‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 38 sur 297 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

inur mndc par une guitare aussi eu tour ronde qui abrile nu balcon. La f heu d'encorbellement du dessous delà guitare est une portion du surlace annulaire engendrée par le profil tracé à droite, tournant autour de l'axe de la limr, l.cs courbes qui dessinent le dessous de la frise dans la projection verticale sont obtenues par un système de plans qui coupent la surface cylindrique verticale de la frise suivant des lignes droites, et la surface annulaire de l'encorbellement suivant sou profil générateur ; ainsi le poinL m' de la projection horizontale est dans la verticale m m' de la projection verticale. Cette verticale, rapportée sur le prolil. tu m" m' distante de la verticale, aie de la tour, de la quantité c w, coupe en m", le pi util générateur de la surface annulaire. L'buriiontalc m" m donne, sut la verticale i» in', le point ni de la courbe.

Nous u'avons pas projeté verticalement les liens guitares qui auraient complique sans utilité la projection verticale. Leurs arêtes sont confondues dans le cintre de U baie b a il; elles ont pour projeetion horizontale les courbes b' o' a', <F u' o', qui sont les intersections de la surlace de la baie avec la surface annulaire.

Nous avons couvert celle guitare par une moitié de toit à cinq épis du genre de (-•lui figuré, pi. 76 sous le n° 1 (p. 67), appliqué i la tour romle, de telle sorte que le faîtage, posé contre le parement cylindrique de la luur. et unissant les poinçons I, S, 1, esl horizontal et cintré suivant la courbure de ce parement. Les pans 1 -t-i sont des surfaces gauches qui ont chacune pour directrices la courbe horizontale du fallage 1-3, cl la courbe arétière 1-4 égale et syroélrique à la courbe arélière i :. de la croupe de face, et dont la génératrice esl une droite qui se meul en demeurant parallèle à la ligne de noue 2-1.

Les trompes en charpente sont des imitations de celles en pierre ; elles ont pour objet , wmme celles-ci , de soutenir les saillies que des appendices de bâtiments font sur leurs façades principales et sur les lignes de leurs plans.

Leur nom leur vient de la ressemblance de quelques unes avec la Tonne du pavillon d'une trompe de chasse on d'une coquille.

1* Trompe «ou» une tour romle.

s simple esl celle dite cylindrique, et que quelques ci r tour ronde (1).

La projection horizontale delà tour roode est un arc de cercle; sa saillie ne doit pas être plus grande que les deux tiers de ce rayon ; ainsi & <r*, fig. 28, est les deux tiers de & •'• La projection verticale de l'arête de la Tousaure ou trompe sar le parement de la tour, est un demi-cercle b a d dont le centre c est sur la naissance b d de la voussure. Cette arête de la voussure est une ligne à double courbure qui est l'intersection de la surface du parement de la tour arec la surface cylindrique dont Taxe horizontal est projeté sur le plan vertical en c, et qui a pour base le demi cercle bad.

La surface de la voussure est cylindrique ; elle est engendrée par une droite horizontale parallèle à la naissance projetée en b d et b* if, et qui est dans le plia du parement extérieur du pan de bois sur lequel la tour est en saillie. Son profil ou coupe par un plan vertical qui a pour trace la ligne a a? sur les deux plans de projection , est couché i droite fig. 21 , en tournant autour d'une ligne verticale.

Lorque les bois de charpente doivent rester apparents, les pièces de rewtptagt sont établies suivant des rayons dans les directions qu'on donne aux plans de joints lorsque celte voussure est en pierre. Les courbes qui sont les projections borizoataies des arêtes de ces rayons sont obtenues en renvoyant les points de la projection verticale sur les projections horizontales des génératrices de la voussure dans lesquelles ils se trouvent. Ainsi le point m est en projection horizontale en m' sar la ligne n' *', projection de la génératrice nn sur laquelle il se trouve.

L'arête de la trompe en voussure est formée par la sablière B D de la tour , et par deux aisseliers E F qui s'assemblent dans celte sablière contre deux abools laissés eu dessous et en soutiennent la saillie. Ils s'appuient sur deux repos en embrévemeuts horizontaux ménagés dans les poteaux B F, D F au moyen d'élégisseroenls sur deux de leurs faces. Nous avons marqué , dans les projections, tonte les occupations des pièces.

La ûg. 24 représente les courbes ou gabarits te, t&,t e", qui appartiennent au rayons c, e7, e", a, qui sont assemblés d'un bout dans le cintre o d, de l'antre dans la pièce t nommée trompillon. Les courbes c g, c g', c g", sont les gabarits de leurs faces internes.

Sur la gauche des Gg. 20 et 22, nous avons tracé les pièces de remplace, conte nues dans les faces verticales, ainsi qu'elles sont établies lorsque la surface de la voussure est revêtue d'un lattis avec enduit en plâtre, comme on en fait sur les pans de bois. Nous avons indiqué leurs occupations sur la pièce du cintre, ligure 21.

2* Trompe sur l'angle.

Les fig. 23, 25 et 26 se rapportent à une trompe sur l'angle d'un bâtiment; badesi le plan de l'angle d'un bâtiment formé par les pans de bois de ses étages.

aiAi'inu: .wii. m

*i' h est un pan coupé au rei-de-chaussée seulement, l.a (rompe a pour olijct de raccorder ce pan coupé avec l'a rôle verticale formée par ta rencontre îles parements de» deut pans de bois, el projetée en a. Les autres lignes de la même ligure foi ment la projection veriieali; de la trompe . sur le plan vertical qui produit le pan

OMipC.

La lig. 2(1 est une projection verticale sur le parement d'un des pans de bois formant façade du balimcnt.silr celui qui a pour trace horizontale la ligne a d.

L'autre façade csl projetée, sur celle ligure, sur la ligne a' n'

L'arête de la Iroinpe sur chaque façade csl un arc de cercle a' n, décnl d'un centre ;/, lig. 2, choisi sur le plan horizontal île la naissance , avec la condition de faire passer l'arc de cercle par le point a'. Dans la projection verticale, lig. 28, les deux arcs de cercle ont pour projection les Jeux arcs d'ellipse n" n', n"' a'.

l.a surface de la trompe est cylindrique ; elle csl formée par une droite horitonlale parallèle à n' n qui s'appuie sur les deux arcs de cercle des façades.

Les sablières a' b, a' d de l'étage immédiatement au-dessus de la trompe soutiennent le poteau eornieri de l'angle du bàlimcul, et elles sont elles-mêmes soute nues par les liens cintrés p q qui s'y assemblent par leurs extrémités supérieure* pendant qu'ils s'appuient sur les repos inén agr'-s dans les poteaux verticaux r, ».

l:n chevron notre u s'assemble de même dans un coyer el dans le poteau o repondant au milieu du pan coupé. Des emparions r, r, qui s'appuient aux cintres de la trompe cl qui s'assemblent dans la sablière du pan coupé forment le remplace «le cette trompe.

5° Trompe conique.

l'mjr donner une idée des trompes coniques cl de l'un de leurs emplois, nous avons composé un petit pavillon en charpente, fig, 11 et U, pi. 80, supporté en saillie sur l'angle d'un bâtiment en pans de bois.

a, poteau tonner du bâtiment montant <l« fond jusqu'au niveau des sablières b de l'étage au niveau duquel ce pavillon est établi.

c, consoles assemblées dans le poteau cornicr el dans les prolongements des traverses des pans de bois du bâtiment. lieux de ces consoles soûl comprises dans les pans de bois sur lesquels elles forment une saillie de la moitié de leur épaisseur; elles supportent les quatre sablières ( o des naissances des trois trompes coniques. tlluqoe surface couique a son sommet en ( daiu un des angles o ( o. Les bases de ces surfaces cliniques sont des quarts de cercle sur chaque face du pelit pavillon ; ces bases n'uni île développement que les ares * r, cl comme les laçades du petit pavillon font des angles égaux avec les diagonales i s de son plan, ces bases circulaires, quoique dans des plans différents, appartiennent deux à deux à la même * ut-fa ce conique.

lin petit cintre , formant Irompillon , s'appuie sur 1rs sablières, et reçoit les assrmhiig s des chevrons de chaque trompe conique. I es chevrons el les irompil-

Ions sont poncioés dans la projection horizooUle ; ils ne sont point apparents dam la projection verticale, ni les empanons qui reçoivent les revêtements en planches formant les surfaces intérieures des trompes.

L'on voit que les trompes soutiennent les sablières du petit pavillon i la hauteur de son plancher et ses poteaux corniers, ainsi que les pans de bois de ses façades principales et des deux demi-façades en retour sur les façades du bâtiment principal. Nous avons supposé toute cette construction décorée de sculptures sur bois, comme elles étaient d'usage an moyen âge.

Le balcon de la figure 1 de la même planche est soutenu par une trompe en culde-lampe , la surface de ce col-de-lampe est engendrée par le quart de cercle 0 « tournant autour de l'aie vertical projeté sur le point s, ûg. 3.

Nous n'étendrons pas plus longuement la description des trompes et voussures en bois. Nous nous bornerons à faire remarquer qu'il n'y a aucune construetioo en pierre qui ne puisse être imitée , dans ces formes apparentes , par des constructions en charpente , qu'on peut revêtir en bois ou en lattis avec des enduits de maçonnerie.

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