CHAPITRE XXXV. 3I.T
celte raison que nous n'en avons pas tracé un grand nombre, vu que leurs plans n'auraient eu, avec ceux que nous avons décrits ci-dessus, d'autres différences que la suppression des limons, et nous ne nous arrêterons qu'aui principaux cas.
Fig. 17. Escalier sans limon dans une cage circulaire.
Fig. 7. Petit escalier sans noyau, dans une tourelle répondant à an angle «le bâtiment.
Fig. 22. Escalier demi-circulaire, à trois rampes : la première aboutit à un palier sur lequel sont appuyées deux rampes montantes qui aboutissent toutes deux au même palier supérieur, dont la longueur est égale au diamètre en dehors duquel il est pris : ce palier peut être soutenu, pour la décoration, par de» pilastres ; il pourrait être cintré.
Fig. 24. Escalier sans limon, demi-circulaire : on commence â monter en a, et les marches, qui tendent toutes au centre, aboutissent â un grand palier a b égal en longueur au diamètre. Ce palier est supposé, pour la décoration, soutenu par des colonnes qui peuvent être supprimées si Ton donne à la solive palière une force suffisante, à moins qu'elle soit cintrée dans son plan.
Fig. 21. Escalier circulaire dont la rampe tournante diminue de largeur à mesure qu'elle s'élève : cette disposition peut s'exécuter avec un limon. Quelques constructeurs veulent que la surface des bouts des marches ou la surface du limon soient coniques; il me parait mieux que ces surfaces soient engendrées par une ligne verticale s'appuyant sur la spirale conique ou logarithmique, qui résulte de la pente uniforme et du rétrécissement de la rampe.
Fig. 16- Escalier à huit rampes qui forment deux escaliers doubles concentriques ; toutes les rampes partant des points a arrivent en montant aux paliers 6 après avoir passé par des paliers de repos o.
On peut aussi faire commencer à monter aux points a pour les rampes de r escalier intérieur , et du point <r* pour les rampes de l'autre escalier , de façon que celles-ci arrivent aux paliers opposés c après avoir passé sur les paliers de repos fc.
La figure 50 est un escalier sans limon dans une cage elliptique. Quoique les rayons de courbure d'une ellipse ne changent que peu à peu et suivant une loi fort régulière, pour peu que la différence des axes de l'ellipse soit un peu grande, si après avoir divisé la foulée en parties égales, pour fixer sur cette ligne la largeur des marches, on fait ces marches normales à l'ellipse , il en résulte que leurs bouts du côté du jour sont beaucoup trop étroits vers les extrémités du grand axe. Pour remédier à cet inconvénient, il faut diviser la courbe du jour en autant de parties égales que l'on a divisé la foulée, et les points de mêmes numéros sur les deux courbes déterminent les directions des marches.
4* EêOëUerë iêotèê.
On construit, pour des communications entre deux étages et dans lesquelles Use passe pu beaucoup de monde à la fois, de très-petits escaliers saut limons, etqn ne touchent à rien sinon sur le sol où il* sont établis et où commence leur matée, et sur le pianeher oà se trouve leur arrivée.
Nous en donnons deux exemples.
Vig. S7V petit escalier sans noyau et isolé. Il est construit eoit co marches pleiaa soit en marches creuses, comme nous l'avons précédemment exolûraé. et nrofléai des deux bouts. Lorsque la largeur des marches pleines,, et celte qp'oa peut doeuer à leurs joints, ne permettent pas remploi des boulons pour consolider ces joiatt, des bandes de fer incrustées dans la surface du dessous de l'escalier la parcoure* dans tout son développement en suivant le rampant de cette surface, et y sont fixées par de ferles vis à une distance uniforme des deux bouts des marches, et faine 4e mieux elles suppléent les boulons, et consolident tout l'assemblage, de quels* manière que les marches soient construites.
Lorsqu'on peut trouver des appuis contre des murs qui seraient rapprochés* l'escalier, comme ceux figurés en lignes ponctuées! •> «, on soutient lu rampe ev des scellements de fer en y et s; autrement lorsque l'escalier luit, ainsi que h figure le représente, une révolution entière, il est indispensable de le soutenir ev de petites colonnettes en fer coulé placées en dessous en #, y9 s, ou de le suspesdre au plancher supérieur par des tringles verticales en fer forgé établies asi mêmes points.
La figure 51 est la projection horizontale d'an petit escalier construit en limaçon sur noyau et sans limon. L'assemblage des marches dans le noyau est exécuté, comme nous l'avons décrit en parlant des escaliers anciens, page 280 ; quant asx extrémités des marches, elles sont profilées et jointes entre elles comme dans l'escalier précédent. Vu que l'escalier est porté sur un noyau il peut se passer de ssstien auxiliaire lorsqu'il n'est pas destiné à servir pour une communication tresactive , ou pour supporter le passage de poids très-pesants. Cependant pour pea qu'il y ait à craindre de violents efforts, il est utile de donuer de la force à la bande de fer du dessous des marches, et de la fixer solidement à ses extrémités ; l'on don de plus placer, à chaque quart de révolution , une forte équerre en fer doot ose branche s'étend horizontalement dans le joint de deux marches, tandis que l'août branche est incrustée verticalement dans la surface du noyau, et y est fixée par de* vis et par un boulon au moins.
J'ai vu le modèle d'un petit escalier en bois de la même forme, dans lequel chaque marche massive porte, du môme morceau, un tronçon cylindrique du noyau de même hauteur qu'elle. La portion de l'hélice du profil du dessous de ebaq* marche est raccordée avec la surface cylindrique du noyau par une sorte de surface gauche qui laisse à la marche toute son épaisseur près du noyau. Les mircses