TBAITÈ DE LA CHARPE3TEME. T. H
Ili TRAITÉ DE L'ART DE LA CllARPENTERIK.
avènement, vers 1334, le pape Renoll Ml Ht renouveler entièrement la charpente, du loît de Saint-Pierre. Les buis se 'routèrent si bien conservés qu'ils purent cire employés à la construction du loît du palais de Farnésc. En démontant cette ancienne charpente , on trouva une poutre immense et d'une grosseur surprenante; elle était tout enveloppée de cordages à cause de son extrême rétesté. L'on découvrit sur cette poutre une inscription en lettres gravées dont le sens était : Cette poutre est une de cette» du toit que fit poser le bon Constantin (II. Ainsi l'on put regarder celte ferme comme un des types des toits antiques.!» pentes du toit qu'elle supportait s'a ce» rd ai eut avec celles en usage pour les Trônions antiques.
Chaque Terme était composée de deux tirants jumeaux , de deux arbalétriers egilement jumeaux , de deux e titrai ts jumeaux compris entre les arbalétriers sans » cire assemblés . n'y étant retenus que par une grosse cheville traversant les dctii arbalétriers, et enfin d'une aiguille ou poinçon retenu aux arbalétriers par une grosse cheville, et à l'entrait également par une grosse cheville, cl soutenue sut le tirant par une autre grosse cheville en forme de clef.
Celte charpente n'avait aucune ferrure , et celles qui sont représentées sur la fig. 1 sont copiées d'après Rondelet. Elles n'ont probablement été ajoutées que lors du renouvellement dont nous venons de parler. Chaque tirant clail d'une seoir pièce, eL probablement encore, ce n'est que lors de ce renouvellement qu'on les i entés a traits de Jupiter et garnis île ferrures.
2° Saint- Paul horstlei-Murs (2).
Les 6g. 1 , Sel ■■ de la pi. 83 représentent les fermes du comble de la basilique de Saint-Paul hors-des-Murs à Rome. Les deux premières sont remarquables en ce qu'elles sont doubles . et que l'aiguille qui soutient le tirant se trouve elle-même soutenue par deux systèmes égaux accouplés au moyen de clefs carrées en bois.
La deuxième a plus de force que la première , parce que les bois sont plus fort'. et que les poinçons ajoutés à chaque ferme partielle , et qui reçoivent les assemblages des sous-arbalétriers , attachent plus solidement l'aiguille intermédiaire qui soutient te tirant.
La ferme de la figure 1 est une des plus anciennes de ce comble en bois de sapin; c'est une de celles qui furent renouvelées en 816 sous le pontificat de Léon III-
La ferme de la fig. il répond au sanctuaire ; elle est du nombre de celles qui forent renouvelées sous Sixte-Quint (de 1S8S à 1389).
Les bois de toutes ces fermes sont équarris a vive arétc. Les assemblages sont i entailles en embrévemenls sans tenons ni mortaises.