CHAPITRE XXXI. SU
dans une pièce prête I se rompre, est plus rapproché de la surface inférieure que de la surface supérieure.
Celle disposition est une véritable armature ; elle est appliquée , par M. Laves , a la construction des planchers, des combles cl des ponts. Lorsque réenrlemeul des points d'appui est trop considérable pour qu'une seule pièce suffise . H. Laves ■ ■ r » assemble deux bout a bout après les avoir refendues.
La ligure 12 csl une application, faite par M. Laves , à une ferme d'un comble dans la supposition où sa portée est trop grande pour qu'une seule pièce suffise pour former l'entrait armé qui doit porter te puids de la toiture.
Dans la figure 13, M. Laves a appliqué ses armatures aux arhalctriers de la ferme d'un comble; lesétrésillons sont remplacés par les pannes de la touvnrlurc. qui traversent l'espace entre les travons, ce qui n'empêche1 pas qu'elles supportent , comme dans les autres combles, les chevrons qui affleurent sur chaque pan la partie convexe des arbalétriers.
L'entrait qui, dans celle ferme, est supporté par les poutres ordinaires d'un plancher, est une pièce droite à laquelle on ne donne que l'éqiiarrissage nécessaire pour qu'elle résiste à la poussée du toil.
La ligure 10 est une des fermes du comble du manège de M. lirùucvald . à Hanovre, construit par M. Laves. Ce manège a SO picite du Rhin (1Sn,693) du largeur et 1IC (36"\407J de longueur dans œuvre.
Vu la grande portée de celle charpenlc . l'cnlrail armé de chaque ferme WttMl posé de deux pièces. Les travons supérieurs sont entés Iwut à bout par simple-. entailles. Les travons inférieurs sont réunis par l'intermédiaire d'une moise longitudinale assemblée avec les deux travons par endenls et boulonnée. Les étrésillons sont remplacés par des moïses verticales ; Tune d'elles sert de poinçon pour supporter le faîtage , deux autres soutiennent les pannes.
(Mus le cas où l'on n'aurait point de bois assez épais pour être fendus en travons. M. Laves propose de remplacer, à chaque extrémité, la partie que la scie de refend ne doit pas atteindre , par un assemblage à endenls avec clefs cl liens en fer, représenté fig. 14.
M. Laves a appliqué son système à des poteaux verticaux , el . dans ce cas , si le poteau vertical a, ug. 15, est équarri comme le montre sa coupe horizontale c, il est refendu en quatre parties par des Iraîts île scie qui se croisent au cesur, un élai en croix ftesl placé entre les quatre travons, retenus d'ailleurs par une fret te carrée.
Si le poteau est cylindrique , on peul le refendre seulement en trois travons; celle disposition est représentée en a', b', c'. même ligure.
H. Laves a appliqué ce moyen à la construction d'échafaudages el d'1 d'ane grande longueur el d'une légèreté remarquable.
H. Laves a fait plusieurs expériences qui prouvent que In roîdc disposées suivant son système , l'einporle de beaucoup sur ici même équarrissage dans leur état naturel.
Ml TRAITÉ DE L'ART DE LA CHARPENTERIE.
Quatre pièces de bois de sapin de 40 pieds de longueur et de il pouces et demi d'épaisseur sur 7 et demi de largeur, ont été mises par lui cri expériences coroparaiives, une seule dans sou étal naturel, les autres disposées suivant sa cm- ■ ihode.
Dans ces dernières , l'écartcmeiit des travons était ;
Dans la première , de moitié de l'épaisseur de la pièce ; Dans la deuxième , égal à son épaisseur ; Dans la troisième , une l'ois et demie son épaisseur. Le Iravon supérieur ayant 8 pouces un quart, le travon inférieur seulement \ pouces, les épaisseurs de ces travons se trouvent dans le rapport de 31 à 16-
Les quatre pièces ont été chargées successivement par accroisse me ut de 100 li' très jusqu'à 1700 livres.
Leurs abaissements ont été observés comme il suit : La poutre non refendue s'est abaissée ,
Dans son milieu de S poitccs cl demi.
La première poutre refendue s'est abaissée de. 5 pouces cl demi.
La deuxième de 2 pouces et demi.
La troisième de 1 pouce et demi.
Ainsi , l'on voit que, sous la même charge, le fléchissement a été bien main? grand dans les poutres refendues , cl d'autant moins grand , que l'ccarlcmeni des travons t'élaitdavanlagc.
11. Laves rapporte une autre eipérience. Une poutre de SI pieds 8 pouces de l-ortée , non refendue , cl d'une seule pièce , a fléchi
de 1 pouce et demi , sous un poids de 150 livres, de 9 pouces cl demi , sous un poids de 300 livres , de 4 pouces trois quarts, sous un poids de liOO livres, tandis qu'une poutre refendue , de la même portée, mais en deux pièces assembler comme dans fig. 10 el 12, n'a fléclii que des mêmes quantités,
De 1 pouce et demi , sous une charge de 1200 livres. De 2 pouces eldemi, sous une charge de 1776 livres. II. Kestncr l'étant rendu à Paris pour présenter le système de M. Laves au gouvernement, deux habiles charpentiers, Ï1H. Lasnierct Albouy, se sont déterra \m à faire , chacun pour son propre compte , une expérience. M. Euiaiery, inspecteur général des ponts cl chaussées , el M. liiet , architecte inspecteur des bâti menu civils, furent charges , par leurs ministères respectifs, d'assister à ces expérience*, auxquelles j'assistai aussi ; elles eurent lieu le 10 février 1840.
M. Albouy avait prépare deux pièces de bois , lirées d'un même sapin refendu en deux. Chaque pièce avait 13m,64 de longueur, £0 centimètre* d'épaisseur liun- 10 n la le sur 28 d'épaisseur verticale.
La portée de chacune, entre ses points d'appui , était de 15 mètres.
Le Irait de scie, aussi mince que possible. s'étriidaii sur une longueur de 13 uk-