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EMPOISONNEMENT PAR LE VERUE PILÉ ET L'ÉMAIL

Ces deux corps, réduits en poudre, sont insolubles; par conséquent, seraient par eux-mêmes sans action sur l'économie, s'ils n'agissaient mécaniquement par leur dureté. D'ailleurs, ces

cas d'empoisonnement sont rares et peut être singulièrement exagérés. Comme traitement , on administrerait un vomitif dont on aiderait l'action au moyen de liqueurs très-mucilagineuses; puis on aurait recours aux antiphlogistiques ordinaires.

POXSOSïS IRRITANTS SU RSGNE VÉGÉTAI..

Un grand nombre de substances du règne végétal sont des poisons irritants des plus violents ; nous devons nous contenter de les énumérer. Ce sont : la bryoïie^ Vélatérie^ la coloquinte, toutes trois des cucurbitacées ; la résine de jalap^ la scammonée, le turbitli, des convolvulacées ; la gomme-gutte, des guttifères ; le garou, des thymélées ; le ricin, la résine d'euphorbe, le croton tigiiiwi, des euphorbiacées ; la sabine, des conifères ; le r/ius radicans et le rlius toxicodendron, des térébinthacées ; la detpliine, le stapfiisaigre,i\es renoncules scélérate, bulbeuse, acre, V anémone pulsatile, des renonculacées : enfin, d'autres plantes appartenant à diverses familles, comme les aloès, les gratioles, les lobélies, etc., etc., la créosote, etc.

Dans les cas d'empoisonnement par les plantes irritantes, il faut se hâter de provoquer ou de faciliter les vomissements. On a recours ensuite aux antiphlogistiques, et quelquefois, lorsqu'il y a assoupissement, on administre la décoction de café à forte dose.

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