CHAPITRE IT
340. On peut d'ailleurs vérifier cette influence de la capillarité du tube d'introduction, au moyen d'un appareil très-simple, que représente la fig. 77. Il est composé de 2 gros tubes de yerre Aet C, mastiqués par leurs parties inférieures dans deux boites de fer-blanc communiquant entre elles par un tube horizontal. Le tube A est fermé à la partie supérieure par une botte garnie d'une tubulure ; on place le tube à air dans cette tubulure, et après l'avoir mastiqué , on introduit de l'huile par le tube C ; pour la faire passer dans le tube A et en expulser l'air^on incline l'appareil en fermantle tube Cetle tube j^ avec les doigts ; en répétant plusieurs fois cette opération, on parvient facilement à remplir complètemmt le vase A ; alors si on débouche C et ^^, on verra que le niveau du liquide dans le tube C , que nous suppo» sons non capillaire , reste au-dessous de l'extrémité du' tube 6 c , d'une quantité d'autant plus grande que te tube 6 c est plus petit. On peut même mesurer facilement cette différence en collant contre les deux tubes de verre de petites bandes de papier m n divisées en millimètres, dont le zéro est placé dans les deux bandes à la même hauteur. Si après avoir mesuré la différenee de niveau , on enlève le tube, et si on le place dans un vase plein d'huile , dans une position verticale , on observe que l'huile s'élève dans ce tube au-dessus du niveau extérieur , à unç hauteur parfaitement égale à la différence de hauteur de l'extrémité c du tube bc et du niveau e du liquide dans le vase C.
341 • Ainsi les tubes étroits abaissent le niveau dans les becs , et ces abaissemens sont égaux à la hauteur
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laquelle l'huile s'élève librement dans ces tubes.
Lorsque les réservoirs sont disposés comme dans les fig. 65, 66, 67 , disposition qu'on désigne ordinairement sous le nom de réservoirs à bouteilles , rintroducûon de l'air a lieu par l'espace qui sépare le réservoir de son enveloppe. La capillarité a lieu dans cet espace comme dans un tube circulaire ; mais elle est 2 fois plus petite que dans un tube dont le diamètre serait égal à son épaisseur.
242. L'abaissement de niveau au-dessous de l'extrémité du canal à air peut facilement se calculer d'avance lorsqu'on connaît le diamètre du tut>e, ou l'épaisseur de l'espace qui laisse pénétrer Taîr , l'épaisseur, intérieure du bec, et les lois de la capillarité relativement à l'huile ; car il suffit , pour avoir l'abaissement du niveau,, de retrancher la capillarité du bec de celle du tube. Les lois de la capillarité sont extrêmement simples. L'ascension du liquide est en raison inverse du diamètre du tube ou de l'espace dans lequel il s'élève , et pour un même diamètre , l'élévation est deux fois plus grande dans un tube que dans un espace terminé par deux surfaces parallèles , ou dans un espace annulaire ; il résulte de là que si on mesure l'élévation de l'huile dans un tube dont on connaisse exactement le diamètre , on pourra facilement en déduire l'ascension du même liquide dans tous les autres tubes et dans tous les espaces annulaires.
J'ai fait cette observation avec beaucoup de soin , en prenant un tube de verre dont j'ai déterminé le dia-
CBàPiTRS nr.
mètre avec précision , et dont j'ai mesure la capillarité un grand nombre de fois en le plongeant dans Thuile à brûler ordinaire du commerce.Yoici les tables que j'en ai déduites :