DES REMISES D^ÉPÉE AU CORPS
Les remises se font sur un tireur qui, après avoir paré, quitte le fer quand son adversaire se relève, ou contre d'autres qui; par une plus grande faute, après Tabandon du fer, courent pour riposter. Après une parade, on ne doit jamais quitter Topposition , non plus qu^en tirant, et chaque coup tiré, on le répète, doit avoir Fopposition du coup même.
« Je tire quarte sur les armes; j'oppose quarte à quarte pour le premier coup, et pour le coup que je tire, tierce ; j'oppose tierce à tierce; de même dans)es marches, il feut tenir le fer dans une juste opposition; car, dès qu'on la quitte, la pointe d'un bon tireur revient toujours au corps par un beau développement. Le maître, dans le courant de la leçon, feit tirer un coup de quarte à fond bien soutenu, et dit : « Faites une fiiusse retraite, c'est-à-dire, retirez le corps, et relevez-vous à demi; je quitte le fer, remettez l'épée au corps. » Cest ainsi qu'il feut agir contre ceux qui quittent le fer, et marchent avec intention de riposter. Le maître fait tirer dessus ou dedans, et dit: « Relevez- vous , faites semblant de vbus sauver en vous assurant sur vos jambes le plus que vous pourrez. Je cours en quittant le fer, tirez dedans avec opposition. Si je marque des temps en marchant, prenez le demi -cercle, et liez en quarte sur les armes. » Si les mouvements ne sont pas grands, vous pourrez lier l'épée en quarte sur les armes et tirer. Par les moyens que l'on indique, le fer est tou-
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jours bien tenu, et les oppositions ëtant justes, il n^y a pas risque du coup poiir coup.
Nota. Il ne faut faire faire la remise qu^à un écolier déjà très avancé; autrement on exposeroit Téléye à m décomposer, et &ire de grandes Beiutes.
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VINGT-NEDVIÈME LEÇON.
DE LA FLANGONADE.
On Tappdle yZancofiai^, parcequ^elle est dirigée au flanc. Le mattre, dans le courant de la leçon, comman* dera de parer le contre de tierce et quarte, puis dira: «Si je force la main haute, tous tenez le foible avec votre fort, c>6t-à-dire, que vous avez écarté la pointe ad« verse de la ligne du corps; baissez alors votre pointe en la dirigeant au flanc, portez la main un peu à votre gauche, afin que la pointe adverse soit hors de la ligne de votre corps, ployez le bras gauche , pour <^poser avec la main à ce que la pointe ne revienne. » Le dos de la main doit étne du càté du corps, et le bout des doigts vers la terre. La flanconade s^emploie beaucoup contre les mauvais jeux, et contie ceux qui tirent bas en tnettant de la force. La dureté qu^ils emploient fait que leur fer est pris par le croisé et Popposition de la main gauche. Après la. flanconade, on se relève en liant
DE L^ABT DES ARMES. hO^
Vépée au contre Ae quarte ; il s'enstiit qu'on peut fiBÔre le coupé, parceque souvent Fëpëe adverse se trouva basse, au pcHut de livrer la pointe; si ce n'est pas le coupé, c'est au moins un coup droit provo^é par le grand jour» U est rare qu'on puisse tirer la flanconada en ëttM|ue ; il £iut un trop grand point d'appui pour que la pointe adverse ne se dérobe pas sur les armes; mais si Ton a affisire à uA tireur qui ait une garde extrêmement tendue et beaucoup de dureté ^ on aura le temps de èévdhopper ce coup en opposant la main gau« che tout de suite.
La flaneouade en attaque se pare en obéissant à la fbrce^ ou cédant eu laissant aller sa pointe, ou lorsque le fort du pareur passe par ilessUs la pointe adverse pour se retrouver en quak*te.
Il y a une ri)posce de quarte d'autant {dus belle, que la maiu^ auprès la parade sur ia flanconade, prend beau^* cou|> ide htkuifdwt de jet et de four. Quand la flanconade est titie en riposte, ii te^ n d^iutra moyen de ia parer que ^ tourner la main tîerbe en dirigealit la pointe an corps (wj. pi. XVII et XVI» ).
OSservatioÂs s^ la nécetski du éé^èlùppmneM.
Noua avooètraffté j«»qu'è^i^âeût de tamajeme partie des^coupë ^i c^t d'usajge dâfus l'assaut, eeu^ dà pkstroa oàt plue ide complication , et quoiqM les coups câ^mpK» qués ne s'exécutent pas à l'assaut , ils sem uéaauioins utiles pour apprendÉre pàrûdtement à feire précéder te mouvement de la main qui doit toujours agir avant le
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corps , et c^est ce qn^il y a de plus difficile à obtenir des écoliers.
Le mattre, comme il a été dit à chaque leçon ^ doit toujours revenir aux coups simples après une suite de coups compliqués; car, dans ceux-ci, le corps se désunit à chaque' développement ; un premier vaut quelque chose, mais, quand on en fait beaucoup, les derniers ne valent rien. Il est impossible qu^en les multipliant, comme certains mattres le font , on parvienne à tirer vite ; on n^a pas le temps d^observer les positions qui doivent toujours être conservées. Pour ne pas tomber dans ce défaut, le mattre coupera les temps du développement, ainsi que ceux de la retraite, et, faisant replacer Fécolier, il lui donnera lieu d^étudier et de sentir son ensemble.
Le maître s^apercevra de la valeur des coups et du plus ou du moins de régularité dans la garde ; de quelque manière qu^on trompe le fer, il faut toujours finir par tirer quarte on tierce ; il est donc de nécessité que le déploiement soit prompt; ce n^est qu^en s^occupant à replacer Téléve très souvent sur ses jambes , en le fair sant se développer avec vitesse et toucher régulièrement, qu^on ramènera à tirer de loin et à connottre sa mesure. D'après cette leçon, bonne et sévère, les élèves deviendront forts , leur jeu se simplifiera ; ils ne tireront plus que des coups bien déployés qui sont les plus beaux, sur-tout si on les compare aux jeux des mauvais tireurs qui fondent Fun sur Tautre, et redoublent. Cette manière n'est pas tirer des armes. L'art est de savoir
faire tirer ua homme de toute la longueur dont il est capable. Dans la leçon compliquée , les élèves ne gagnent que de la main aux dépens des jambes , du déreloppement , et de Télévation , dont Tensemble est ce quHl 'Y a de plus utile dans les armes.
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