CHAPITRE XI
ks angles égaux en sens invenes avec les mu»; celles marquées a li foul scellées iwr un bout dans le mur m , sont assemblées par l'autre bout dans les solives», qui sont sci^llées par un Iwut dans le mur oppose n, et assemblées de l'aulrcbouldans les solives a. Vu In petitesse de l'angle que les feulives a et o font entre elles, leurs assemblages sont fort longs , et les mortaises les aflaibli raient trop si on leur donnait la profondeur ordinaire des deux tiers de l'épaisseur des buis ; ou ne donne à la profondeur des inorlatses et à la longueur des tenons que te tiers de la largeur horizontale des solives. Cette réduction de la dimension des tenons et inorlaises ne permet pas de les cheviller ; mais elle est compensée par la longueur des luemblages dont on consolide la tenue en joint par deux petits boulons V, X, à chacun.
On met les boulons à mesure qu'une solive est pos^, vu qu'on ne pourrait plus les plaL'er si toutes les solives étaient assemblées.
On pourrait remplacer les boulons par des tampons chassés entre les solives , sur les mêmes alignements que les boulons , et tenus par des clous lardés de biais ; mais les boulons sont prérérables.
La fig. 3, pi, 3â, représente, en projection horizontale, des planchers dont les solives parallèles portent, au moins d'mi bout, sur des poutres.
En F, les solives a sont portées par un bout dans le pan do bois vertical M S, qui (orme l'extrémité ou le pignon d'ua bitiment^ de l'autre bout
91 sont portées piir une poutre b, qui trouve ses appuis dans les pans de
\S M (^, y Jt ; les solives c portent d'un bout sur celte même poutre ft; do l'autre bout elles sont scellées dans le mur de refend Q R,
Lorsqu'une poutre doit être portée, comme celle b, par des pans de bois, ses occupatiûni ou chambrée» dans les pans de bois sont comme celles des solives entre les chapeaux et les sablières qui répondent à son niveau; ce qui oblige à ne pas placer au méuie niveau les chapeauiet les sablières des pans de buis qui se joignent, lorsque h-s planchers aont soutenus n partie par des poutres, à moins qu'on puisse comprendre l'épitissenr des solives dans celle des poutres.
Les poutres doivent être portées dans les pans de bois par des poteaux de fort équarrissage, arc-boutés par des guettes et des décharges.
Pour assurer aux pans de charpente des planchers d'une bâtisse en bois la même invariabilité qu'aux autres pans de bois, invariabilité qui est nécessaire pour la parf^iite solidité de l'éditicc, on établit dmis les angles des planchers des goussets g, g, assemblés d'un bout dans les souasablièrcse, et de l'autre bout dans les solives a', boulonnées aux potei
Le remplissage des angles da plancher , correspondant aax gooiseU, k îà an moyen de solîfeaox empanons dy qoi portent d*Qn boni fiir les sibKim do pan de bois Jlf iV, ou sur la poutre by et qoi sont assemblés de rnht boot dans les goussets.
La fig. 15 est une coupe supposée faite, par on plan Teitieal, dan k plancher F sur la poutre b suivant la ligne r a do plan. Les solites • ctc portent au-dessus de la poutre b.
En G, même fig. S , les soli?es do plancher sont établies par Inwte (I); celles ^de la première travée sont scellées d'un bout dans le mor QR,k Faotre bout elles sont portées dans des entailles, par la poatre i. Lessoli» h de la seconde travée sont portées d*on bout dans les entailles de la ote pootre t, et de Tautre bout sur Tune des lambourdes o de la pootnft; les solives / de la troisième travée sont portées d'an boot sor la sec«é lamboorde o de la même poutre k, et de Tautre boat snr la poutres; enfin, les solives n de la quatrième travée sont portées d*un boot par celle dernière poutre m, et de Tautre bout elles sont scellées dans la moraille^T. Ce plancher pourrait être continué indéGniment. Pour réunir dans la mes figure les différents modes de construction, les assemblages sont différais; mais ordinairement l'assemblage est le même poor toutes les travées (Ta même plancher.
Poor diminuer l'épaisseur mn, fig. 15 , que les poutres et solives ocopeut , aux dépens de la hauteur , entre le plancher et le plafond de rébfe inférieur , on entaille les poutres pour y loger une partie ou la totalité de l'épaisseur des solives.
Ce mode de construction d'un plancher sur poutres avec solives zssmblées dans des entailles, est représenté par la coupe fig. 13, faite par u plan vertical perpendiculaire à la poutre i du plancher G, suivant la ligneU marquée au plan. Lorsqu'on craint que les entailles d'assemblage affail)ii^ sent trop les poutres , on fait porter les solives sur des iatnbourdeê ajoatées des deux côtés des poutres , et fixées par des boulons. La coupe , fig. 14. faite dans le même plancher G, par un plan vertical, suivant la trace v marquée au plan, fait voir cette disposition, sur laquelle nous aurons soj>t de revenir, en parlant des poutre$ dites armées ^ et de l'emploi du fer.
Lorsque les proportions des bois et leur distribution déterminent à employer des poutres méplates, comme celle m, qui ne permettent pas, à cause
{ I ) Uue (ravcv c»i une |>arUe de plaucbtr comprise entre Ueui poutres. Du latin /ra&/. poutre