‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 42 sur 84 · DES COUPS SUR LE TEMPS · texte numérisé non relu

DES COUPS SUR LE TEMPS

Les coups sur le temps mettept de grands désordre» dans les assauts. Souvent leis tireurs le confondent avec le coup d'arrêt. Ils {nrétendent que sur utie marche y un mouvement quelconque y ou même qu'après avoir forr mé une parade Ou deux , ils doivent tirer s'ils ne trouvent pas le fer ; «ur une feinte ils se croient fondés à développer «ur le premier temps : c'est un raisonnement feux ; ce n'est pas qu'ils ne puissent réussir quelquefois y l'adversaire n'ayant pas ajusté; mais cette réussite sera l'effet du hasard ; ils feront après plusieurs coups pour coups , accidents inévitables lorsqu'on tire sans opposi-

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tîon. Chaqae conp tiré doit aToir Tôpposition da même coup. Je suppose que Ton tire sur le premier temp» d^une feiote fiaie^ le second temps arrive aa corps puisqu'il n*Y ^ point d^opposition. La manière de prendre le temps sur une feinte marquée en quarte sur les armes est de laisser fiedre les deux temps, ensuite de prendre Topposition en quarte sur les armes , ou de tourner la main tierce, d'opposer en enlevant la main, alors on tient tout et on ne risque pas le coup pour coup ; chose déshonorante pour un tireur.

Si l'on marque la feinte en dedans on attend le der« nier temps. Celui qui juge forme le contre en quarte sur les armes , ou tourne la main tierce au lieu de quarte , ce qui revient au même pour la prise du fer adverse ; on enlève la main en tirant, c'est le vrai temps bu coup d'op position.

11 y a encore une autre manière de prendre le temps sur la feinte en dedans et sur le dernier temps , c'est de prendre Toctave. Le coup est beau ; on voit que le fer est pris par opposition ; autrement la réussite est incer* taine et contre le principe. On ne doit rien devoir au ha-^ sard, mais tout à Fart : le vrai principe, comme nous Tavons dit , est de toucher sans être touché ; il est vrai que 1-exécution ' en esC difficile; elle ne 8e]id:)le aisée qu'aux jeunes gens qui ne doutent de rien. Ayee donc peur habitude de né jamais tirer sur un abandon d'épée^ dans ce cas où la réussite est incertaine il est plus sûr de parer pour tirer sans danger. On doit toujours, tenir le fer ets'en servir comme de conducteur. Dans les coups tirés sur la marche de même que sur les développements,

les fleurets doivent être croisés on en opposition, autrement , nous le répétons , on tombe dans le coup pouF coup.

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