‹ Traité de l'ésprit (volume 2)Chapitre 42 sur 42 · DE L’ESPRIT PAR RAPPORT A LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

DE L’ESPRIT PAR RAPPORT A LA SOCIÉTÉ

On se propose de prouver, dans ce discours, que le même intérêt qui préside au jugement que nous portons sur les

TABLE SOMMAIRE

actions, et nous les fait regarder comme vertueuses, vicieuses ou permises , selon qu'elles sont utiles , nuisibles ou indifférentes au public, préside pareillement au jugement que nous portons sur les idées ; et qu’ainsi , tant en matière de morale que d 'esprit, c’est X intérêt seul qui dicte tous nos jugement : vérité dont on ne peut apercevoir toute l’étendue, qu’en considérant la probité et Y esprit relativement, 1 0 à un particulier ; 20 à une petite société ; 3° à une nation ; 4° aux différent siècles et aux différent pays ; et 5° à l'univers.

Chapitrk premier. Page i65

Idée générale.

Ch ap. II. De la probité par rapport à un parti-

culiér. 172

Chap. III. De l’esprit par rapport à un particulier. 1 79

On prouve, par les faits, que nous n’estimons dans les antres que les idées que nous avons intérêt d’estimer.

Chap. IV. De la nécessité où nous sommes de n’estimer que nous dans les autres. 189

On prouve encore, dans ce chapitre, que nous sommes par la paresse et la vanité , toujours forcés de proportionner notre estime pour les idées d’autrui, à l’analogie et à la conformité qne ces idées ont avec les nôtres.

Chap. V. De la probité par rapport à une société

particulière. ao3

L’objet de ce chapitre est de montrer que les sociétés particulières ne donnent le nom d’honnêtes qu’aux actions qui leur sont utiles : or, l’intérêt de ces sociétés se trouvant opposé à l’intérêt pnblic , elles doivent souvent donner le nom d’honnêtes à des actions réellement nuisibles an pnblic; elles doivent donc, par l’éloge de ces actions, souvent séduire la probité des plus honnêtes gens, et les détourner, à leur insu , du chemin de la vertu.

Chap. VI. Des moyens de s’assurer de la vertu. 208

On indique, en ce chapitre, comment on pent repousser les insi-

TABLE SOMMAlilE.

nuatiuns des sociétés particulières . résister à leurs séductions , et conserver une vertu inébranlable au choc de mille intérêts particuliers.

Chap. VII. De l’esprit par rapport aux sociétés

particulières. Page 2*$

On fait voir que les sociétés pèsent à la même balance le mérite des idées et des actions des hommes. Or, l’intérêt de ces sociétés notant pas toujours conforme à l’intérêt général, on sent qu’elles doivent, en conséquence, porter sur les mêmes objets, des jugemens trèsdifférens de ceux du public.

Chap. VIII. De la différence des jugemens du

public et de ceux des sociétés particulières. 2 17

Conséquemment à la différence qui se trouve entre l’intérêt du publie et celui des sociétés particulières, on prouve, dans ce chapitre, que ces soèiétés doivent attacher une grande estime à ce qu’on appelle le bon ton et le bel usage.

Chap. IX. Du bon ton et du bel usage. a35

Le public ne peut avoir, pour ce bon ton et ce bel usage , la même estime que les sociétés particulières.

Chap. X. Pourquoi l’homme admiré du public n’est pas toujours estimé des gens du monde.

On prouve qu’à cet égard la différence des jugemens du public et des ' sociétés particulières tient à la différence de leurs intérêts.

Chap. XI. De la probité par rapport au public. aSq

En conséquence des principes ci-devant établis, on fait voir que l’intérêt général préside au jugement que le public porte sur les actions des hommes.

Chap. XII. De l’esprit par rapport tut public. 261

Il s’agit de prouver, dans ce chapitre, que l’estiiue du public pour les idées des hommes, est toujours proportionnée à l’intérêt qu’il a de les estimer.

Chap. XIII. De la probité par rapport aux siècles

et aux peuples divers. 27 5

L’objet qu’on se propose dans ce chapitre, c’est de montrer que les peuples divers , n’ont , dans tous les siècles et dans tous les pays ,

TABLE SOMMAIRE

jamais accordé le nom de vertueuses qu’aux actions, ou qui étaient, ou du moins qu’ils croyaient utiles au public. C’est pour jeter plus de jour sur cette matière, qu’on distingue, dans ce même chapitre, deux différentes espèces de vertus.

Chap. XIV. Des vertus de préjugé, et des vraies

vertus. Page 287

On entend ici par vertus de préjugé , celles dont l’exacte observation ne contribue en rien au bonheur public ; et par vraies vertus , celles dont la pratique assure la félicité des peuples. Conséquemment à ces deux différentes espèces de vertus, on distingue, dans ce même chapitre, deux différentes espèces de corruption de moeurs, l’une religieuse et l’autre politique . connaissance propre à répandre de nouvelles lumières sur la science de la morale.

Chap. XV. De quelle utilité peut être à la morale la connaissance des principes établis dans les chapitres précédens. 3o5

I.’objct de ce chapitre est de prouver que c’est de la législation meilleure ou moins bonne que dépendent les vices on les vertus des peuples ; et que la plupart des moralistes dans la peinture qu’ils font des vices, paraissent moins inspirés par l’amour du bien public, que par des intérêts personnels on des haines particulières.

Chap. XVI. Des moralistes hypocrites. 3i4

Développement des principes précédens.

Chap. XVII. Des avantages qui résultent des principes ci-dessus établis. 819

Ces principes donnent aux particuliers, aux peuples, et même aux législateurs , des idées plus nettes de la vertu , facilitent les réformes dans les lois, nous apprennent que la science de la morale n’est autre chose que la science même de la législation ; et nous fournissent enfin les moyens de rendre les peuples plus heureux et les empires plus durables.

Chap. XVIII. De l’esprit considéré par rapport

aux siècles et aux pays divers. 33 1

Exposition de ce qu’on examine dans les chapitres suivans.

Chap. XIX. L’estime pour les différens genres

TABLE SOMMAIRE

d’esprit, est, dans chaque siècle, proportionnée à l’intérêt qu’on a de les estimer. Page 332

Chap. XX. De l’esprit considéré par rapport aux

différens pays. 359

H s’agit, conformément au plan de ce discours, de montrer que l’intérêt est chez tous les peuples le dispensateur de l’estime accordée aux idées des hommes ; et que les nations , toujours fidèles à l’intérêt de leur vanité , n’estiment dans les autres nations que les idées analogues aux leurs.

Chap. XXI. Le mépris respectif des nations tient

à l’intérêt de leur vanité. 372

Après avoir prouvé que les nations méprisent dans les autres , les mœurs, les coutumes et les usages différons des leurs, on ajoute que leur vanité leur fait encore regarder comme un don de la nature la supériorité que quelques uns d’entre elles ont sur les autres : supériorité qu’elles ne doivent qu’à la constitution politique de leur état.

Chap. XXII. Pourquoi les nations mettent au rang des dons de la nature les qualités qu’elles ne doivent qu’à la forme de leur gouvernement. 382

On fait voir, dans ce chapitre, que la vanité commande aux nations comme aux particuliers , que tout obéit à la loi de l’intérêt ; et que , si les nations, conséquemment à cet intérêt, n’ont point pour la morale l’estime qu’elles devraient avoir pour cette science , c’est que la morale, encore au berceau, semble n’avoir jusqu’à présent été

d’aucune utilité à l’univers.

Chap. XXIII. Des causes qui, jusqu’à présent,

ont retardé les progrès de la morale. 38g

Chap. XXIV. Des moyens de perfectionner la

morale. ^97

Chap. XXV. De la probité par rapport à l’univers. 4 1 ^

Chap. XXVI. De l’esprit par rapport à l’univers. 4 1 6

L’objet de ce chapitre est de montrer qu’il est des idées utiles a 1 uni-

TABLE SOMMAIRE. 43 I

vers, et que les idées de cette espèce sont les seules qui puissent nous faire obtenir l’estime des nations.

La conclusion générale de ce discours, c’est que Y intérêt, ainsi qu’on s’était proposé de le prouver, est Tunique dispensateur de Y estime et du mépris attachés aux actions et aux idées des hommes.

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