CHAPITRE XXX1L
L'usage de sonner les cloches en les frappant de leurs battants, sans les mettre en branle, peut dispenser de l'usage des beffrois en charpente; mais comme on croit que, par ce mode, le son des cloches est moins éclatant et qu'il se propage moins loin, les beffrois seront probablement longtemps encore en usage.
La figure 2 de la planche 115 représente le plan d'un clocher carré, en charpente, dans l'intérieur duquel un beffroi est établi pour quatre cloches. La figure 1 est une coupe et projection verticale suivant la ligne a b du plan, et la figure 19 une coupe suivant la ligne c d.
Ce beffroi est composé de six poteaux ou montants, tant soit peu inclinés e, qui soutiennent les sommiers m, n sur lesquels sont les.chantîgnolles o portant les paliers dans lesquels tournent les tourillons des moutons (1). Les sommiers m sont soutenus, chacun dans son milieu, par un poteau p; des écharpes et des croix de Saint-André consolident cette combinaison. L'on a soin de placer les cloches du même calibre du même côté, et d'établir les axes des moutons dans le même sens, afin que la vibration et le hicment résultant de la mise en branle et en volée des cloches, aient lieu dans le même sens, pour que l'on n'ait à opposer à ce mouvement que des écharpes ou des croix également établies dans le même sens. Les sommiers doivent être assez écartés pour que les cloches, en faisant un tour entier sur les axes de leurs moutons, elles ne se rencontrent point.
Les charpentiers de machines donnent le même nom de beffroi à la charpente indépendante de la bâtisse des moulins, et qui est destinée à supporter les parties servant directement à la mouture.
i'i) On donne le nom de moutons aux pièces de bois auxquelles les cloches sont fixées. Nous en comprenons un détail dans te chapitre L.