STATIONS BEAUX FERRUGINEUSES
Première région.
Neijrac .
Sylvanès.
Source des Lains.
Sl-Hippolijte Dellval.. . . . . .
Sl-Pardoujc . . .
Charbonnière . .
Cassué jouis. . . .
St-Jnllien. . . .
Lyon
Bataille . . . . ,
St-Fe'lix des Pailler es
Lamalcu.
Froides.
Ardèche.
Aveyron .
Puy-de-Dôme.
Allier.
Rhône.
Ayeyron.
Hérault.
Piliône.
Corrèze.
Gard.
Deuxième région.
! Lamalcu le bas. .
— le haut .
Source de Capus.
Andahre. , Rennes. . .
Campagne.
Barbotan .
Bainfort ,
Tiieuinajou. .
Bourrasol . .
Sorida. . . .
Larrcqne. . .
Salcich . . .
Froide.
Sls-Quilerie de Tarascon . . .
Bné
Casier a Verdiisan
Cambo
Mont-de-Marsan.
''roide.
Hérault.
Aveyron.
Aude.
Idem.
Gers.
Hérault.
Haute-Garonne.
Pyrénées- Orient.
Idem.
Haute-Garonne.
Ariége.
[Hautes- Pyrénées.
Gers.
Basses -Pyrénées.
Landes.
Célèbre surtout ses boues.
par
EAUX MINERALES.
KOMS
I DES STATIONS
KOMS DES SOURCES.
Tempèr.
au tlierni.
centiair.
SITUATION
Bagncres d? Bigorre .
Àkt. . .
Beusièîne région (Suite).
Haulôs-Pyrénées.
Troisième région.
Ovezza
Froide.
Porta
Oriol
Cvemieu
Allezani
Quatrième région.
Bussang Source d'eu bas
SuUzlach. . . .
Mâcon
Crèches
Sl-Christophe . .
Lac-Villers. . .
La Bonne fontai- ) ne près Metz, l
Vi'atu'eilher
Nancy.
Froide.
Hem.
Idem, Idem.
Aude.
Corse.
Isère.
Corse.
Vosges.
Haut-B-Iiin.
Saône-et-Loire.
Idem.
Idem.
Doubs.
Moselle.
Haut-Rhin.
Meurlhe.
Cinquième région.
Laifoiir I I Froide, i Ardennes.
Sixième région.
Château'Goniicr
Pornic
Mar tique Briant AncloviUe ....
Dinan
Froide.
Mayenne.
Loire-Inférieure.
Seine-Inférieure.
Calvados. COtes-du-Nord.
OBSERVATIONS
de l'arsenic.
Possède un établissement hydrothérapique.
EAUX MINERALES,
NOMS DES STATIONS
NOMS DES SOURCES
Tempév.
au therni.
cenliKr.
SITUATION
Passy .,.,..
Auleuil
Forges
forges-sur-B)ïis.
Rouen 1 Mariquerie.
Versailles . . .
Segray
Aumale ....
Rançon ....
Crournay. . . .
Montlignon . .
Provins ....
Ruillé
St-Denis-les-Bois j St-Denis. .
Boulogne, . . .
Valmont. . . .
L'Epinay. . . .
Rolleville . . .
Bleville ....
La Chapelle Go- } ilefroy i '
Belksme. . . . . j .
Septième région.
Froide. Seine.
Idem.
Idem.
Seine -Inférieure.
Seine-et-Oise.
Idera, | Seine -Inférieure.
Seine-et-Oise.
Loiret.
Seine -Inférieure.
Idem.
Idem.
Seine-et-Oise.
Seine-et-Marne.
Sartlie.
Loir-et-Clier.
Pas-de-Calais.
Seine-Inférieure.
Idem.
Idem.
Idem.
Idem.
Idem, Aube.
Idem, Orne.
Huitième région.
Casteljaloux. . .
Ste-Madeleine de Flourens. . , .
Cours ......
OiounSckhalckna ou frais vallon.. . . . . .
Teniet-el-had , .
Froide.
Idem.
Idem.
Idem,
Lot-et-Garonne.
Haute-Garonne.
Gironde.
Algérie.
OBSERVATIONS
Employée en hoisson après avoir 4iè épurée à l'air.
EAUX MIÎ^ÉRALES.
NOMS DES STATIONS
Spa
Schwalbach , .
Pijrmont. , . .
Baklct
Britchnau. . .
NOMS DES SOURCES
Tempér.
au therni.
centigi'.
SITUATION
Stations étrangères,
Pouhon \ f Belgique.
Weinbrumien . . f l Nassau.
Froides. { "NVestphalie.
Bavière.
OBSERVATIONS
Gazeuses.
SAUX FERRUGISÏEUSliS MAHaA:^ESlEH£iES.
Deuxième région,
Cransac . | BaTse Richard". .' ! ^'''^^'- \ ^^^^i-ûn. | Arsenicales.
Quatrième région.
Haute-Saône. 1 Arséniafe de fer.
Luxenil i ^'""''^ ^^''''^'- I 35o à 34=
} neuse )
EADX MrNERAI.KS,
iwm D'ADiH^imATioi Diis Ml umum.
Nous avons dit ailleurs ce que l'on entendait par bains, clouc/ies. lHous voulons parler, ici seulement, de l'administration des eaux sous la forme de boisson, dans les piscines et par ijihalation.
Toutefois nous ferons remarquer que la température de l'eau destinée aux bains peut varier selon une foule de circonstances, mais nous appelons l'attention des praticiens sur ce fait important, que la température des bains doit être d'autant moins élevée que les eaux seront chargées de principes minéralisateurs : ainsi serait-il impossible de prendre un bain d'eau de Salies (Béarn) à une température de 30° à 32% pour cette eau la température ne doit pas dépasser 25\
Eau en boisson. — On administre sous forme de boisson les eaux peu chargées de sels et celles dont la température n'est pas supérieure à 60° ; à une température plus élevée , il est indispensable de les laisser refroidir. Il est à remarquer que l'estomac supporte très-bien les eaux a des températures élevées et de beaucoup supérieures à celles du corps. Si les eaux sont fortement minéralisées, on les coupe avec de l'eau ordinaire, du lait, de l'eau de gomme ou de l'eau d'orge ; d'autrefois on les rend artificiellement gazeuses en y comprimant de l'acide carbonique. Chose remarquable, tandis que l'estomac supporte très-bien d'énormes quantités de certaines eaux, d'autres ne pourraient être prises impunément à la dose de trois ou quatre verres ; c'est ainsi que nous avons vu à Cauterets des malades supporter difficilement trois ou quatre verres d'eau de la Baillère, tandis qu'ils pouvaient boire, sans fatigue et sans danger, 30 à 50 verres d'eau de Maouhourat.
Piscines. — Plusieurs médecins spéciaux ont retiré de grands avantages des bains pris en commun ou piscines-, mais pour bien faire, il faudrait que l'eau pût être constamment renouvelée, et les bains dans les courants d'eau minérale, surtout les piscines
53i EAUX MINERALES.
de natation , sont appelées, à notre avis, à rendre de grands ser* vices à la thérapeutique.
Inhalation, — Depuis quelques années, l'attention des médecins a été appelée sur un nouveau mode d'administration d'eaux minérales, qui consiste à faire absorber les eaux par la voie pulmonaire; tantôt on fait respirer les gaz et les vapeurs qui se dégagent à la surface de l'eau; c'est ce que l'on a appelé aspiration ou hiimage; d'autrefois, on fait respirer l'eau elle-même réduite en particules extrêmement ténues , pour ainsi dire pulvérisée : on obtient cette réduction en poudre fine au moyen d'un appareil fort simple et très-ingénieux que M. le docteur Salles-Girons, inspecteur de Pierrefonds, a fait établir dans cet établissement. Nous ne doutons pas que la cure par inhalation ne soit appelée à rendre d'immenses services à la thérapeutique.
Ajoutons encore qu'on a essayé, dans ces derniers temps, et employé avec succès des bains et douches de gaz acide carbonique.
Enfin , les bains de boue , tels qu'on les pratique à Barbotan , à Dax, à Saint- Amand, etc., rendent également de grands services.
EAUX MINERALES. 535
miC,4î!0îiS îllÉRAPlCTIOliES DES EAUX MIIRAIES.
Lorsqu'il conseille les eaux minérales naturelles ferrugineuses, celles de Tumbridge en particulier, dans le traitement des affections hystériques rebelles aux préparations martiales officinales, Sydenham dit que, tant à cause de la quantité que l'on en boit, qu'à cause de ce qu'elles s'accommodent mieux àl'économie, ces eaux ont plus d'action sur la masse du sang, un effet thérapeutique plus puissant que n'importe quelle préparation ferrugineuse la plus vantée par les chimistes. — Harum enim virtus clialybeata^ tum ob însîgnem quantîtatem qiiâ liauriimtur^ tmn etiam ob eariimdem ciim naîmrî convenientiam intima sanguini permiscetîir et potentiiis morbos expugnat^ quctm ferrum quocumque clemùm m^tificio nobilitatuin^ utvolimt Cinifiores iinprudentiores.
Ce que Sydenham dit des eaux de Tumbridge peut s'appliquer d'une manière générale aux autres eaux minérales. A ne tenir compte, en effet, que des agents de la matière médicale, des principes minéral isateurs qui les constituent et dont la prédom.inance sert à donner à chacune d'elles la place qu'elle occupe dans la classification que nous avons adoptée, cette variété infinie de médicaments que nous trouvons tout préparés dans le laboratoire de la nature, appartiennent aux différentes médications passées en revue dans notre formulaire, et viennent augmenter la liste des préparations que nous avons indiquées. Mais en raison de la multiplicité des éléments thérapeutiques dont elle dispose, la médication par les eaux minérales est distincte de toute autre et méritait la place spéciale que nous lui avons faite. Ses éléments thérapeutiques, ses moyens d'action sont, en première ligne, le médicament qui constitue l'eau minérale, et dont il est important d'étudier la composition chimique et la température; en second lieu, ses modes d'adaiinistration, que l'on peut varier à l'infini, combiner les uns avec les autres, suivant les indications; enfin,— et cetélément thérapeutique n'est peut-être pas le moins important à considérer — ce sont les conditions hygiéniques particulières, changement de lieu, d'habi-
336 EAUX MINERALES.
tation, de nourriture, l'exercice, les distractions qui accompagnent d'ordinaire les traitements suivis dans les établissements thermaux.
Quelque intéressant, quelque important qu'il soit pour le praticien, lorsqu'il envoie ses malades à telle ou telle eau minérale, de connaître les deux dernières espèces d'éléments thérapeutiques, modes d'administration, circonstances et conditions hygiéniques, nous n'avons point à nous en occuper ici, car cela nous entraînerait bien au delà des termes d'un simple formulaire, et nous ne pouvons que renvoyer aux traités spéciaux sur la matière.
Nous devons nous borner à présenter, et encore d'une façon très-sommaire, les principales indications relevant de la considération du principe minéralisateur prédominant dans les différentes eaux les plus ordinairement employées. Toutefois, il est nécessaire de le faire observer, s'il est incontestable qu'une eau minérale doit le plus souvent, à la prédominance de tel ou tel des principes qui la constituent, la majeure partie de sa spécialité d'action thérapeutique, souvent aussi on ne saurait préjuger de toutes les indications qu'elle peut remplir d'après la considération de ce seul principe. En associant celui-ci à d'autres dont l'analyse chimique peut apprécier des quantités plus ou moins considérables, à d'autres peut-être dont la chimie n'a point encore démontré l'existence, la nature a fait ce que nous cherchons à imiter chaque jour dans nos officines, lorsque nous vouions renforcer ou diminuer les actions médicamenteuses et remplir plusieurs indications. Ainsi une eau minérale naturelle n'est pas un médicament simple, c'est un médicament à part dont on peut dire avec Sydenham ; Id cerio scio^ nullum remedium prceciarum uspiain gentium fuisse 'procusum , quod non a naturel prsecipuas vires acccpcrit : undè eewv y^tlpoiç non verà liominum prœceltentiora qiiœvis medicamina antiquîias grata compellavit. A quelque degré de perfection qu'arrive l'analyse chimique pour nous faire connaître les plus minimes proportions des éléments qui la composent, jamais la synthèse la plus subtile ne parviendra à la reconstituer, pas plus qu'après que l'analyse nous a fait connaître les éléments entrant dans la composition du vin, la synthèse ne pourra parvenir à composer quelque chose qui rivalise avec le produit de nos plus mauvais crus. C'est au tout constitué par l'ensemble des éléments qu'elle renferme qu'une eau minérale naturelle doit ses propriétés thérapeutiques, bien que la prédominance de tel ou tel de ses principes préside, nous le répétons, à une grande partie des indications que l'on peut remplir.
La thermalité des eaux joue un rôle capital comme élément thérapeutique, qu'on considère son action isolée, qu'on la considère combinée avec celle dos autres principes minéralisateurs.
EAUX MINERALES. .^37
Elle joue aussi son rôle dans la composition du médicament que les eaux constituent. Bien qu'il nous soit plus facile de rendre artificiellement à une eau minérale le degré de température qu'elle a perdu, que d'imiter sa composition chimique, cette thermalité artificielle ne répond point à la tliermalité native , non pas que celles-ci soient différentes Tune de l'autre, une pareille idée serait contraire aux notions les plus élémentaires de la physique , mais parce qu'en se rei'roidissant les eaux naturellement chaudes s'altèrent en quelque façon; par ce seul fait, une partie des éléments chimiques, tenus en dissolution en raison d'un certain degré de température, se précipitent, leurs combinaisons se modifient, et nous ne saurions, en les réchauffant, remettre les choses dans l'état où elles étaient primitivement. Ces considérations nous permettront de comprendre pourquoi, lorsqu'elles ^owt transportées^ les eaux à basse température perdent moins de leurs propriétés que les eaux à température élevée ; pourquoi, par conséquent, loin des sources elles leur sont préférables.
EABX SUIÎUMUSES OU SUHllÉES.
D'une manière générale, elles constituent la médication spéciale à opposer à la diallièse herpétique. Tout d'abord, elles sont indiquées dans les maladies de la peau. S'acccmmodant en général parfaitement aux conditions constitutionnelles et diathésiques herpétiques auxquelles le catarrhe se rattache souvent, possédant en outre des propriétés spéciales relativement à l'élément catarrhal , les catarrhes bronchiques^ utérins, intestinaux et cystiques , les premiers surtout , les seconds et les maladies de matrice qui en dépendent se trouvent bien de leur emploi. C'est encore en s'attaquant à l'élément catarrhal qu'elles peuvent être utiles dans les maladies de l'appareil respiratoire, dans l'asthme humide , dans la phlhisie pulmonaire au premier degré, en combattant ici les altérations pulmonaires concomitantes , engorgement ou pneumonie chronique , qui accompagnent la tuberculisation, sans qu'on puisse leur accorder la moindre action sur l'élément tuberculeux lui-même.
Les eaux sulfureuses sont encore indiquées, à titre de toniques, dans certaines formes de la scrofule chez les individus qui ont passé l'âge de la puberté ; dans ses manifestations cutanées et catarrhales , « elles ne guérissent pas directement les scrofules comme les dartres, mais elles modifient heureusement l'ensemble de l'organisme et mettent les malades en voie de guérison. » (Astrié.)
338 EAUX MINERALES.
En raison de leur température, en raison aussi de leur action tonique, et, dans quelques cas,jen raison de leur spécialité contre la diathèse herpétique à laquelle la diathèse rhumatismale se trouve si souvent liée , ces eaux peuvent convenir au traitement des rlmmatismes. Les eaux sulfurées fortes, Aix-en- Savoie , Baréges, Litchon, Ax, Bagnoles^ etc., convenant surtout aux individus mous et lymphatiques. Les eaux sulfurées douces, Saint- Sauveur, Eaiix-C/iaudes, Molitz^ etc., les sources douces de Ludion et d'A^ convenant surtout aux individus affectés de rhumatismes nerveux.
Dans la chlorose, elles sont d'utiles adjuvants de la médication ferrugineuse, surtout chez les femmes lymphatiques, lorsqu'il y a une menstruation irrégulière.
Dans \2u syphilis , elles n'agissent qu'en modifiant avantageusement cette altération profonde de la constitution qu'entraîne la cachexie syphilitique»
EAUX SULFUREES SODIQUES.
Nous ne mentionnerons que les eaux le plus généralement usitées.
Luchon. — Herpétisme. Dermatoses, eczéma chronique, impétigo, psoriase ; ne convient pas aux formes papuleuses. — Scrofides, dans les formes cutanées et catarrhales ; ne convient pas aux affections catarrhales pulmonaires, — Rhumatisme, principalement chez les individus mous et lymphatiques. — Métriîe (les sources douces). — Chlorose.
Ax. — Gomme Luchon.
Cauterets. — Maladies de la peau, rhumatisme, goutte asthénique, scrofule. ■ — La source En^^cmf/, traitement des maladies de matrice. — La Railière, celle à laquelle Cauterets doit surtout sa réputation et sa spécialité, à peu près exclusivement employée dans les maladies de l'appareil respiratoire et particulièrement du larynx (même observation que pour les Eaux-Bonnes } dans le premier degré de la phthisie. Paralysies hystériques.
Baréges. — Maladies de peau, rhumatisme. Surtout célèbre pour le traitement des anciennes blessures, et plus spécialement des blessures d'armes à feu.
Saint-Sauveur. — Sédatives par excellence. — Source de Cétablissement (32"j presque uniquement emploj^ée en bains.
EAUX MINERALES. 559
Affections utérines, névroses se rattachant si fréquemment à la dyspepsie. — Source IlonUdade (22") en boisson. Dyspepsie. En bains, névroses anciennes.
Eaux-Bonnes, — Ne se prennent principalement qu'en boisson. C'est dans les affections cciiarrliales de Cappareil respiratoire qu'elles sont avantageuses, alors surtout que ces affections catarrhales se lient à un état diathésique herpétique. Elles sont au contraire sans action dans les cas où la toux se rattache à une altération des fonctions digestives {toux gastrique), — Phthisie, lorsqu'il n'y a pas de phénomènes d'excitation.
Eaux-Chaudes, — Principalement indiquées dans les affections de matrice ; elles se rapprochent beaucoup de celles de Saint-Sauveur. (Peu fréquentées.)
Le F{?r?ief. — Cette station thermale est surtout remarquable par son installation pour le séjour et le traitement d'hiver des affections catarrhales pulmonaires et de la phthisie - au premier degré.
Amélie-les-Bains. — Comme au Vernet.
La Preste, — Affections catarrhales des voies urinaires. (M. Filhol croit qu'elles doivent cette spécialité d'action à ce que , telles qu'elles sont aujourd'hui employées, elles sont dégénérées, et plutôt alcalines que sulfureuses.)
Motitz, — Sont analogues aux précédentes.
La Bassère. — Affections catarrhales de l'appareil respiratoire. En raison de leur température froide, ces eaux conservent toutes leurs propriétés lorsqu'elles sont transportées.
Aix-en-Savoie.—Viecomm2indcLh\es principalement par leur bonne installation. Maladies de la peau , scrofules, rhumatisme ; goutte asthénique , pour stimuler les fonctions de la peau et du système nerveux lorsqu'elles sont languissantes. On ne saurait agir alors avec trop de précautions.
C Imites. — Eu égard à leur composition remarquable, très-riche en brome et surtout en iode , ces eaux sont d'une grande utilité dans le traitement des affections scrofuleuses. Froides comme les eaux de la Bassère, elles supportent le transport sans subir la moindre altération.
Gajost, — Comme la Bassère (sulfureuses brorno-iodurées).
5iO EAUX MINERALES.
EAUX SULFUREES CALCIQUES.
Généralement froides, elles contiennent davantage de substances minéralisées et surtout de chlorure de sodium que les précédentes.
Elles fournissent à peu de chose près aux mêmes indications que les eaux salfarées sodiques.
AUevard. — ■ Dermatoses, rhumatismes, scrofules, catarrhe, phthisie pulmonaire au premier degré. Dans le traitement de cette affection , on combine ces eaux sulfureuses avec les bains de petit lait. — Sont spécialement consacrées aux maladies nerveuses.
Enghien. — La plus considérable de toutes les stations sulfurées calciques de France. Dermatoses, scrofules, rhumatismes, catarrhe, phthisie, métrite, dj^spepsiese liant à la diathèse herpétique.
Gréoulx. — Dermatose, rhumatisme, chlorose.
Pierre fonds (dans la forêt de Compîègne). — Rhumatisme, affections de matrice, phthisie. — On y a installé des appareils destinés à faire aspirer la poussière d'eau minérale en place des vapeurs qui partout ailleurs servent aux inhalations.
Schinznacli. — Dermatoses, scrofules, rhumatisme, goutte asthénique, — On y prend des bains d'étuve. Le limon des eaux est employé en cataplasmes.
EAUX immm m\mi>
Souvent désignées sous le nom d'eaux salines, celui à^eaux salées leur conviendrait mieux, leur principe minéralisateur prédominant étant le chlorure de sodium (sel marin). Les eaux de mer en sont donc une espèce très-importante.
A l'emploi de ces eaux chlorurées sodiques se rattache celui des eaux mères des salines, qui sont la base d'une médication très-usitée en Allemagne et d'une très-grande utilité.
L'action des eaux dont il est ici question est différente suivant
EAUX MINERALES. 541
leur mode d'administration. Prises en boisson à une certaine dose, quelques-unes, celles qui renferment une forte proportion de chlorure de sodium, sont purgatives; données à cette dose, elles constituent la cure 'purgative {cura per catliarsin). A doses faibles, un demi-verre ou deux verres au plus, le matin , peu de temps avant le premier déjeûner, c'est la cure sèche {cura sine catliarsin). Ces deux modes d'administration ont chacun leur utilité pour remplir des indications différentes.
Essentiellement toniques, excitantes , agissant sur l'ensemble de l'économie par l'intermédiaire de l'appareil digestif lorsqu'elles sont prises en boisson , par l'intermédiaire de l'appareil cutané lorsqu'elles sont données en bains, stimulant énergiquement les fonctions de ces deux grands appareils, les eaux chlorurées sodiques sont recommandables dans tous les cas où le sang pèche par défaut de cruor, par exemple dans ces anémies consécutives aux maladies inflammatoires qui , après avoir nécessité de fréquentes ou d'abondantes évacuations sanguines, entraînent à leur suite des convalescences longues et difficiles ; dans les convalescences des grandes fièvres. Elles sont d'un utile secours pour combattre la cachexie palustre et reconstituer les organismes détériorés par des fièvres intermittentes. Elles trouvent leur indication pour combattre la goutte atonique , et plus encore peut-être pour remédier aux graves accidents qu'entraîne souvent l'abus de la médication alcaline malheureusement trop souvent appliquée au traitement de la goutte franche. Dans la chlorose^ dans V aménorrhée Q,X\didysménorrhée^ les eaux chlorurées sodiques sont d'excellents adjuvants de la médication ferrugineuse.
L'excitation qu'elles produisent sur l'appareil digestif les rend très-utiles dans certaines formes de la dyspepsie.
C'est à titre de toniques et d'excitants qu'elles sont dans le traitement de la scrofule d'une utilité si incontestable qu'on pourrait presque invoquer pour les eaux chlorurées sodiques , dans cette maladie, une spécialité d'action analogue à celle des eaux sulfureuses contre la diathèse herpétique. Si, sous leur influence, certaines manifestations de la scrofule cèdent merveilleusement , alors surtout qu'on emploie la médication par les eaux mères, l'action locale est fort peu de chose, l'action sur l'ensemble du système est tout.
Ces eaux sont fort avantageuses contre les dermatoses , mais lorsque ces affections cutanées sont de nature scrofuîeuse.
En raison de leur thermalité, bien plus qu'en raison de leur principe minéralisateur, les eaux chlorurées sodiques sont encore avantageusement employées dans le traitement des rhumatismes.
542 EAUX MINERALES.
CHLORUREES SODIQUES SULFUREUSES.
Aix-la-Chapelle. — On y traite surtout les rhumatismes , les paralysies rhumatismales, les laryngites rhumatismales» — Scrofule, ulcérations scrofuleuses; intermédiaires entre des eaux trop fortes et des eaux trop faibles. — Dermatoses , lorsqu'on redoute l'excitation consécutive des eaux sulfurées sodiques, principalement dans les affections eczémateuses quand il y a scrofule ou tendance au lymphatisme.
Urîage. — Les mêmes indications qu'Aix-la-Chapelle. — Engorgements^ ulcérations du col utérin» — Chlorose des sujets lymphatiques, aménorrhée qui en dépend. — Cachexie pa^ lustre^ surtout avec engorgements abdominaux.
CHLORUREES SODIQUES SIMPLES,
Les plus usitées de ces eaux sont, en France: Balaruc, Bourbomie- les- Bains, Niederbronn , Forbach; celles ûe Bour bon- CArchambault , Bourbon-Lancy, Lnxeuil, Saint-Nectaire , etc., principalement JSéris , beaucoup moins minéralisées que les précédentes, surtout en chlorure de sodium. Les eaux ùe Salins ^ peu employées encore, mériteraient cependant d'être prises en grande considération , eu égard à leur puissante minéralisation , aux effets qu'on en peut obtenir en y ajoutant les eaux-mères, qu'on y prépare comme à Kissingen, Kreuznach, Nauheim.
Ces dernières, Kissingen, Kreuznach, Nauheim, sont, avec celles de Hambourg, de Soden, de Wiesbaden, les plus employées des eaux chlorurées sodiques étrangères. Wildbad, dont les eaux sont plus faiblement minéralisées que les précédentes, doit être ajouté à la liste de ces stations thermales étrangères les plus fréquentées et les plus efficaces dans le traitement des maladies où elles sont indiquées.
Baden-Baden. — Rhumatismes — scrofules,
Balaruc. — ^2ims et boisson, action purgative, non certaine, mais possible sans en élever la dose. — Hémiplégies» — Paraplégies essentielles de l'enfance — consécutives aux fièvres graves — par épuisements (scorbutiques, par exemple ).
Bour bonne- le s-Bains. — Presque exclusivement en douches. — Paralysies, Anciennes blessures.
EAUX MINERALES. 3i3
Boiirbon-CArchambauU. — Douches et piscines. •— liliumatismes, — paralysies et hémiplégies,
Bourbon-Lancij. — Comme Néri?.
Forhach. — Dyspepsie flatulente,
llamman-Mélouane. — Rhumatisme, — fièvres palustres.
Ilombourg. — Source Elizaheth, la plus employée, purgative. Naturellement froide , on la chauffe et on y ajoute les eaux-mères de Nauhcim pour l'employer en bains. — Chlorose, — Hémorroïdes, pour ramener le flux. Hypocondrie, obstructions viscérales abdominales. Hypocondrie hémorrhoïdaire. Goutte atonique, vague, hémorrhoïdaire , asthmatique. — Scrofules ; Dyspepsie flatulente.
Kreuznach. — Eaux mères. Chlorose; hypocondiHe hémorrhoïdaire. Goutte atonique, vague, hémorrhoïdaire. Scrofules (contre-indiquées quand il y a disposition suppurative). Syphilis chez les scrofuleux. Laryngites catarrhales, agissent en opérant une dérivation vers l'intestin.
Kissîngen. — Eaux-mères, — Bains d'acide carbonique utilisés en douches dans les métrites chroniques, Comm-8 Kreuznach,
Lamotte-les-Bains . — Douches , étuves,
Luxeuil. — Source du grand bain, agissant surtout par une haute température, bo". Comme Néris. Cette station thermale offre de plus une source ferrugineuse manganésienne.
Nauheim. — Eaux-mères. Scrofules. — Comme Kreuznach, Kissingen. Gomme celles-ci, bains et douches de gaz acide carbonique utilisés dans le traitement des laryngites catarrhales chroniques.
Néîis. — Spécialement rhumatismes et névr apathies (gastralgies, entéralgies rhumatismales) métrites,
Nîederbronn. — Employées surtout en boisson îaxative. Scro'fules, dermatoses i dyspepsie^ comme Kreuznach , Kissîngen , Nauheim : atonie et einbarras chroniques des voies digestives,
Saint-Nectaire, — Scrofules.
Salins. — Eaux-mères. Scrofules, dermatoses.
Seltz ou Setters. — Ne ressemblent pas à ce qu'on appelle l'eau de Seltz artificielle. Chlorurées sodiques , conviennent à
34i EAUX MINERALES.
certaines formes de la dj^spepsie ; dyspepsie flatulente. Dans les diarrhées^ au début de la p/if7iî5ie, à petites doses et coupées avec du lait.
Soden. — Dyspepsie , en stimulant les fonctions de Tappareil gastro-intestinal: avantageuses chez les individus lymphatiques , et en ce sens recommandées dans les scrofules et dans le prcynier degré de la plitliisie tuberculeuse.
Wiesbaden. — Douches d'eau et de vapeur : bains d'étuve partiels et généraux. Rhumatismes , rhumatismes chroniques, larijngite rhumatismale.— Hypocondrie, obstructions abdominales. Goutte aîonique ; on y ajoute les eaux-mères de Kreuznach. Scrofules.
Wildbad. — Eaux limpides très-onctueuses. Rhumatismes , névropathies.
Bains de mer. — Scrofules, lyinphatisme, surtout chez les enfants; dermatoses, eczémas chroniques^ teignes faveuses. — Chlorose, aménorrhée., dyspepsie. Aux bains de mer du Croisic on a institué la cure par les eaux mères.
EAUX BICASBOMTÉES.
Les plus généralement employées sont, en France, les eaux de Vichy, de Vcds , de Saint- Alban,— de Fougues-, celles de Soultzmatt, de Saint-Galmier, fortement acidulés et peu carbonatées ; celles du Mont-Dore, encore moins minéralisées que les deux dernières.
A l'étranger, ce sont les eaux d'Ems ; celles de Schlangenbad , faiblement minéralisées et très-acidules.
Gest principalement comme modificateurs de l'appareil digestif que les eaux bicarbonatées, appelées encore eaux alcalines ou acidulés gazeuses, semblent avoir une spécialité d'action, i Incontestablement avantageuses pour régulariser les fonctions digestives dans certaines formes de dyspepsies gastro-intestinales, elles trouvent plus particulièrement encore leurs indications dans les affections chroniques du foie et de la rate. Elles sont justement renommées dans le traitement des calculs biliaires, de la gravelle urique, du catarrhe vésical ,
En raison de l'action débilitante qu'elles doivent au principe minéralisateur alcalin qui les constitue, elles sont encore utiles dans le traitement des affections utérines, dans Vamé-
EAUX MINERALES. 5i5
norrhée, dans le traitement de la phlliisle commençante chez les individus pléthoriques. C'est toujours lorsqu'il s'agit de tempérer l'état plétorique, quand les accès deviennent intolérables, qu'elles peuvent offrir quelque avantage dans le traitement de la goutte, lorsque celle-ci offre une certaine activité. Toutefois hâtons-nous d'ajouter que les avantages qu'elles présentent dans ces cas sont loin de compenser les inconvénients qui résultent de leur abus, et cet abus étant difficile à éviter, mieux vaut d'une façon générale s'abstenir de leur emploi chez les goutteux. Si elles paraissent indiquées dans la dyspepsie, qui constitue souvent une forme de la goutte vague, qui précède de plus ou moins près ies accès de la goutte la plus franchement aiguë, la matière médicale des eaux minérales est assez riche pour que nous ayons alors recours aux autres eaux, telles que les eaux chlorurées sodiques dont nous avons parlé. C'est parce que nous avons été, parce que nous sommes chaque jour témoin de ces graves inconvénients de la médication alcaline, que nous insistons si formellement sur ce point.
EAUX BICARBONATÉES SODIQUES.
Cliaudesaigues. ^- Comparées à celles de Plombières, mais plus minéralisées que celles-ci.
Eras. Tiennent le milieu entre les bicarbonatées fortes et les bicarbonatées faibles. Chlorurées sodiques en même temps que bicarbonatées. Pour cela plus avantageuses que celles principalement bicarbonatées, dans le traitement de la goutte aiguë chez les individus plétoriques. Plilliisie commençante, chez les individus plétoriques. Le climat d'Ems est favorable, y^/fe-c^zoîîs utérines^ aménorrhée, dysménorrliée chez les femmes pléthoriques.
Le BoiUou. — Se rapproche des sources ferrugineuses de Vichy. Peu chaudes (17°), doivent perdre peu par le transport.
Mont -Dore. — Faiblement minérahsées, en bicarbonate de soude en particulier, ses eaux doivent leur activité thérapeutique à leur mode d'administration. Elles semblent avoir une spécialité d'action dans le traitement des affections de l'appareil respiratoire et plus particulièrement des affections laryngées,
Saint-Alban. — 17° Employées surtout loin de la source , elles perdent peu, par le transport, du gaz acide carbonique qu'elles renferment. Dyspepsies. Remplacent très-avantageusement l'eau de Seltz artificielle.
Soultzmait. — Froides, comme les eaux des sources de Vichy transportées,
Sclilangenbad. — Comme Ems.
Vais. — Des plus riches que Ton connaisse en bicarbonate de soude et en acide carbonique, ferrugineuses. On peut leur reprocher une trop grande minéralisation.
Vichy. — La notoriété de ses sources appelle sur cette station thermale l'attention générale. D'une utilité incontestable, résumant en elles toutes les qualités des eaux bicarbonanées sodiques, dans le traitement de certaines affections gastro-inteslinales ^ des engorgements du foie, de là rate, de la gravelle biliaire^ de la gravelle iirique. Les quelques avantages que les eaux de Vichy présentent dans le traitement de la goutte ont été singulièrement exagérés et on n'a pas dit assez les graves iUconvénients qu'elles entraînaient à leur suite. Somme toute, elles nous paraissent plus nuisibles qu'utiles dans cette maladie.
Les eaux des sources à température basse perdent moins que les autres de leurs propriétés par le transport ; celles
Du Puits Lardy. — 23" (ferrugineuses), des Célestins l/i°, ôeSaint- Yorre 12% ùTlaiiterive 1/1% de Sainte-MaiHe de Cusset , de Sainte - Elisabetli de Cusset. ces deux dernières à 16% ferrugineuses comme la première, doivent être de préférence employées loin de leur source.
BICARBONATÉES CALCAIRES.
Ckateldon,
Condillac.
Fougues. — Calcaires, sodiques, magnésiennes ferrugineuses et iodées. Dyspepsies et maladies des voies urinaires. Leui'g principes "minéralisateurs, ferrugineux unis aux principes alcalins, rendent ces eaux très-puissantes dans le traiten;ient des dyspepsies se liant à un état anémique de la constitution , dans les cachexies suites de fièvres intermittentes. Elles sont recommandables encore dans le traitement des scrofules, et peut-être doivent-elles leur spécialité d'action à l'iode qu'elles contiennent en assez forte proportion. Tandis qu'après l'usage des eaux de Vichy les malades se plaignent d'un état de malaise général, d'abattement et de tristesse, après l'usage des eaux de Fougues,
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ils sont plus allègres, plus gais, plus en train suivant leur expression. Froides, ces eaux supportent facilement le transport sans rien perdre de leurs vertus.
Scdnt'Gabnier, — Une des eaux les plus riches en gaz acide carbonique ; ne perd rien par le transport ; remplace trèsavantageusement Feau de Seltz artificielle.
BIGABONATÉES MIXTES.
Evian. — Ses eaux, froides, renferment de l'acide carbonique libre. Maladies des voies urinaires.
JXoyat, — Maladies qui se lient à la chlorose, aux scrofules, à la faiblesse de l'appareil respiratoire.
EiUX SULFATÉES.
A côté d'eaux à minéralisation puissante, à côté de Sedlitz, de Seidchutz, de Pullna, eaux éminemment purgatives, la classe des eaux sulfatées en comprend d'autres, — et c'est le plus grand nombre — à peine minéralisées, mais dont les effets thérapeutiques sont cependant incontestables; ainsi Plombières, Gontrexeville, etc. Ce rapprochement entre des eaux aussi dissemblables que les eaux sulfatées purgatives, et des eaux dont la minéralisation est à peine supérieure à celle des eaux de la Seine, bien qu'eu égard à leurs effets thérapeutiques méritant encore le nom d'eaux minérales, ce rapprochement est tout au moins singulier, mais il nous a paru inévitable. Autrement, en effet, il nous aurait fallu faire une classe à part pour les eaux à minéralisa^' tion incertaine, dans laquelle nous aurions dû comprendre non-seulement les eaux sulfatées dont il va être question, mais d'autres aussi, telles que Kéris, Bourbon-Lancy, le Mont-Dore, Ghaudesaigues, que nous avons rangées dans les classes précédentes. Enfin, si nous les appelons eaux sulfatées, c'est que les sulfates sont encore les plus prédominants de leurs principes minéralisateurs.
S'il était difficile de classer les eaux sulfatées dans la matière médicale, il ne l'est pas moins de poser d'une manière générale les indications qu'elles permettent de remplir. Leur caractère le plus remarquable, c'est d'avoir des propriétés sédatives à l'in-
verse de ce que présentent le plus ordinairement les eaux minérales qui sont généralement excitantes. Toutefois, ce caractère n'appartient qu'aux sulfatées calcaires et aux sulfatées sodiques faibles, car les sulfatées sodiques et les sulfatées magnésiques notablement minéralisées sont excitantes.
SULFATEES SODIQUES.
Plombières est la station la plus importante en France. Elle a des sources chaudes de 65 à 70 degrés, des sources tièdes et des sources froides de 9 à 10 degrés et savonneuses. Ces eaux, très-faiblement minéralisées, rendent de grands services dans certaines formes de la dyspepsie, gastralgiques, entéralgiques ; dans celles principalement qui se lient à des engorgements viscéraux. — Dans le rhumatisme névropathique, — les paraplégies rhumatismales, et celles consécutives aux fièvres graves et de date récente.
Miers. — Ces eaux sont laxatives.
Ghâtel-Guyon. — Sulfatées, chlorurées sodiques et ferrugineuses.
A l'étranger. — Carlsbacl, Marienbad, Egra et Saint-Gervais doivent être signalés.
Carlsbad occupe le premier rang, non-seulement parmi les eaux sulfatées, mais parmi les eaux minérales en général. Bien que le sulfate de soude entre dans leur composition en proportion plus considérable (2sr,58) que le bicarbonate de soude (l^^^ô), ces eaux ont été rangées, par quelques auteurs, dans la classe des alcalines (bicarbonatées) ; elles sont aussi chlorurées sodiques. Leur température est trèsélevée (73°). Autrefois uniquement administrées en bains, aujourd'hui elles sont surtout emploj^'ées en boissons.
Le sel de Carlsbad n'est autre chose que du sulfate de soude extrait par évaporation de la source principale (le Sprudel).
A Carlsbad, on traite spécialement les engorgements du foie, de la rate; la gravelle,
Marienbad. —Employées surtout en boissons. Laxatives et diurétiques. — Bains et douches d'acide carbonique.
Egra. — Comme celles ci.
Saint-Gervais. — Sulfatées et sulfureuses accidentelles, chlorurées sodiques. — Bains et boisson. — Boucs. — Rhumatisme, scrofules^ dermatoses.
SULFATÉES CALCAIRES.
Les stations les plus renommées sont, en France : Bagnèresde-Bigorre, Ussat, Bagnoles (Orne) et Saint-Amand ; à l'étranger, Loëcbe, dont les eaux ont passé longtemps pour sulfureuses, parce que accidentellement elles peuvent, comme toutes les eaux sulfatées, dégager de l'hydrogène sulfuré.
Bagnères-de^Bigorre . — Renommé par ses sites, est assurément une des stations les plus riches en eaux minérales ; mais ses eaux sont peu minéralisées. Elles conviennent aux affections nerveiises, à certaines dyspepsies cardialgiques et entéralgiques , aux afifections de matrice. Analogues en ceci aux eaux d'Ussat.
Ussat. — Son établissement offre ceci de particulier que les baignoires sont chacune en communication avec une prise d'eau minérale de température différente , de manière à offrir, entre 30° et 35% une échelle de graduations de onze degrés différents : eaux calmantes, hyposthénisantes. Maladies de matrice., alors surtout que la maladie est de date récente et chez les sujets nerveux , irritables ; dypsepsies qui en dépendent.
Bagnoles (Orne). — Dans un pays très-pittoresque. Maladies de CappareiL digestif,
Saint-Amand, — Surtout renommé pour ses boues ^ qui conviennent aux traitements des rhumatismes clironiques,
Loêclie (dans le Valais). — Bains de piscine. La poussée, cet état erythémateux de la peau, souvent fort douloureux occasionné par les eaux , mais que les eaux calment ellesmêmes , la poussée s'y produit de la façon la plus prononcée. Maladies de la peau^ scrofules.
EAUX SULFATÉES MAGNESIQUES.
Trois, et ce sont des eaux minérales étrangères, méritent seules d'être mentionnées : Sedlitz, Seidcliutz et Pullna. Toutes trois éminemment purgatives et usitées seulement en boisson.
Les eaux de la source nouvelle, dite Eau verte ^ à Montmirail (Vaucluse), peuvent être rapprochées des précédentes.
Ajoutons Epsom (en Angleterre), minéralisée encore par le sulfate de magnésie {sel d'Epsom),
SSÔ KâUX M1>5ERALES,
EAUX SULFATEES MIXTES.
Contrexemlle. — Dont les eaux , éminemment diurétiques, sont indiquées dans le traitement de la gravelle principalement , et des maladies des voies urinaires. Froides , ne s'altèrent pas par le transport.
Dax. — Ne se prenneni; pas en boisson. Bains, douches et boues. Rliiimatis7ne passé à Cétat ciironique,
Lavey (dans le canton de Vaud , en Suisse) , doit sa spécialité d'action contre les scrofules^ à l'association que l'on fait de ses eaux avec les eaux mères des salines voisines de Bex.