CHAPITRE 1. Mi
Ces résultais sont inférieurs à ceux de H. Rondelet, c'est-à-dire que les bois éprouvés par M. Rcnnié présentaient une moindre résistance ; ils sont en mèmr temps fort différents, sous un autre rapport, puisque suivant 11. Rondelet le sapin est plus résistant à l'écrasement que le chêne, tandis que dans les expériences de M. Rennié c'est le contraire, la résistance du chêne l'emporte sur celle du sapin. Ces différences résultent probablement des circonstances des expériences que l'on n'a point fait connaître, et peut-cire aussi des différences entre les qualités des bois qui ont crû dans des climats cl dans des sols différents.
H. Rondelet a reconnu :
1° Que la résistance tic diminue pas sensiblement pour un prisme dont la hauteur ne dépasse pas sept à huit fois la largeur de sa base ;
8° Qu'une pièce de bois peut céder en pliant dès que sa hauteur est égale à dix fois la hauteur de sa base ;
5" Que dès que la hauteur est égale à seize fois la largeur de sa base, une pièce d.B boîs n'est plus susceptible d'aucune résistance.
H. Rondelet Tait remarquer qu'une pièce de bois diminue de force pour résister a un effort de compression dans le sens de ses fibres, dès qu'elle commence i plier; de sorte que la force moyenne du bois de chêne qui est de Aï livres par ligne superficielle pour un cube, est réduite à i livres pour une pièce durit la longueur est égale à soixante et douze fois la largeur de sa base.
Il résulte d'un .r.inil nombre d'expériences faites a ce sujet par l'aulcur de V .in de bâtir, que prenant pour unité de comparaison la force de résistance d'un cube dont la dimension est représentée par 1, on a la progression décroissante qui suit :
Pour un cube dont la hauteur est 1 la force est 1 ou "
Pour uue pièce dont la hauteur est là . . . . | g
fe3(i . . . . \ . £ 48 . . . ■ 1 ■ A «0 . . . .U . i, 7â . ... i', . ,'.
i voit qu'une pièce de bois de chenu qui porterait 424 kilogrammes par centimètre carre, si elle n'avait que Q'",03 de hauteur, porterait à peine 17 kilogrammes et demi par centimètre carré, si elle avait 2™, Ifi de hauteur.
Quoique ces expériences ne soient point complètes, elles suffisent pour tous les cas qui se présentent dans la pratique.
Dans une expérience faite eu IttâS par MM. Minard et Désunîtes, deux pièces de bois de chêne entées bout à bout par un joint formé par un seul adent et maintenu par des freltes, les fibres de l'adcnt ont été écrasées par un effort de 83© kilogrammes par centimètre carré, ce qui présenterait une, résistance plus forte que celle résultant des expériences de M. Rondelet; mais il faudrait être certain que
c, si elles éUieaL
les fibres n'ont pas commencé à céder sous une résistance moindre.
Mhu celle pression, parvenues à leur maximum de refoulement, et enfin quelle
Ifilieo les frellcs ont nu avoir à l'égard de l'effet produit.
Suivant SI. Gauthey la pression exercée contre le bois île chêne, dans le tem de la longueur de ses fibres, peut être évaluée à iiOO kilogrammes par centimes carré, et au tiers seulement pour le bois de sapin, ce qui est encore fort luflrmu des évaluations de M. Rondelet ; néanmoins SI. Gauthey établit que la pression a: doil pas dépasser 200 kilogrammes, lorsque la surface sur laquelle clic est exenà est perpendiculaire aux fibres du bois, pour qu'il ne se manifeste aucune empreinte de refoulement ; et encore dans celte évaluation on suppose que le boit est bien sec, qu'il est sain et que l'eau ne séjourne pas entre les surfaces du nu-
lacl où la pression est opérée, parce qu'elle les ramollit- On doit ajouter qu'il faut supposer encore qu'aucune vibration, aucun éhr»
lemcnl ou hîemcnt ne favorisent l'action de la pression sur les libres et sur l«r
refoulement.
Ces causes sont ordinairement celles des dégradations des charpentes, et nnUo-
ment de celles des ponts.
On voit par ce qui précède qu'on est dans l'usage de regarder la résuttner
comme étant proportionnelle à l'aire ou surface sur laquelle la pression a lu*.
H, Gauthey remarque qu'on ne peut douter que pour le bois comme p*
la pierre cette résistance n'augmente dans un plus grand rapport que l'aire;!»**
on manque d'expériences pour établir la loi de celte augmentation.
3* Rètiatance à la pression perpendiculaire à ta direction îles fibnt.
Suivant M. Gaulliey, lorsqu'un effort est exerce contre la surface d'une ptot de bois de cliéne qui est parallèle à ses fibres, si l'on veut que dans le cortUd H fibres de celle surface ne cèdent pas à la pression qui leur est perpen dieu lui* ■ celle pression ne doit pas dépasser 1G0 kilogrammes par centimètre carré A' ■ surface pressée, et encore est-ce dans la supposition d'un bois de b et que l'eau ne séjourne pas dans les joints.
D'après M. Tredgold on ne doit faire supporter au bois qu'un effort sur une surface qui est parallèle à la direction des fibres et qui se trouve de ces mêmes fibres : la pression perpendiculaire ne doit être par pouce carré que de
1400 livres avoir du poids, pour le chêne { 108" par centimètres
1000 pour le sapin (78. . ,\i.
ces deux espèces de bois étant d'ailleurs , comme précédemment , tl qualité. .
M. Tredgold a trouvé, pour le bois de chêne, une résistance moindre que
qualil