MÉTAL ESSAYÉ
à l'écrasement.
à la
par extension
deux résistances.
Fonte de Devon (en ÉcoMe), n© 3, au vent chaud
tii- 10204
kU.
Fonte de Buffery, n^ \, au vent chaud.
Fonte de BufiFery, no 1, au vent froid. . .
Fonte de CoCd-Talon , no 2, au vent chaud.
Fonte de Coed-Talon , no 2, au vent froid.
Fonte de Carron, no 2 , au vent chaud. . .
Fonte de Carron , no 2 , au vent froid. . .
Fonte dé Carron, no 3, au vent chaud. . .
Fonte de Carron , no 3 , au vent froid . . .
RÉSISTANCE BES MATfRIAUX. 331
Ces réittlUtft difièrent assex peu de ceux qu*oiit obtenus Remiie» Tredgoldy Karsten, e(c. , pour les fontes grises et douces. Nous renvoyons le lecteur au mémoire même, pour les détails intéressants qu'il contient sur le mode de dislocation des prismes en fonte , lors de Técrasement , et nous passons aux expériences relatives à la flexion transversale. Ces expériences ont été ftiites sur des barreaux prismatiques posés horizontalement sur deux appuis et chargés au milieu. Les uns étaient à section transversale rectangulaire , d'autres â section triangulaire, d'autres, enfin , avaient la section en forme de T , repré* sentée flg. 10 et 14 , PL XIII.
Dans ces derniers , on avait à peu près AB » 0m,i37 ^ bf » 0",0076 et 0«,0041 ; CD = 0»,0394 et 0»,0995 ; DE ^ 0«,0091 et 0«,00685. On a déterminé pour ces derniers, les flexions correspondantes aux charges successivement croissantes jusqu'à déterminer la rupture , en les plaçant alternativement dans la position T , de manière que la cote verticale fût étendue , et dans la position inverse x , de manière que cette même partie fût comprimée. On a constaté dans chaque expérience , avec le plus d'exactitude possible , la limite inférieure de charge capable de déterminer une flexion persistante , après que la pièce avait été déchargée.
Toici les résultats obtenus :
Les pièces dont la section avait la forme d'un T , ont rompu sous des charges très-différentes et à peu près dans le rapport de 1 à 4 , suivant qu'elles étaient placées dans la position T , ou dans la position inverse i. Les flexions correspondantes aux charges les plus voisines de celles qui ont produit la rupture , ont été pour les prismes placés ainsi T , à peu près six A>is aussi grandes que pour les prismes placés en sens inverse.
Lors de la rupture des prismes posés ainsi x , un coin de la forme ABCD s'est toujours détaché du milieu de la pièce , comme dans l'expérience plus ancienne et déjà citée , du même auteur M. Hodgkinson. Le module d'élasticité , conclu des expériences faites sur les barreaux à section rectangulaire , sous des charges inférieures au tiers de celle qui a occasionné la rupture , a été de :
12.193.000.000 pour la fonte de Carron au vent firoid et au coke. 11.300.000.000 pour la fonte de Carron au vent chaud et au coke. 16.070.000.000 pour la fonte de Devron(en Ecosse) n" 3, au vent froid
et au coke.
15.770.000.000 pour la fonte de Devron (en Ecosse) n» 3 , obtenue au
vent chaud et à la houille crue.
La fonte de Bevon est extrêmement dure , et ne pent être tfaYailIéc sur le tottf et à la lime qu'avec une extrême difficulté.
Ces résultats diffèrent très-peu de ceux que Ton déduit des observations plus anciennes, déjà citées pour les fontes de diverses natures, ils n'indiquent aucune différence importante sous le rapport de la ténacité et de l'élasticité, entre les fontes obtenues au vent ebaud'ou au vent froid» Quant à ia limite de^cliarges eapables d'oeeHidMier une flexion persistante , ai^rès que la pièce était déchargée, Ifnrfte que Tredgold pense èine égale au lifers du poids qui déterminerait U rap^ ture immédiate, MM. Hodgkinson et Fairbaim ont constaté qu^elte és( beaucoup plus petite. Ainsi , un poids de 16 livres a produit une flexion permanente sensible , dans des barres prismatiques qui n'ont rompu que sous des charges de 469 , 4Aft et 15\S livres avoir*4lu-|>6is» Dans d'au,tres expériences faites sur des prismes plus longs et posé» sur des appuis distants entre eux de 6 pieds anglais, des jpoids re^pec^ Uvement égaux à 7 ei 14 livres, ont produit une flexioti pia*manénfte sensible , tandis que les poids qui ont déterminé la rupUire, ont été de 364 et 1120 livres. Les exp^enees analogues ont toiijolirft conduit à des résultats semblables. On ne peut donc pas admettre que la limite de charge capable de déterminer une déformation permanente , soit aussi élevée qu'on le suppose : il est certain au çenteaire» que cette limite. est très-basse, et n'est qu'une fort petite ftractioft de la cbafge qui occasionnerait la rupture, i^- , gr ^ même «V dans les dtrertes> observations citées*.
Nous renvoyons au mémoire original pour les expéricaices nomr breuses faites sur les fontes de diverses autres provenances ,. par flexion transverssde, et nous arrivons à celles de M. Fairbaim^ SLfant pour but de déterminer l'influence du temps sur la déformtttim.des prismes chargés perpendiculairement à leur axe. Ces expériences devenaient d'autant phis importantes , qu'il était maintenant démontré que la limite des déformations permanentes , ou de ce. qu'on appelle. L'ai* tération de l'élasticité, était plus petite.
Cette déformation devait-elle augmenter progressivement sous la charge, avec le temps, jusqu'à la rupture du solide? ou bien, avait elle une limite rapprochée , et le solide déformé se constituait-il alors dans un nouvel état d'équilibre moléculaire permanent, et différent de rétat primitif? Voici ce que rexpérience a répondu :
Des barreaux de fonte fabriquée au vent froid et au vent chaud, de Tusine de Coed-Talon (nord du pays de Galles) ^ ayant un pouce anglais environ d'équarrissage , furent mis en charge^ui' mois de mars 1857 j ils furent posés sur des supports distants de 4 pieds 6 pouces. On ob-
senra d^abord les flèches correspondantes à de petites charges progressivement croissantes placées au milieu, puis on laissa les barreaux chargés d'un poids considérable et on mesura Taccroissement de la flèche sous ce poids , dHntervalle en intervalle, jusqu^au mois de juin 1838, épo(iue où les résultats furent imprimés parmi les rapports de TAssociation britannique qui s^était réunie en 1837 à Liverpool.
Voici les tableaux des résultats obtenus, traduits en mesures françaises :
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