CHAPITRE \\\V. H
jection horizontale d'une partie d'escalier sans limon. Les marches MBl Ni gagées dans les parois de la cage, cl du cftlé du jour de l'escalier, elles prés en lent les extrémités qui précédemment étaient engagées itans nu limon. flans les premiers essais qui Curent faits, ces extrémités se terminaient par lu profil des relies, suivant la surface qui, auparavant, formait le parement du limon; depuis on a fail suivre ta moulure du devant rie la marrhe sur son profil en
Dans les escaliers en pierre, In stabilité est le résultat de l'appui mutuel qm 1rs marches se donnent en formant vnussoirs, dans une sorte de voûte en plate bande rampante; mais la solidité de la construction lient principalement au secl lement des marches dans les rouis, ce qui les empêche de tourner cl d'opérer un trop grand effort dans les joints; car il est reconnu que sons le secours du scelle I il est fort difficile de construire, sans limon, une rampe isolée un peu longue, û moins de lui donner une grande épaisseur.
Dans les escaliers en bois, la coupe du joint et le scellement des marches dans les murs ne suffiraient pas. surtout pour un escalier qui aurait une grande largeur d'rmm.irehemcnl, parce que la flexibilité des hnis permettrait aux marches de Ile ou de se tordre; on a donc imagine de consolider l'assemblage des marches, en tes boulonnant les unes aux autres.
Nous avons représenté dans un profil, fig. 2, cl dans une projection horimnlale, fig. S. d'un fr.ipmenl d'escalier sans limon, Ea position qu'on donne à chaîne bon Ion. Nous n'avons ligure qu'un seul boulon pour éviter la confusion sur le dessin narche qui est dessinée en lignes ponctuées, que l'on suppose niée, esl reculée jusque dans la position où elle esl représentée, fig. 1 et S. en traits pleins ; le trou que doit traverser le boulon ainsi que la place que doit occuper son écron sont pt* jetés en iraits pondues.
On toit que toutes les marches sont unies deux à deux par un boulon . et que chaque marche est (raversée par deux boulons ; l'un qui y appuie sa léle , l'autre qui y appuie son écrou. comme on le voit dans la fig. 3, où j'ai ponctué les irons des boulons, l'emplacement a de l'écrou d'un boulon, et l'emplacement I de la leie de l'autre.
I.orqu'un escalier sans limon a un grand emmarchcnicnt , on assujcllil les mar- «*ln s p.ir deux ou trois cours de boulons disposés de la même manière. On voit par Ce détail que les boulons ne sont point apparenls, cl qu'ils (fument une très-grande solidité a l'escalier. Il faut avoir soin que les boulons aient toujours leurs IttH < '
rs écrous dans les joints en coupe, atin que leur pression s'exerce sur ces joinls. et même le plus près possible de la surface inférieure de l'escalier, afin d« ■'■"■ riucr, autant que possible, la longueur du levier sur f quel n tonnes ou des fardeaux qui passent sur l'escalier; marche son point d'appui nu bas de la contre-marche. On • Construction de ces suites d'escaliers du bois ncessm-inrin
3im TI1A1TÉ DK L'ART DE LA CHABPENTE11IE.
s'ouvraient par l'effet de la dessiccation du bois, il n'y aurait pas moyen de senti
1rs ferons, a moins de démonter entièrement l'escalier.
Le plus ordinairement , dans les escaliers sans limon , les marches sont pieu» et la surface du dessous de l'escalier est formée des dessous des marche»; on U* cependant quelquefois, par économie, des escaliers sans limon à marche* creuset. Dans ce cas. cites sont soutenues par un faux limon entaillé en dessus selou le profil des marches, comme celui de la ligure 7, pi. 1 13. Les marches et contre-our ches sont clouées ou attachées avec vis, sur les limons (1). Le dessous de l'escalier, dans ce cas, est presque toujours boisé en planches assemblées à rainures et lit quelles entre elles et dans le faux limon, ou bien il est ravalé par un plafonna^ soutenu par de petits soliveaux, comme dans la ligure 9.
i" Escalier» circutairet.
Les escaliers circulaires, mu- limuti, soil qu'ils fassent des révolutions entière soit que des rampes tournantes se trouvent comliinécs avec des palier* droit; tournants, se construisent absolument de la même manière que l'escalier t» limon, à rampe droite, que nous venons de décrire dans l'article précédent, «™ que les marches convergent dans la projection horizontale sur un centre, au qu'i» lésa fait i/onawpar un cim pattiiunt que nous avons précédemment décrit, p. S*
J'ai représenté en projection verticale, fig. 86, pi. 119, elcn projection boriionlaie, fig. 28, une purtion d'un escalier eu bois dans une cage circulaire, «ccult en marebes massives. J'ai supposé que la moulure qui décore le devant des nur ches, et qui se profile en retour du côté du jour, est carrée, afin que les angla d' celte moulure étant hien sensibles , on puisse voir qu'ils sunl tous dans uni: helit; a b tl, fig. 26, qui suit le rampant de l'escalier, et se trouve tracée dam '" surface cylindrique qui a pour base le eerclea b d, iig. 28. L'arête du dessous^ l'escalier a' b' d', fig. 20. est aussi une hélice qui, dans la surface cylindrique <b marches, a pour base le cercle ponctué u' 6' il', fig. 28. Les joints des marches mol comme dans l'escalier droit, composés chacun de dcui parties ; l'une horiiouiilt par laquelle chaque marche pose sur celle qui lui est immédiatement infrrifl" l'autre qui est en coupe. Ou peut s'écarter, dans la construction d'un escalier w> bois, delà règle qui prescrit de faire les joints normaux à toute l'étendue de lasurtur-
l.orsqu'on a déterminé la génératrice qui marque la ligne du joint dam la w
mu «1 emuilu clou* ou aiu.-hii jmr <l« m on ik-lm *
Mruhe., fig. ii. On peut auui attacher chaque ourrt»*
n par de u« pelitt T ta fer aor la Jarpnir .le nimw, l.a léte de chaque T ctl fiust par *»
••• dam Ir iIp.mui de la m •i|>rcVnie .cparemMil en x (fig. .;).
>. Un 4e n
CHAPfTBB XXXV, nim
lace du dessous de l'escalier, la ligne m n, par exemple . on peut faire passer | > . ■ • Mltl ligne cl par le joint en coupe m u, un plan qui rencontre le plan bOftaMUl ■ lu contact (les marches, suivant o p parallèle à m n. Ce plan peut servir de joint entre les deux marebos , et l'on s'en contente lorsque l'escalier n'u qu'un pciii i-mmarchement, parce que l'exécution d'un plan est plus facile que celle d'une surface gauche. Mais lorsque l'escalier est fort large , il est indispensable d'imiter complètement, à l'égard de ce joint, ce qui est pratiqué daus la coupe des pierres; ainsi, chaque joint prend la forme de la surface gauche qui contient toutes les normales à la surfacedudessousde l'escalier passant par la lignedejoitUdecelle surface. Nous avons représenté, Gg. 11, en projection horizontale , la disposition des boulons qui réunissent les marches deux à deux comme dans l'escalier droit. lig. a. Mous n'avons tracé qu'un seul boulon dans la projection verticale, fig. 10, pour ôvilcr la confusion qui serait résultée de la représenta t ion d'un plus grand nombre. Quand un escalier tournant a beaucoup de largeur, et que l'on craint que le scellement lies marches dans les parois île l.i L'âge ne suffise pas à leur stabilité, ou place, comme nous l'avons déjà dit au sujet des escaliers droits , plusieurs cours de boulons qui serrent les contours do l'escalier; dans ce cas, il est indispensable que les joints soient îles surfaces gauches normales à lu surface du dessous de l'escalier, pour que la pression entre les marches soit partout perpendiculaire aux joints. Les Gg. :<k t», 10 et 11 sont relatives à un escnlicr dont les marches en Ml seraient pleines. On peut faire des escaliers tournants sans apparence de limon, â marches creuses, en suivant la même construction que nous avons indiquée ridessus, page 283, sinon que le limon eutailié puur recevoir les marches et contremarches, doit être (racé et exécuté par parties de courbes rampantes, suivant Ici procédés que nous avons décrits pages 293 ut 297.
Les marches et contre-marches sont attachées comme nous l'avons dit, et lu boisage du dessous se fait également en planches ou eu ravalements de plalontiage. Quelques couslrucleurs d'escaliers réunissent les parties de ces sortes de limons par des traits de Jupiter; nous ferons remarquer que cet assemblage est a s set difficile ,i exécuter, et qu'il altère la solidité du limon en affaiblissant le bois. Nous préférons le joint tracé comme pour les limons ordinaires, consolidé par un ou ilcux boulous.
Nous pensons que l'on pourrait former de très-grandes parties de faux limons pour des escaliers de l'espèce qui nous occupe , en courbant des madriers suivant les hélices que doivent suivre leurs marches; il suffirait pour cela, après avoir équarri les madriers aux dimensions convenables, de les amollir suffisamment par l'action prolongée et une forte pression de la vapeur, et de les tourner ensuite à plat eu spirale de la pente voulue, sur un cylindre de la grosseur du vide ■ calier. Lorsque celle sorte de courbe rampante serait refroidie et w scellée sur son moule, elle en serait retirée cl entaillée pour rece» et contre marches. I Voyex le chapitre V.)
Un conçoit que eu procédé pourrait aièinc élrc appliqué aux limons ordiuairn pour les escaliers du moyenne dimension, pour lesquels les limons ont peu d'épais scur cl qu'il offrirait même le moyen de Taire (l'une seule pièce des courbes ni» pniitcsavcc les parties des limons droits entre lesquels elles servent d'intermeduirn
■iviRKS combirhisoss txsciams.
1° EncaHer* èht noyaux.
Nous avons réuni dans la planche Mi les plans de divers escaliers, atiUal puw faire connaître à nos lecteurs quelques-uns de ceux qui ont été exécutes, que pmr leur indiquer des combinaisons qu'ils peuvent choisir comme sujet* d'épurn H d'éludé.
Fig. 1. Escalier en tour ronde sur noyau cylindrique ; c'est une des plus ancira nés formes.
Fig. 2. Escalier en tour carrée avec noyau carré cl empâtement.
Prg. 6. Escalier sur noyau dans une cage octogonale.
Fig. 3. Escalier en cage oblongue sur deux noyaux. Cet escalier est du gène de celui dont nous avons donné un détail 6g. 13 et 14, pi. 119, sinon qo'nu lin d'un quartier tournant, de grands paliers réunissent les rampes droites.
Fig. 9. Escalier à deux noyaux dans lequel les marches sont tracées de façon que leurs largeurs sont égales sur la foulée elquc leurs directions sont tangente* i des arcs de cercle, afin que leurs assemblages dans les noyaux el les limons ïïtmI suivant une loi régulière.
Fig. 8. Escalier à quatre noyaux; dans un bout de la cage les rampes Mb aboutissent à des demi-paliers séparés par une rampe d'un très-petit nombre de inarches. Deux noyaux montent de fond en comble dans cette partie. Du cOiedi l'entrée de la cage les rampes s'appuient sur de grands paliers auxquels réponilrni deux poteaux qui ne montent que depuis le premier grand palier.
Fig. 13. Escalier à quatre noyaux et à trois rampes. La rampe it u milita J monte du palier a au palier 6 ; les deux rampes B, B, parallèles et égales, montai du palier b au palier a de l'étage supérieur ; les limons sont comme ceux de l'est»' .lier fig. 3.
Fig. 12. Escalier circulaire sur poteaux remplaçant les noyaux. Cet cscalifl monte depuis le point d répondant au sol, et aboutit au petit palier b qui don»t issue au graud palier a qui entoure l'escalier el communique aux diverses partie du bâtiment.
Fig. 33. Escalier sur quatre noyaux, daus une cage carrée cl avec Jeun paliers. L'entrée de la cage étant en a, l'escalier mon le de b va c, de r «'■ de i/en c, etc.