‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 61 sur 84 · TIERCE · texte numérisé non relu

TIERCE

Quand Fécolier aura feit assaut quelque temps , et sera parvenu à pouvoir ise défendre avec tous les tireurs, le maître alors, s'iMui trouve assez de régula-* rite, d^adresse et d^intelligence, et.sur«tout beaucoup

de liant dans lesmouvemeots, sedisposeraà lui montrer le» battements et les croisés*

Cette instruction doit être tardiirei comme iitous de* Tooft Tayoir dit , parceque les écoliers auxqnds on Teut la donner trop t6t ne font les tuittements et les croisé^ que du bras et de Tépaule; ne s'occupant que de fiure tomber ta fleuret des maina de Tadversaire , ils niettent trop de force, ils se gâtent, et leur main devient dure; ila finissent aioai^par s'ôter les moyens d'être jamais dan* gereuz pour de vrais tireurs. Attendez donc que tos élèves soient devenus forts ; car plus ils le seroient , et plus ils auraient de facilité à bien foire ces battements et ces croisés. On n'arriva qu'avec peine à ce point, il est vrai; mais, lorsqu'on y est parvenu , tous les obstacles s^vanouissent. Tout semble alors, un jeu ; Tbomme le plus kàjble est en état de fatiguer la main du pins robuste qui manque dp liant nécessaire pour éviter TefFet de ces battements , dont la force équivaut à celle du levier. La leçon , comme nous Tavons tant de fois recommandé , doit toujours commencer par des coups droits y où Ton a soin de bien couper les temps pour s'assurer de la. réguhnlé de IMtév^.

Le mattre, jugeant donc que l'écolier a le liant nécessaire po«r Wett foin: kt baittmestu et iea croisés , lui dit: « Engagez Tépéa en quarte, les ongles demitierce ou demi-quinte, comme je vous l'ai toujours dit; relâcbesi Jd main ,. l^s braaet las doigts^^ afin d'avoir plus d'élajiticaé« Dans cette pasition, moa foibk étant sous votre fort, si î'ai la garde tendue , tournez^ légèrement la maia <piarte aani quitter mon for, et rexournez4a denû-

tierce au plus yîte. » C'est ce loarné de hmUii qui pro^ 4w^ W })9ttement» db^sse ou écarte la pointe du cc^St ^t ^ous ddune uo jour; alorala maio devai-iitKce a ua gra^d jeu pour tiirer <]ttarte daua le jour qu'elle s'est &it.

0^ a dit et répété que c'étpit W tourné des oaglee qui doauoii la TÎte^e de la vmn et la bcUité de di*rig^r la puiute. C^ui qui éprouve le bal^teineut quaud le fort eçt Imk &ttr le kiM» ue peut y résîaier^ e4Ul la £wrGe d'Hercule > pair la iroiaon que co iNitteiumt est l'elEH du levier^ Qu fiiût recmMueucer ce batteuieut jus* qii'à ce que l'élé^o panrieuue à l'exécuter bieu près du fer^ sans le quitter. Il doit ^re dit aeulemeut de la main et avec élasticité, sans quoi la pointe s'éloigne de la ligne du corps, ^près le battement, le mattre feit en*- Ie\er la main sans tirer, pour en bien régler le mouvement, ce qui demande une étude constante. Les écoliers dans les commencements iiuootrent de la maladresse dans ces battements; c'est une raison de plus pour les leur feire £iire lentement, autrement nous ne saurions trop le répéter, ils ne les feroient que du bras et de l'épaule; il sera doue bien de fiiire répéter le' tourné de la main j^uctqu^à cet que la pointe soit cbassée Uivec l'élasjtipité convenable, c'e.$t-à-dire avec la seule élasticité de la maiu ; il ne #'agit que di'uu très petit mou- Tem/eol qui qonsisie à, tourne^ lee^ ouglea eja dessus sans quitter le fer, et k les. retourner TiTemeut, eomme ce la a déjp été dit; la pointe restant au corps, le fort agpra âur le foible advej^se avec ptus^ d'ayaatage.

Passant ensuite aux battemeut^^ eu tierce, le naiare

dit : « Engagez Vépée en tierce , relâchez la dureté dit bras et des doigts » que la main soit tout-à-fiiit toomëe tierce, afin que votre fort maîtrise mon fbible; j'ai la garde tendue, tournez la main quarte sans quitter mon fer, et retoumez-ia tierce très promptement, ce sera le battement en tierce. » Ce mouvement étant serré ou. bien petit donnera un grand écart à la pointe au moyen dePélasticitédela main, dont on doit, comme ci-devant en quarte , £adre répéter le tourné jusqu'à ce que ce battement en tierce soit fait comme il feut. L'écolier, con* stammen)^ sous lui , doit avoir la partie gauche chargée ^ les hanches ef&cées, et se mettre dans une position à être toujours prêt à partir.

QUARANTE-SIXIÈME LEÇON

DU CaOISÉ EN SECONDE.

Après des coups droits et des parades de contre et ea ' retraite, le maître fera engager Tépée en quarte. Sur ma garde tendue, dira-t-il, croisez Tépée en seconde, en tournant Vite la main tierce ; Fépée se trouvant en quarte , la pointe passe par-dessus le fort adverse , le tourné de la main porte le fer en seconde, et produit naturellement le croisé ; mais il faut pour cela avoir la main très haute ; si on la laisse tomber, la pointe adverse peut se dérobei: par-dessus et rendre iiul le

croise; en effet , cette pointe. ne peut être chassée dan^ le dehors qu'au moyen d'une élévation de main Uèfi soutenue et toarnée en tierce; c^est elle seule, et non le bras, qui doit agir. À la vérité ^ plus celui*ci sei^ liant , et plus la main aura d^élasticité et de vitesse. Il est iinpossible de résister au croisé quaad il est bien feit, c^est-à-dire amené à propos et &it avec un petit mouvement. On le répéterai en restant sur le temps, pour imprimer à Téléve la n^SJÛté de bien soutenir la main ,çt d'assouplir le ^^.

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QUARANTE-SEPTI^JME L,EÇOJî.

pu C&OISÉ AU I»MI-CSBÇI.E>

Le maftre, suivant J'ti^g^, 9 j^9( disposé Félére par plusieurs coupç tirés en diyei^ sens, lui fera engager Tepée en tierce. Si j'ai, lui dira-t-i), upe garde tendue, croisez Fépée au demi-cercle ; il ne s'agit pour jcela qqe de tourner entièrement la main quarte à la hauteur de la bouche, comme si vous formiez la parade du demicercle. Ce tourné de la main forme un grand angle, enveloppe la pointe adverse et la chasse dans le dedans d'une manière violente , comme le croisé en seconde la chasse en dehors, et la main de l'adversaire eii éprouve un ébranlement qui va jusqu'à la douleur. Si son fleuret n'en saute, pas, la main au moins est tellement dé-

1^8 TfiAITÉ

rangée qu^elIe n^a pas le temps de revenir à la parade du coup qui suit le croisé. Aussi n^emploie-t-on ordinairement les croisés que contre les tireurs qui mettent beaucoup de force; plus ils en mettent au surplus, et plus ils donnent de prise et de Êicilité contre eux.

Il a été dit que les battements et les croisés font TefFet du levier; mais quand ils ne sont pas bien faits , ils durcissent la main; on recommandera toujours à^ Féléve de ne s^y exercer qu^avec son mattre, et quand ilest parvenu à les bien saisir au plastron, il ne devra encore les hasarder qu'avec de forts tireurs. Sans cette attention, comme on vient de le dire, sa main, qui n'a pas encore tout le liant nécessaire, court risque de se durcir.

Dans un bel assaut rarement on verra des battements et des croisés, parceque deux forts tireurs doivent avoir leur garde liante et flexible, avec la pointe légère. Le bon tireur sur lequel on tente un croisé ou un battement , non seulement évite la pression en cédant, mais il est prêt à partir aussitôt, et c'est là ce qu'on appelle avoir ia pointe et la main légères, des jambes et de Tàpropos.

DE l'ait des armes. I79

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QUARANTE-HUITIÈME LEÇON

D^PKÈS LES BATTEMENTS.EN TIEBCE ET EH QUAtTE.

Le mattre, après avoir fait tirer des coups droits , passer des dégagements de vitesse, prendre Tépéeeu quarte et entières, frapper du pied, marché, conduit Féléve à Texereice des contre, afin de Fhabituer à suivre Fépée en marchant, il faut que Féléve ait soin d^étre bien ployé soas lui, d^avoir ses hanchcss bien ef&cées, que le maître de son côté lui donne le temps de se replacer dans ses retraites, point essentiel ;. et souvent trop négligé. Souvent dans la chaleur de sa leçon, le maître dans des coups de vigueur foit moins d'attention à la fermeté des jambes; il perd de vue que le pied gauche lève ou traîne , que le jarret alors n'est pas tendu, ou ne Fest qu'après coup.; ce qui ôte au développement toute sa valeur. Cette négligence, qui a lieu dans trop de leçons , me fait insister auprès des maîtres pour ne jamais interrompre leur coup-d'œH général sur le développement, qui est une des. causes principales . du coup touché.

L'écolier étant bien préparé par quelques coups simples et de vitesse qu'il aura tirés, le maître, Fépée engagée en quarte, lui dit : « Frappez du pied; Si j'ai ]a

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garde tendue, battez mon fer en quarte, tournes les ongles, enlevez et tirez quarte droit dans les jours que TOUS TOUS êtes faits.» Votre adversaire, voyant que vous Fattaquez par des battements, prendra une garde plus liante; il donnera son fer pour vous provoquer au battement en quarte , et dans le dessein d^éviter votre coup en passant quarte sur les armes; battez alord légèrement, 4t, sll passe dessus, opposez quarte sur les armes, ou tournez les ongles de tierce pour avoir plus de hauteur, enlevez la main en opposant tierce à tierce; c^esl le coup de temps ou coup d^opposition, qui se tire en -quarte sur les armes ou en tierce, comme il vient d'être expliqué»

Engagez Tépée eu quarte; si ma garde efit assez flexible, faites un menacé de quarte en retenant le corps bien aràs sur la partie gauche; si alors je tends Tépée, battez-la en quarte, et tirez sur ma ftiute; car c'en est une, puisque, comme je Taidéja expliqué, oa De <loit répondre à tous les mouvements possibles que par des liements de 1er et des changements d'engagé- ^ ment extrêmement fins et très jusies du fort au foible. En garde. Le mattre prend le fer en tierce , et dit : a Engagez Tépée en quarte. Si j'ai la garde tendue, vous batterez l'épée. » '

U y a des tireurs qui marcbaat ou serrent très vite en feisant le battement; si vous êtes dans ce cas, et que je n'aie pas le temps ni ftssez de vitesse pour passer sur les ai^nes après votre battement, je laisse alors tomber ma pointe en dedans en tournant la main tierce, et je ^

DE L^ART DES ARMES. l8l

inetrouTeen prime; c^est la parade la pins prompte, et la riposte en est, pour ami dire, impRrable.

Chez le commua des tireurs qui serrent en battant le fer, le eorps est ordinairement abandonné, et leur coup est à peine, fini qu^ils ont déjà la riposte. Les batte* ments ne s^évitent qu^en cédant à la force, qu^en ayant la main extrêmement liante et une pointe si légère que Fadyersaire la sente à peine. Celui qui hasarde un bri« sèment de fer quelconque sur une telle pointe, est toujours pris ayant que son battement ne- soit achevé. Un tireur qui aura la retenue du corps sait que je puis prmdre prime sur le battement.

Le maître reprend Tépée en tierce, et dit à Téléve; M Engagez4a en quarte et battee4a; je cédi en prenant prime, retenez le corps et passez seconde. 9 Lemattre pe^t mener cet exercice depuis seconde jusqu^à la fiain* te, la double4einté, etc. Quand il voit beaucoup de rép> ^ularité et de fermeté dans les jambes, il peut se donner le plaisir de compliquer les coups pour le bien de la main et la retenue du corps. Il aura soin auàsi de £Edre replacer râéye dans sa retraite et de Tassujettir à rester sur le développement; car il y a toujours quelque chose à corriger, soit dans la garde, soit dans quelques par* ties du dével<3|>pement , et la moindre négligence du maître à oet^gard peut entraîner de graves inconvénients pour Tassant, où, malgré laf plus sévère attention , il se glisse toujours quelque désordre. ^

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SUITE DES BATTEMENTS EN TnSRCE.

Le mattre, Fépée engagée en tierce, dit à Féléve? «Votre fort sur mon foible, et, si j^aila garde tendue ^ I)attez Fépëe en tierce sans écarter TOtre pointe. Si TOUS la tenez toujours bien fixée au corps, Tangleoit le fort de votre fleuret en agira davantage sur mon Ibible; le tourné de ta main acbevé comme il doit Tétre^ et le fer dérangé, rendez tierce pour tierce. » Quand le fer est livré, le battement est inévitable , et celui qui réprouve n'a pas le temps de revenir à la parade du coup qui doit le suivre. -

Le makre, reprenant le fer en quarte,* dit à Téléve : « Engagez l'épée en tierce, et, èi j'ai la garde tendue, battez le fer en tierce. Si vous ne trouvez pas une grartde résistance sur le battement, vous ne devez tirer que quarte sur les armes; il y auroit du danger à rendre tierce pour tierce , parceque le fer auroit été livré avec intention de changer rengagement ou le demi-contre ëùr le bat'ten»ent; en effet, je pare quarte, et je riposte de même , ce qui sêrôit imparable pour vous si vous aviez tiré lamaiii tierce; parez donc quarte dans votre retraite, et ripostez quarte: en garde. Engagez Tépée en tierce; si j'ai la garde tendue, battez l'épée en tierce ; si j'obéis , retenez le corps, passez seconde, tirez, relevez-vous. Enveloppez ou liez le fer ea quarte en dedans en vous relevant; en garde, replacez-vous bien sur vos jambes : engagez l'épée en tierce; si j'ai la garde tendue , battez l'épée en tierce ; si j'obéis, marquez la feinte de seconde.

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et tirez quarte sor les armes; en garde : dans votre re* traite, si je ne suis pas couvert, développez-moi un coup de quarte sur les anbes. »

Lie mattre change rengagement, et dit : « Engagez Fépée en tierce; j'ai la garde tendue, battez le fer eu tierce; j^obëis, doublez la feinte en seconde, tournez les ongles , enlevez et tirez seconde. En garde : liez Vé pée au contre de quarte dans votre retraite. Si j^ai la main basse en livrant ma pointe, coupez et tirez; je pare tierce , et ripostez seconde ; parez le demi-cercle, ripostez quarte. En garde : engagez Tépéeen tierce; si ma garde vous parott tendue, retenez le corps , efiacez les hanches et assurez- vous bien sur la partie gauche , relâchez le bras, la main et les doigts, et battez alors Je fer en tierce; si j'obéis en revenant au demi-cercle, contre-dégiagez seconde, trompez le demi-cercle et le contre de quarte sur les armes. En garde : engagez encore répée en tierce ; j^ai la garde tendue , battez Tépée en, tierce ; j'obéis en changeant Tépée, parez quarte et ripostez. » Un' maître intelligent fait parer quarte y. le contre et arrêter quarte sur les armes; Texercice n'est jainais borné. Après avoir étendu sa leçon comme aux ; démonstrations précédentes , on revient auxcoups simples, qui sont les coups droits et les dégagements de vitesse; tous ces coups doivent être méthodiquement . tirés, parcequ'ils sont la base de la. bonne exécution.

Le mattre reprend, et dit : « Engagez 1 epée en quarte,, parez le contre de quarte; sur votre parafe, je .charge votre fer, comme font beaucoup de tireucs qui se . relèvent dans Tintention de remettre Tépée au cinrps^ Si

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je ne me trouTe pas trop près après Totre parade, fiâtes- j moi de suite un battement, et tirez » ; ee qui empêche de faire coup pour coup ; si ^ous tous trouviez an contraire trop serré, et dans Pimpossibilité par conséquent d^ faire usage du battement , vous opposeriez la main gauche, comme cela sera expliqué au chapitre qui traite de la manière de combattre les mauvais jeux.

« Engagez de nouveau Pépée en quarte, liez Pépée j au contre de quarte ; si vous sentez de la résistance , battez Tépée en quarté, tournez les ongles^ enlevez, partez; en garde.

« Engagez Tépée en tierce, frappez du pied, engagez répée en quarte , et frappez du pied ; marchez à tnoi , liez répée au contre; j'ai la garde liante et imposante , feices alors un menacé en retenant le corps; je l*éponds au menacé en tendant le fer, au lieu de lier Tépée aii contre ; sur ma faute, battez Fépée en quarte ; tourner les ongles, enlevez et tirez droit. Engagez Tépée en tierce, frappez du pied; engagez Fépée en quarte , frappez du pied. J^ai Fépée tendue, battez le fer en quarte ; j'obéis, et je passe sur les armes : arrétez-moi en quarte sur les armes en prenant Topposition ; c'est le coup de temps que vous pouvez Sûre de même en tournant la main tierce, et tirant, au lieu de quarte sur les armes, tierce pour tierce. En garde : engagez Fépée en quarte ,. frappez du pied; j'ai la garde tendue, battez le fer; je marque la feinte, changez l'engagement, en quarte sur les armes, et tournez les ongles tont-à-fait quarte sur les armes; c'est encore un coup de temps, ou, autrement dit, liez le fer en quarte sur les armes; cela s'ap-

pelle aussi un demi^contre» À cet effet , dès qu^oh sent le fer, on tornne la maia , et on prend Topposition ; il n^y a là ni parade ni riposte , c^est seulement Topposition en un temps. En garde : engagez Fépée en qnaite ; j^ai Pëpée tendue, battez le fer en quarte; je passe sur les armes , prenez le contre de quarte , pares et ripostez quarte. »

Le maître, Fépëe en quarte, dira : « Engagez-la eil tierce , frappez du pied ; si j'ai Tépée tendue , battez-la en tierce; je passe dedans en tirant quarte et chargeant le fer ; parez quarte , et tirez flanconade , en opposank la main gauche, pour que la pointe ne revienne pas att 4X>rps; développeSL le coup , et liez le fer au contre de quarte dans.Totre retraite. En garde : si vous me voyek la main basse, tirez droit. » À ce dernier coup , le maître fait succéder plusieurs coups droits bien enlevés et des dégagements de vitesse; car c^est toujours là quMl en &ut revenir. Après quoi, le maître continue , et dit • u Si j'ai la garde tendue en quarte , battez Tépée en quarte; si j'évite le battement en dégageant sur les armes, prenez le contre de quarte; si vous ne trouvez pas le fer au premier temps, doublez le contre. » Rien ne forme la main comme ces trois temps ; cela lui donne de la légèreté , du liant, apprend aux élèves à ne compter sûr leur parade qoaàd ils ont rencontré le fer, et leur fait sentir la nécessité de doubler le contre sans interruption jusqu'à ce qu'ils aient trouvé Vépée. Beau* coup de tireurs ^ui ne rencontre le fer au preinier temps ^ au lieu de revenir à un contre bien s^ré , se décomposent et chassent y comme on dit , les mouches.

l86 TRAITÉ

Il fàot an contraire suivre le fer de très près en formant des parades doubles et serrées. Le mattue doit insister auprès de ses élèves pour qu^ils ne s^écartent pas de ces principes en faisant assaut: plus ils serreront leur parade , et plus ils éprouveront combien ils opposent de difficultés au tireur qui voudroit les toucher.

u En garde , continue le mattre : engagez Tépée en tierce; si j^ai la gardé tendue, battez le fer en tierce ; si î^évite le battement en dégageant dedans, prenez le contre de tierce; si vous ne trouvez pas le fer, doublez le contre.» On le répète, il faut souvent répéter ces temps et doubler ces contre le plus près possible du fer et de la main seule; quand ce n^est pas elle qui a^t, la parade n'a pas de mérite , et la pointe n'est plus dans la direction dont elle ne doit jamais s'écarter.

QUARANTE-NEUVIÈME LEÇON

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