CHAPITRE TI
effet f la mèche se trouvait dans le même cas que si elle était plongée librement dans un vaste réservoir plein d*huile. On sait, qà*alors l'huile qui avoisine la mèche s'échauffe j se décompose jusqu'à la surface du bain, et que la mèche se noircit également jusqu'à la la surface de l'huile ; il se dépose beaucoup de charbon dans la mèche , et la lumière baisse rapidement ; c'est ce qu'on a tous les jours l'occasion d'observer dans lès veilleuses, le charbon qui s'accumule dans la mèdie en obstrue tellement les pores que la flamme finit par s'éteindre. Il devait nécessairement se passer des phénomènes semblables dans le bec dont il s'agit , mais pourtant avec une moindre intensité , à cause de la proximité des parois du bec , qui , en refroidissant continuellement l'huile , ne lui permettait pas d'acquérir une température très-élevée. ' .481. On voit d'après cela combien il est important que les becs soient resserrés près de leur extrémité , de manière à toucher presque la mèche ^ car alors là chaleur de l'huile qui s'élève au-dessus du bec est absorbée par le bec lui-même , elle ne se transmet point à l'huile qui est au-dessous , la carbonbation de la mèche ne descend jamais au bec / et il y a toujours au<lessus de. son extrémité, comme dans les lampes à mouvement d'horlogerie , une partie de la mèche qui reste blanche quelle que soit la durée de la combustion. 11 en résulte alors le même effet que dans les lampes à mouvement d'horlogerie. Dans ces dernières , l'huile ne peut pas transmettre la chaleur de haut en bas, car à mesu^ qu'elle s'échauffe, elle se brûle ou retombe dans le ré-