‹ Traité de l'art des armesChapitre 58 sur 97 · EXERCICE DE LA PARADE DE SECONDE, ET MANIÈRE DE LA DOUBLER · texte numérisé non relu

EXERCICE DE LA PARADE DE SECONDE, ET MANIÈRE DE LA DOUBLER

Les adversaires étant en présence et engagés en tierce, celui qui tire ayant la main très haute , passe en seconde, qui est parée par la même position en seconde. Le pareur, laissant l’adversaire se remettre en garde , passe en dedans sur le fer, la main tierce, et est paré de même. On double ensuite la parade de seconde d’après le contre-dégagement.

La parade de seconde doublée a un grand avantage contre les gens qui , ne sachant rien , viennent en redoublant la main tierce, et en fauchaut, puisqu’alors leur main est basse , comme dans tous les mauvais jeux.

La parade double en seconde ; prise à la hauteur adverse, comme elle doit l’être, est un excellent demicercle extérieur; elle chasse la pointe en dehors, et, sous ce rapport, est préférable aux parades de prime et du demi-cercle qui la raméneroient en dedans et exi-

geroient trop de temps. Il est difficile, contre des tireurs forts et vigoureux, de chasser leur pointe qui vient en fauchaut. Le moyen qui m’a le mieux réussi est la double-parade en seconde. Tout s’y trouve pris comme au demi-cercle en dedans. Au chapitre des Assauts il en sera question.

Le mur, ainsi que tous les exercices dans les armes , sont des jeux de convention pour donner de la main, de la retenue de corps, et procurer ce bel ensemble qui conduit à la perfection.

Le maître doit recommander à ses élèves de ne pas se surprendre, de se donner au contraire le temps de se relever, et de s’exercer beaucoup pour faire des progrès, et devenir forts. Un tireur placé avec grâce est d’autant plus à son aise, et profite d’autant mieux de ses moyens, que ses positions et son ensemble sont justes. Quand au contraire les positions sont fausses , l’exécution est nécessairement mauvaise.

QUARANTE-UNIÈME LEÇON

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