De la formule (1) on tire
Ayant
Q=^v ou v= 1,273^
On a aussi :
Q = -1-V^|!,D = \lf^= Sj^:^^^,l = 3,2423 h q. Ces formules sont applicables aux tuyaux neufs en fonte et en
fer étiré ; pour les tuyaux en tôle enduite de bitume, ou en verre dont la surface est polie, il suffit d'y multiplier b^ par 0,67 ; pour ceux en fonte recouverts de dépôts, on doit doubler Aj, ce qui donne :
A moins qu'il ne s'agisse de conduites provisoires, il est prudent d'adopter ces dernières formules quels que soient le degré de poli de la surface et la matière employée, car, après quelque temps de service, surtout si les eaux sont ferrugineuses, et, à plus forte raison, calcaires, les parois intérieures sont couvertes de dépôts et toutes les conduites arrivent à l'état des conduites en fonte en service permanent.
Les sels en dissolution dans l'eau, donnant un dépôt sur la paroi des tuyaux et en modifiant la surface, changent, on le voit, considérablement le débit des conduites. A plus forte raison en est-il de même quand le diamètre vient à diminuer d'une façon notable, soit par suite du dépôt de substances en suspension, soit par la formation d'incrustations ou d'excroissances tuberculeuses, comme dans le cas que nous avons cité plus haut de la canalisation de Grenoble (conduites en fonte), et quand à la perte de charge due à la diminution de la section courante du tuyautage vient s'ajouter celle qui est due aux étranglements formés par les dépôts dans les coudes.
Indépendamment des causes que nous avons déjà citées, et qui concourent à l'obstruction des tuyaux : dépôts de substances en suspension, dissociation des bicarbonates et dépôts de carbonates terreux, dépôts d'oxyde de fer, excroissances de rouille, il vient quelquefois s'en ajouter d'autres, dues à la présence des bactéries dans l'eau.
Ainsi la crenothrix kulmiana ou peste des eaux que nous avons citée comme rendant l'eau impropre au travail de la brasserie, communique encore à l'eau qui la contient la propriété d'obstruer les tuyaux de conduite.
Le cladothrix dichotoma^ dont M. Macé a signalé la présence dans les eaux douces ou saumâtres, surtout dans les eaux stagnantes,
parait également occasionner, dans les tuyaux de conduite des eaux, des dépôts de sels de chaux*.