‹ Traite de l'ecrasement lineaireChapitre 2 sur 112 · AVANT- PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT- PROPOS

Les recherches dont nous publions Texposé se rattachent toutes à une méthode nouvelle que nous avons in? trocluite, depuis quelques années déjà, dans la pratique de la chirurgie.

Cette méthode, que nous avons nommée Méthode de técra* sèment linéaire^ nous parait appelée à de nombreuses et impor* tantes applications. Les premières qui aient été faites ont déjà donné entre nos mains des résultats aussi heureux que nous eussions pu le désirer: de telle sorte que, tout près encore de son origine, cette invention a déjà tenu les promesses et réalisé les espérances qui nous avaient semblé s attacher à ses premiers pas.

Ce qui nous porte à la présenter avec quelque confiance à 1 appréciation de nos confrères et aux vérifications qu'il leur conviendra de lui faire subir, c'est lassentiment que lui ont donné dans leur pratique quelques hommes dont le nom fait autorité dans la science. Ainsi M. Depaul a pratiqué Tampu*tation partielle du col de Tutérus par cette méthode ; M. Ricord en a fait usage avec succès dans un cas de tumeur du pharynx déterminant la suffocation ; M. Nélaton la appliquée au traitement du cancer de la langue, et M. Demarquay a publié une observation très intéressante d'amputation partielle de cet organe faite avec succès à Tliôpital Saint-Louis.

Quant au principe même de la méthode, il a reçu lappro-

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bation de tous les chirurgiens qui onl élé tcuioins de quelques-unes des applications qu elle comporte. Parmi eux je citerai: M. Malgaigne,M. Follin, M. Houel, MM. Philippe Boyer, Adophe Richard, Bonnet (de Lyon), Bouchacourt, R. Philipeaux, Duval (de Rennes), et Thomas (de Tours); parmi les chirurgiens étrangers, MM. S. de Renzi, Porta, Langenbeck, Da Costa, etc.

Voici jusqu'à ce moment les affections auxquelles lapplication de Técrasemcnt linéaire a été faite avec succès: cancer de la langue, tumeurs hémorrhoïdales, chute du rectum, polypes du rectum, fistule à Tanus, cancer du rectum, polypes utérins, cancer du col de Tutérus, varicocèle, sarcocèle, phimosis, cancer de la verge, tumeurs sous-cutanées, lipomes, tumeurs érectiles, polypes nasopliaryngiens, elc.

On peut déjà, par cette simple énumération, prévoir l'avenir réservé à celte méthode.

Toutefois, instruit par Texpérience des temps passés, par la connaissance que nous avons tous des fréquentes déceptions dont sont entourées à leur berceau les inventions thérapeutiques qui paraissaient les plus heureuses, nous avons pensé que c'est les mains pleines de preuves que nous devions aborder Texpositiou d'un ordre de faits encore tout nouveau. C'est là ce qui explique le grand nombre d'observations que renferment quelques-uns des chapitres de cet ouvrage. Cette nécessité, imposée à quiconque aspire à réaliser un progrès, de multiplier les preuves des assertions nouvelles, sera à la fois notre force et notre excuse : notre ibrce, au point de vue de la démonstration; notre excuse, pour lennui que peut causer au lecteur la succession d'une longue série d'observations.

Pour rendre parfaitement intelligibleb les nombreux pro*

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