DE L'ASPIRATION DANS LE TISSU CELLULAIRE
tissus Taiguille armée du vide préalable, et on la pousse lentement à la recherche du liquide qui se précipite dans l'aspirateur dès que Taiguille Ta rencontré. On peut, par ce procédé, aller sans danger à la recherche des collections profondément situées, telles que : abcès périnéphrétiques, phlegmons iliaques, tumeurs du bassin^ etc.
Le traitement des liquides hématiques et purulents épanchés dans le tissu cellulaire, est soumis aux régies que nous avons déjà fait connaître dans différentes circonstances ; quand un liquide s'est formé quelque part, notre premier soin doit être de Faspirer, s'il se forme de nouveau, on le retire encore, et plusieurs fois de suite si cela est nécessaire, de manière à en tarir la source par un moyen tout mécanique, avant de songer à en modifier la sécrétion par des agents irritants et quelquefois redoutables. Ces aspirations successives et souvent répétées, sans injections consécutives, qui ont donné de si bons résultats dans le traitement des kystes hydatiques du foie, de Thydarthrose, de la pleurésie purulente, etc., sont également applicables aux diverses collections du tissu cellulaire. L'innocuité des piqûres aspiratrices permet de répéter souvent les ponctions sans le moindre inconvénient et avec succès; ainsi, nous allons voir des bubons suppures, poursuivis pendant plusieurs semaines, et finissant par céder à la douzième ou quinzième aspiration, nous allons rapporte^ des observations d'abcès froids et d'abcès par congestion reproduisant leur liquide à mesure qu'on le retirait, et finissant par disparaître après la huitième et dixième aspiration. C'est, comme nous l'avons dit ailleurs, une sorte de lutte qui