‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 6 sur 297 · CHAPITRE XVI. M · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. M

rencontre à bout dans le plan de l'arêtier, leur coupe par ce plan et les entailles à faire dans les arêtiers pour recevoir leurs extrémités.

J.c plan qui passe par l'axe d'une panne, et qui est perpendiculaire à sa lace externe, passe aussi par l'axe de la surrace cylindrique, qui est celui du comble ; sa (race verticale pour la panne /' est la Ligne P c: les faces latérales de cette panne sont parallèles à ce plan. En rapportant par une horizontale le point P en fi, fig. 9, sur la projection verticale de la courbe de l'arête creuse interne de l'arêtier, ou a en p c' la trace du même plan sur cette projection. Les faces latérales de la panne auront par conséquent leur» traces parallèles à celle de ce plan, et passant par les points 27-28 déterminés par la rencontre des arêtes externes de la panne avec la courbe 3' n, les rencontres de ces mêmes traces avec les arêtes internes <!r la panne déterminent la trace 29-30 de la face interne, de façon que le rectangle 27-28-29-30 est la coupe de la panne par le plan de l'arêtier; l'exactitude ■le l'opération est vérifiée en prolongeant la trace 29-30 de la face interne de la panne jusqu'au point 31' sur la ligne qui marque la face supérieure du tirant ; le point 31', ainsi déterminé, doit être à la même distance du pointe' que le point 31", fig. 1, >e trouve Être du point C; ce point 31'' est déterminé par la trace de la face interne de la panne, sur le plan horizontal des sablières, la ligne 29-30 étant la trace de celte même face sur le plan vertical. Les rencontres des arêtes horizontales ■le la panne projetées sur le plan vertical d'arêtier, fig. 2, avec la courbe 3" «■ déterminent les points 28', 27', par lesquels passent les traces des faces latérales des chevrons arêtiers sur les faces latérales de la panne ; les traces 27'-3uv, 28'-29' parallèles aux lignes 27-30, 28-29, déterminent les formes de l'entaille à faire de chaque côté du chevron arêtier pour le logement des bouts des pannes. Cette entaille est, pour chaque panne, un prisme courbe triangulaire, dont les bases sont le triangle 27-27' -27'' et le triangle 28-28'-28".

Le tasseau T qui soutient les pannes ne présente aucune difficulté ; il est Irailé absolument de la même manière que celui qui soutient les pannes dans le cas des combles è surfaces planes, il est même plus simple en ce que la panne de croupe étant égale à celle de long pan, les deux côtes du tasseau sont égaux, il est creusé en gouttière régulière pour recevoir les faces inférieures des deux pannes qui se joignent dans le plan vertical de l'arêtier.

One cale A* repose sur le tasseau comme dans la ferme de long pan, et se trouve interposée entre les pannes et la jambe de force sur laquelle elle est posée ;'i plat joint. Cette cale est de même épaisseur que la jambe de force, et elle est déjouléc de chaque coté pour s'appliquer contre la panne de long panel la panne de croupe. de façon qu'elle présente une arête saillante comme un arbalétrier d'arêtier.

La lig. 3 est une projection horizontale du bout du tirant sur lequel se trouve marqué le pas avec mortaise pour recevoir le chevron d'arêtier qui a été projeté lerticalemenl dans la lig. 2 ; la correspondance de la fig. 3 avec la fig. 2 csl marquée par des lignes ponctuées.

Cette même ûg. 5 présente la projection horiionlale do tasseau T, dans la supposition que le chevron d'arêtier est enlevé.

On voit dans cette projection du tasseau son tenon d'assemblage avec le chevron; le bout de ce tenon est coupé à l'affleurement des surfaces cylindriques qui forment l'arête : il présente lui-même une arête qui est comprise dans celle du chevron d'arêtier. Ce tasseau est , du. reste , assemblé par un erobrévement plan dans la surface cylindrique interne du chevron , qui n'est creusée que par les entailles indispensables pour recevoir les bouts des pannes.

La faee du dessus du tenon est dans le prolongement de rareté creuse do tasseau ; les bords antérieurs de cette arête creuse s'ajustent sur ceux des entailles faites dans le chevron , pour servir de logement aux bouts des pannes, tandis que les bords de l'autre bout joignent la face supérieure de la jambe de force, <Jans laquelle le tasseau s'assemble à tenon et mortaise.

Dans celte même projection , fig. 5 , la jambe de force est supposée coupée par un plan horizontal à la hauteur de l'arête 28-52, fig. 2, la plus élevée de la panne, ce qui donne pour section , fig. 3, le rectangle 52-55-54-35.

La cale K se trouve également projetée avec l'arête 29-30 qu'elle forme sous la réunion des deux bouts des pannes.

La fig. 4 est une projection du chevron d'arêtier sur un plan perpendiculaire au plan d'arêlier, ayant pour trace sur ce plan la ligne d' h, convenablement choisie pour mettre en évidence , après le rabattement autour de cette ligne sur le même plan de projection verticale de l'arêtier, la face interne du chevron , oô l'on voit, en d' d d*, l'a bout et le tenon de ce chevron pour son assemblage sur le coyer; en T, l'embrévement et la mortaise du tasseau ; en \P, la double entaille, qui est le logement des bouts réunis des deux pannes du premier cours , qui se joignent en about à plat joint dans le plan vertical d'arêtier.

Plus haut, en E , se trouve la mortaise qui doit recevoir le tenon du bout do coyer iV, et enfin au-dessus en /*, la double entaille où doivent se loger les bouts des pannes du second cours P".

La projection du chevron n'est pas étendue au delà de h, parce que sa courbure rendrait les détails confus. Cette projection du chevron d'arêtier n'est point nécessaire pour le tracé ni pour la coupe; mais nous l'avons figurée, ainsi que la suivante ,. pour faciliter l'étude des formes des assemblages et entailles que reçoit ce chevron.

La fig. 5 est une projection horizontale du coyer-entrait N, vu par sa (ace supérieure. Ce coyer est terminé du côté du chevron par le tenon Ey qui s'assemble dans Ja mortaise du chevron. La double entaille N qui supporte les bouts des deoi pannes du deuxième cours , est figurée , ainsi que les petites entailles triangulaires o o, faites sur l'extrémité de l'arbalétrier L. Ces petites entailles sont faites par les prolongements des faces internes des pannes , pour que le bout de l'arbalétrier ne s'étende pas au delà. On a ponctué en U l'assemblage à tenon et mortaise

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