‹ Traité de l'art des accouchementsChapitre 160 sur 252 · NOMBRE TOTAL DE CAS · texte numérisé non relu

NOMBRE TOTAL DE CAS

MOYENNE POUR lOU.

Du 260' au 266'

D'après ce tableau, le terme le plus fréquent oscille entre 274 et 280 jours; c'est donc du 27-4'' au SSO*" jour après le coït fécondant que se produirait, selon Reid, le plus grand nombre d'accoucbements dans l'espèce humaine. Les limites extrêmes seraient 200 et 294 jours.

Nous rapporterons l'observalioii suivante de Désormeaux, parce que la date du coït fécondant parait avoir été (ixée d'une façon qui ne laisse aucun doute : « Une dame, mère de trois enfants, et tombée en démence, avait épuisé vainement toutes les ressources de la thérapeutique. Un médecin pensa qu'une nouvelle grossesse rétablirait peut-être ses facultés intellectuelles. Le mari consentit à noter sur un registre le jour de chaque union sexuelle ; les rapprochements n'eurent lieu que tous les trois mois, afin de ne pas troubler une conception encore mal assurée. Or, cette dame, gardée par ses domestiques, douée en outre de principes de religion et de morale excessivement sévères, n'accoucha qu'à neuf mois et demi. »

Ravn (1) a réuni en Danemark trente et un cas où le jour du coït fécondant a pu être fixé ; l'accouchement eut lieu en moyenne 272,3 jours après cette époque.

Sladft'ldt (2) a réuni trente-quatre cas semblables, à Copenhague. Le chiffre moyen fut 271,4.

Nous nous contenterons maintenant de citer les chiffres exprimant les moyennes trouvées par d'autres auteurs : 200 à 280 jours (Schwegel) (3); 271,44 jours (Schrœder); 269 jours (Wallichs) (4); 265 à 270 (Depaul) (5).

Si nous examinons les chiffres cités par les différents auteurs que nous venons de passer en revue, nous voyons que 294 est le nombre le plus élevé. Par conséquent, la loi française, qui accorde 300 jours après la dissolution

(1) Om Svanger Icabets Grandser. Kolienliavn, 1856.

(2) Nord, med. art;., VII, 4,n'- 25, 1875. p. 7.

(3) Scliwegel, Wiener med. Woclienuclirift, n" 44, 1857.

(4) Archiv fur Gijnœlc, I, 1870, p. 162.

(5) Leç. clin, obst., 1872-1876, p. 100.

<hi mariage comme terme de la légitimité des naissances, a été sagement laite. En elfet, l'article 315 dn Code civil est ainsi conçu: «La légitimité de l'enfant né 301) jours après la dissolution du mariage pourra être contestée.»

Ainsi, les législateurs français, dans leur extrême prudence, ne nient pas d'une façon absolue la possibilité d'une naissance légitime plus de 300 jours après la dissolution du mariage ; tout en étant convaincus que le lait doit être excessivement rare, ils admettent que la légitimité pourra, dans ce cas, être discutée. C'est aussi notre avis, au point de vue scientifique. Nous avons lu dans une thèse, du reste très-bien faite, du docteur Millier (de Nancy), que sur soixante-trois observations recueillies en Norwége par Faye et Vogt, ces auteurs avaient trouvé, une fois, le cbilTre 310 comme exprimant l'intervalle maximum entre le coït fécondant et l'accoucbement, mais nous nous demandons si ce cbilTre 319 n'est pas le résultat d'une faute typographique ou d'une erreur d'observation; si, par exemple, la date du coït fécondant était suffisamment certaine. En réalité, nous sommes peu disposés à admct're l'exactitude d'un chiffre aussi élevé. (Voy. Grossesse prolongée, p. 5()9.)

II. Fixation du terme de la grossesse diaprés la dernière époque menstruelle. — Il est rare que l'on connaisse le jour du coït fécondant; aussi, dans la majorité des cas, il faut prendre un autre point de repère pour le calcul du terme de la grossesse ; celui qu'on choisit le plus fréqucnuiient est la dernière époque menstruelle.

Sur 103 grossesses, Devilliers a noté le dernier jour des règles et le jour de l'accouchement. Voici le résultat auquel il est arrivé :

8 grossesses se sont terminées du 250'^ au SGO"* jour.

10 — — du 260" au TS" —

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