‹ Traité de l'art des accouchementsChapitre 36 sur 252 · MONT DE VÉNUS OU PÉNIL · texte numérisé non relu

MONT DE VÉNUS OU PÉNIL

Le mont de Vénus ou pénil est cette éminence, à sonnnet arrondi, qui recouvre le ])ubis et surmonte la vulve; sa base occupe un espace triangulaire dont les limites sont : en haut, Fliypogastre; de chaque côté, les plis inguinaux; en bas, les grandes lèvres (voyez fig. 36).

Structure. — La peau de cette région est remarquable par le grand développement de ses bulbes pileux et de ses glandes sébacées; elle se recouvre de poils au moment de la puberté. Elle est doublée par une couche épaisse de tissu cellulo-adipeux dont l'ab^^idance varie avec l'embonpoint de la femme.

Le mont de Vénus est parcouru jiar un grand nombre de lames et de

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lamelles composées de fibres élastiques. Ces lames, extrêmement multipliées et dirigées dans tous les sens, sont séparées les unes des autres par du tissu cellulo-adipeux. Les unes naissent du bord supérieur du pubis auquel elles s'insèrent; d'autres se continuent en baut et latéralement avec le fascia superficialis de l'abdomen et de la racine des cuisses, en bas avec l'appareil élastique des grandes lèvres (voyez page 79) et le ligament suspenseur du clitoris (voyez page 8^) ; les plus superficielles vont se perdre dans la peau du pénil qu'elles servent à fixer; aussi nous ne pensons pas que la peau de cette région concoure à l'ampliation de la vulve, au moment de l'accoucbement, comme l'enseignait le professeur Moreau. Le mont de Vénus est, en outre, traversé par quelques fibres musculaires qui terminent le ligament rond ; les unes s'attaciient à l'épine du pubis, les autres se perdent dans l'extrémité supérieure de la grande lèvre.

Les vaisseaux et les nerfs du pénil viennent des mêmes sources que ceux des grandes lèvres (voy. page 79).

ARTICLE II

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