‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 9 sur 297 · III · texte numérisé non relu

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COMBLES III I1PÊBIALK ET B!» BEBCSAU IRTÈfilBUBEMERT.

Nous offrons à la méditation des ouvriers l'épure de la planche 62, qui présente en même temps une croupe et un épi de noue ; les formes de la ferme principale présentant, en même temps aussi, à l'extérieur une impériale et à l'intérieur un berceau ; ce qui est comme la réunion des deux épures précédentes. Et quoique les combles en impériale ne soient guère d'usage aujourd'hui , il m'a paru utile de reproduire cette forme dans quelques planches où elle présente des combinaisons qui donnent lieu à des construclions graphiques dont l'étude est utile.

La fig. 6 est la projection horizontale sur une petite échelle d'un pavillon à cinq épis, formé de quatre combles en impériale à l'extérieur, qui produisent quatre noues se réunissant sur le poinçon central. Ces quatre combles sont terminés par quatre croupes, avec leurs huit arêtiers également en impériale ; tandis que l'intérieur est formé de deux berceaux dont la rencontre, après le revêtement, soit en planches, soit en lattis avec enduit en plâtre , forme au milieu du pavillon une voûte d'arête, et dans les extrémités sous les croupes des voûtes en arcs de cloître.

La ligne A B D E G H, fig. 1, sur la projection horizontale ou partie du plan en grand du pavillon , est la ligne d'about des chevrons de la surface extérieure du toit. Elle répond à la ligne a b d e g h de la lig,6;/fi'f)'£'G' H' est la ligne d'about des chevrons de la surface intérieure.

P est le poinçon ou épi de croupe; Q est le poinçon central ou épi des noues ; l'un et l'autre sont eu projection horizontale.

La ligure 2 est le profil d'une ferme principale, formant impériale et berceau.

Les sablières >V et S' forment intérieurement et extérieurement plinthes en sail-

lie sur les mars. Les surface» extérieures , qpmme celles intérieures du comble , sont aplomb des parements des murs.

Tontes les parties courbes de la ferme principale étant tracées tu moyen d'arcs de cercles, les rencontres des surfaces des combles, tant extérieures qu'intérieures, soit par les plans d'arêtiers, soit par les plans de noues , sont tracées par des arcs d'ellipses , et même les fermes de croupes sont aussi tracées par des arcs d'ellipses, ru que la portée de la ferme de croupe est plus petite que la demi-portée de la ferme principale ou de long pan.

La ûg. 5 est la ferme de croupe projetée sur le plan vertical , qui a pour trace horizontale la ligne P L. Cette projection est reportée en p i à gauche et couchée sur le plan de l'épure. La ferme s'appuie au faîtage F, soutenu par un aisselier J assemblé dans le poinçon P.

La fig. 4 est la projection verticale de la ferme d'arêtier, sur le plan vertical qui a pour trace la ligne d'arêtier P E, reportée de p en e sur la ligne A h, et couchée sur l'épure. Le chevron d'impériale présente un véritable arêtier, avec arête saillante ; les courbes de l'intérieur sont en arêtes creuses.

La fig. 5 est la projection verticale de la ferme de noue sur le plan vertical qui a pour trace la ligne de noue Q B ou Q G.

Le chevron en impériale est une véritable noue; les courbes intérieures présentent, au contraire, une arête saillante.

Les raccordements des arcs de cercles au moyen desquels l'impériale est tracée dans la ferme principale, sont en m ; il sont sur des normales communes et ont des tangentes communes.

Les raccordements des ellipses ont lieu dans les points m', m", m"', fig. 3, 4, 5, qui sont aux mêmes niveaux ; les deux arcs d'ellipses, dans chaque ferme, ont une tangente et une normale communes.

x y étant la trace du plan tangent commun aux parties cylindriques à bases d'arcs de cercles de l'impériale, les traces de ce plan s** y, x" y", x"9 /•'", sur les plans de noue, d'arêtier et de croupe, sont les tangentes communes aux arcs d'ellipses ; les points m, m', m"> mt"> sont à même hauteur au-dessus du plan non* lontal des sablières ; les points x, af,x", x'", sont également à même hauteur; les points y,y,y"9y"'9 sont aussi à même hauteur. Cette remarque fournit un moyen de vérification de l'exactitude des divers tracés.

l^es courbes elliptiques peuvent être tracées comme nous l'avons remarqué , page 15, par points déduits de l'épure ou par des constructions dépendantes des propriétés géométriques de ces courbes, qui n'exigent que la détermination des axes d'après l'épure.

Toutes les ellipses qui appartiennent aux parties en impériale, ont leurs demiaxes verticaux, égaux au rayon des cercles qui entrent dans le tracé de l'impériale de la ferme principale, et ces demi-axes sont compris dans les plans verticaux qui contiennent les centres des arcs de cercles ; les centres des ellipses sont dans les

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