‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 3 sur 84 · VJ INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VJ INTRODUCTION

matière neuve qu'on va traiter. Il appartenoit à un maître célèbre de se charger de cette tâche ^ et qui mieux que M. La Boëssière père l'auroit rem^ plie? Son talent bien reconnu^ les nombreux élèves V qu'il a faits^ à la tête desquels il faut placer Fini-» mitable Saint-Georges, lui donnoient le droit de parler sur .cet art qu'il a honoré, çt .dont il a agrandi le domaine,

Fils de ce grand maître, et élevé pour lui succér

céder, j'ai toujours vu avec peine que mon père

négligeât de tracei* sur le papier ses brillantes le-

çons. Ce n'éloit point la capacité qui lui manquoit;

car,ajant fait d'excellentes études, il éto»* pi"« en ' état que qui ce mt dv ^fîaiger un ouvrage sur les

armes; mais sa vivacité, son goût le jportoient plu^

tôt à s'occuper d'objets de littérature qu'à réfléchir

sérieusement sur des principes abstraits^ .

Pepuis l'âge de huit ans que inon père itie mit le fleuret à la main, ayant toujours exercé sôu^ lui, j'ai eu l'inappréciable avantage d'être formé par ses leçons, et élevé avec M. de Saint^Georges^

IPITEODUCTION. vij

l]ui a été jusqu'à sa mort mon ami et mon compa*< gnon d'armes ; j'ai cru , par respect pour la mémoire de ces deux hommes célèbres^ devoir conserver à la postérité les principes qui les firent briller l'un et ' l'autre au premier rang» Honoré moi-même du titre de maître d'armes des' académies du Boi y il est de mon devoir de me rendre digne de ce titre , en consacrant le fruit de pies veilles à l'avancement des jeunes élèves dont l'édu-» cation en cette partie m'est confiée.

Je croîs donc rendre service à l'art que je professe, lorsque je publie un ouvrage qui, étant le résrft«t-«U qu0rantc années et plus d^étude^ d'ob*" servations et d'expérience, doit fixer etifîn des principes certains, et détruire les erreurs qu'une routine aveugle fait commettre.

Je le répète , il eût été à désirer que mon père se.fut chargé de ce travail; mais si je n'ai point le charme de sa diction, du moins j'ai ses principes, et c'est d'après la doctrine de ce maître que je vais essayer de déterminer irrévocablement , pour l'a-

VAJF INTRODUCTION,

Vantage des profe88eur9 et celui des écoliers , uqo manière uoiforisie d'easeigoer et d'apprendre.

H^weu]|, si je puis ipériter par mon zèle l'ap-» probatiofi des geua instruits j c'est k cette recoin^ pense que se borne tonte mon iimbition^ ma plus grande gloire étant de soutenir h nom d^ mon respectable père.

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