . toutes froides.
50 Eaux sulfureuses ou sulfurées i ^bemales.
( froides.
40 Eaux salines sulfatées | f^l^emales.
( froides.
50 Eaux salines chlorurées î ;ii«:™ales.
( froides.
Viennent ensuite les espèces indiquées d'après la nature des bases.
MM. Ossian Henry père et fils, modifiant les bases des classifications proposées par MM. Bouillon-Lagrange et Alibert , forment cinq classes d'eaux minérales :
lo Eaux salines.
2° Eaux acidulés carbonatées.
5° Eaux alcalines.
40 Eaux sulfureuses ou sulfurées.
5° Eaux ferrugineuses, renfermant en outre les eaux manganésiennes.
Vient ensuite la division en genres, espèces et variétés.
EAUX MINERALES.
Classification des eaux minérales (O. Henry).