‹ Traité de l'exploitation des minesChapitre 31 sur 38 · TOUE ITI · texte numérisé non relu

TOUE ITI

580 CÎIAPITRE XI.

4 1/2 ou 5 atmosphères. Je reviens aox maclrilifs d^épiiîMment |»ro«

prennent dites.

Expériences directes sur le travail utile ^ par kiiogr. d'eau dépensée ^ de deux machines à simple effet. — M. Wicksleed a publié une suite d'expériences sur deux machines à vapeur employées à élever de Teau dans rétablissement hydraulique d*Odlford, à Londres. L'une est construite commecelles du Cornwall, l'autre est une machine à simple effet de BouUon et Watt. Toutes deux ont un cyltndre-envelop|)e communiquant avec la chaudière; Teau condensée dans Penve» loppe de la machine du Gornwall retourne à la chaudière; celle qui est condensée dans Tenveloppe de la machine de BouUon- et "Watt s'écoule par un siphon dans la bâche à eau «haude. M. Wleksteed a mesuré avec beaucoup de soin les quantités d^eau dépensées pendant la marche rég^ulière de chaque machine, en même temps qU*il constatait le nombre de coups de piston et la fraction de la course pendant laquelle la vapeur était admise. Le travail utile était d^ailleurs constaté par le volume d'eau élevé et la hauteur à laqàelle elle était portée.

Comparaison des résultats observés avec ceux que donne Vapplication des formules. — La machine du Gornwall élevait à chaque coup de piston, au moyen d'une seule pompe foulante , dont nous avons donné les dimensions pag^. 243. â*"- <">^',35511 d'eau à 52^,91 de hauteur verticale , ce qui fait un travail mécanique utile de 2535,11 X52,01=76.848 kil.X m. La course de son piston était de 10 pieds anglais ou 3'n^0479. La surface du piston, déduction faite delà section de la tige, était de 5019,5 pouces carrés anglais, équivalents à 3».c"-,25827. L'espace libre compris entre le piston arrivéàla limite supérieure'de sa course etla soupape d*admlssion, était 1/20 du volume engendré par l'excursion du piston.

Le tableau suivant renferme lés résultats des observations faites par M. Wleksteed sur cette machine, et le travail transmis au piston par kilogramme de vapeur calculé parla formule.

0,5726 (--+-) \/» mj

dang laquelle j'ai pris pour P la pression dans la chaudière observée par M. Wicksteed, et pour p la pression Okil.,05 par centimètre carré, qui, d'après le même ingénieur, existait dans le condenseur. Quant à

la fraction — qui exprime le rapport de Tespace libre au volume en-

gendre par la course du piston, il faudrait le prendre é{;al à 1/20, s'il était entièrement vide de vapeur au moment de l'ouverture de la soupape d'admission. Mais dans les maehines à simple effet, cet espace est rempli de vapeur qui a été comprimée à la fin de la course ascendante du piston , après la fermeture de la soupape d'équilibre. M. Wicksteed suppose que la vapeur occupant cet espace au moment de l'ouverture de la soupape d'admission, est à ia pression moyenne de 8ib«7 par pouce carré anglais, ou O^^ii-jGn par centimètre carrô^ qu'il a reconnue exister dans le cylindre, à la fin de course, il est certain que la vapeur devait être, dans Tespace libre, à une pression plus forte, par suite de la compression de la vapeur vers la fin de la course ascendante du piston , compression qui est parfaitement marquée dans tons les diagrammes relevés sur les machines du Gorawall. Toutefois j'ai pris le nombre donné par M. Wicksteed pour

caleuler le nombre — de la manière suivante : l'espace total exprimé

par l;20est plein de vapeur à la pression de 0>^i-,611; à la pression

P le volume occupé par cette vapeur serait réduit dans le rapport de

O'^'^^Gll à P, et l'espace qui resterait à remplir de vapeur venant de

/ 0,611\ la chaudière serait égal à 1/20 M j. C'est par la valeur ainsi

calculée quej'ai remplacé— dans la formule.

CQAPiTRR XI.

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On TOiC que l< travail transmis au piston par chaque Idlograinme d'eau déterminé par le cakal, en supposant la pression initiale dans le cylindre égale à la pression dans la chaudière, dépasse à peu près de 10 pour 100 tn moyenne le travail utile tel qu*il a été otiservé. Cette différence devrait représenter les résistances passives, et si Ton se reporte à ce que nous avons dit, page 243 et suivantes, sur la pompe à plongeur d*01dford, on reconnaîtra que très-vraisemblablement le travail absorbé par les résistances passives ne dépasse pas beaucoup la dixième partie du travail utile,

La preision initiale dam le cylindre de la machine d'Oldfbrd était très-inférieure à la pression de la chaudière, — B^un autre côté il est facile de voir que Thypothèse admise d^une pression initiale dans le cylindre égale à celle de la chaudière est extrêmement écartée de la réalité. En effet, d*après les dimensions de la machine à vapeur que nous avons fait connaître, le volume total engendré par la course du piston est de 3,0479 x 3,9o8S7 s=9m. oub ,8699. Or, si nous prenons Tune quelconque des expériences du tableau, celle par exemple dont la première ligne horizontale contient les résultats, nous trouvons que le piston a parcouru les 0,60S de sa course , au moment ojk la soupape d^admission se ferme.

Ajoutant à 0,603 la valeur de — = 0,0357 , nous voyons que Tes-

pace à remplir par la vapeur venue de la chaudière à chaque coup, était les 0,6387 du volume engendré par la course dil piston : 0,6387 X 93699 « O"»- cub.,350|l. Or, 6«- •«l».,304I de vapeur d'eau, il la pression de âut.,14 par centimètre carré, auraient, d*après la loi de Southern, an poids égal à

tandis que la quantité d*eau dépensée par coup de piston ne s'élève, d'après TolMervation , qu^à 5kH.,42. Il est donc tout à fait impossibe que le cylindre contint de la vapeur à la pression de la chaudière au moment oiï la soupape d'admission se fermait, et si cela avait eu lieu, fl est clair que le travail utile par coup de piston aurait été très-su* périeur à celui qui résulte de l'observation directe. On peut déduire du poids d'eau dépensé , la pression initiale de la vapeur dans le cylindre, par la proportion suivante :

7kil.,725, poidsdeOm. cub.,3041de vapeur â la pression de Skii.,14 : )kil.,42, poids de vapeur réellement dépensé :: la pression 3kil.l4 '. dr=:Oki].,947. Telle devait être à peu près la pression initiale de l'a

vapeurdaos le cylindre delà maebine d^Oldford, lorscfue cette Tafieur était admise pendant les 0,603 de la course du piston. Eh bien ! si nous remplaçons dans la formule générale

(La formule donne des résultats qui ne diffèrent pas sensible^ ment l'un de Vautre^ soit qu'on prenne pour P to pression ini^ tiale^ ou la pression chaudière.)

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10000 { — 1-( — I — ) og. hyp.

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P par Okil.,947, — par la valeur observée 0,603, et si nous calculons m

- parla formule •—• (l— — rTrl, ce qui donne -= 0,0168, nous fi 20 ^ 0,947/ fA

trouvons pour te travail dû à un kilogr. de vapeur, â4.148kil. x m^, nombre qui diffère à peine de 24.291, correspondant à Thypothèse P=2,14. Les expériences dont les résultats sont portés dans les autres lignes du tableau, conduiraient évidemment à des résultats ana* logues. Gela confirme donc complètement ce que nous avons avancé^ savoir : que le travail transmis au piston par chaque kilogramme de vapeur , dépend surtout de retendue de Texpansion de la vapeur, et n'est que très-peu modifié par la différence des pressions initiaies, de sorte qu*en général on obtient une valeur assez exacte de ce rapport, par la formule générale, en supposant U pression P égale à celle de la chaudière. C'est le travail par coup de piston qui dépend de la pression initiale dans le cylindre, et qu'il est absolument impossible de calculer approximativement, avant d^avoir déterminé, soit par Tobservation directe, soit par le calcul, celte pression, qui dans certains cas , comme on peut le voir , diffère beaucoup de celle de la chaudière.

Causes probables des différences de pression dans le cylindre et la chaudière. — On se demandera sans doute pourquoi, dans la machine d'Oldford, cette différence était aussi énorme, et pourquoi on n'a pas cherché à économiser le combustible , en supprimant la vapeur après une fraction beaucoup moindre de la course du piston. Cela tient vraisemblablement à ce que les masses mues par le piston étaieoî trop peu considérables , ce qui obligeait de rétrécir le passage de la

ÉPUISEMENT DKS EAUX DES MINES. 3dl

vai»^)ir,«pour «viier reDirainemenl d^eau. Peui^èire aussi les offganes de la machine ii*.offriraieDt-ils pas une résistance suffisante pour permettre de laisser arriver la vapeur en plein.

Résultats obtenus de la machine de Boulton et fVatt. — • La dernière ligne du tableau contient les résultats de Texpérience unique de M. Wicksteed, sur la consommation d^eau et Teffet utile de la machine de Boulton et Watt de rétablissement d'Oldfbrd. Le piston de celle-ci avait 2">,411 de course. La surface du piston , déduction faite de Taire de la section de la tige, était de lm.car.,8l219. L'espace libre comprenafit le tuyau d'équilibre était égal à 1/8 du volume du cylindre, et la vapeur était supprimée lorsque le piston avait parcour\j le@ 0,652 de sa course. M. Wicksteed dit que la force élastique de la vapeur dans le cylindre, à la fin de la course du piston, était de loîb,25 par pouce carré anglais, tandis que la pression dans la chaudière était

de 17îb,7. Cela permet de calculer le nombre - qui est égal à -

,0526. La pompe à piston plein mise en mouvement

par cette machine» élevait à chaque coup de piston , à 107 pieds anglais de hauteur , un cylindre d'eau ayant 3pieds car. ,88 de base et 7pieds,9l de hauteur, volume engendré par le piston, déduction faite de la section de la tige.

Différences entre les résultats obtenus des deux genres de machines. Causes de ces différences, — En faisant sur la machine de Boulton et Watt des calculs analogues à ceux que nous avons faits sur celle du Gornwall, on voit que le volume de vapeur dépensé par coup de piston est égal à (0,632+0,0526) 24llXl,81219=2m.cub.,9912- Or, 2m.cub.,9912de vapeur à la pression de lkîl.,24, qui existait dans la chaudière, pèseraient, d'après la loi de Southern , ' 0,5726 X 1,24 X 2,9912 = 2kU.,1238.

Ainsi le calcul donne ici , pour le poids de vapeur capable de remplir le cylindre à la pression de la chaudière , un poids un peu supérieur à celui qui résulte de l'observation directe. La différence est d'ailleurs trop petite, pour qu'on puisse en tirer aucune induction, vu l'incertitude où nous sommes sur les densités de la vapeur aqueuse.

Une autre différence aussi saillante, c'est que, dans la machine de Boulton et Watt, le rapport du travail utile au travail calculé est beaucoup plus petit que dans la machine du Cornwall. Cela doit être attribué à plusieurs causes dont les eflPets concourent : d'abord à une plus mauvaise disposition de la machine et de la pompe, qui donne lieu à des résistances passives plus considérables ; en second lieu ,

892 CHlPinE XI.

dans l«B calculs que nous avons faits sur la machine du Corawall ,

Pespace nuisible - a été calculé comme si la vapeur restante au dessus du piston n*étail qu'à une pression de 0l^-,611 par centimètre carré. 11 est è peu près sûr que cette pression était plus considérable, ce qui avait pour résultat de diminuer Tespace nuisible. Cet espace serait réduit en efiPet à 0, si la vapeur restante au dessus du piston possédait, au moment où la soupape d'admission se ferme, une force élastique égale à celle de la vapeur dont le cylindre se remplit. Or, en faisant

dan9 laforniuto générale : Pr=cOUl.,947, - se 0,603 et - «>» , on

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trouve pour le travail correspondant à un kilogramme de vapeur 24.769k. X m., au lieu deS4.148kil. X ^' ^^^ correspondent à lasupposition de M. "Wicksleed. Le dlffërenee est de plus de 9 1/3 pour 100 Enfin , le cylindre de la machine du Gomwall est constamment entouré de vapeur dont la température diffère à peine de celle de la chaudière. Cette température, mesurée directement dans Tenveloppe par M. Wicksteed , a été trouvée de 377 degrés F. (180 degrés centigrades) , quand elle était de 384 degrés F. (140 degrés centigrades) dans la chaudière. Or, la vapeur était certainement, dans le cylindre de la machine du Gornwall , à une pression beaucoup moindre que dans la cliaudière. Elle devait donc être à une température supérieure à celle de la saturation. Elle était assez fortement suréchauffée. Au contraire , dans la machine de Boulton et Watt , la vapeur contenue dans Tenveloppe s*y condensait en partie, et Peau condensée, au lien de retourner à la chaudière, s^écoulait par un siphon. L*eau ainsi condensée formait, d'après M. Wicksteed, les 22/1000 environ de la totalité de Teau vaporisée. Si I*orifice d*écou1ement était constamment ouvert, comme cela parait résulter des termes du mémoire, la pression delà vapeur dans Tenveloppe ne pouvait guère dépasser une atmosphère et sa température 100 degrés, d'où il résulte que la température de la vapeur dans le cylindre ne pouvait pas non plus s'élever beaucoup au dessus de cette limite ; que par conséquent il ne pouvait manquer d'exister dans le cylindre , au moment de la fermeture de la soupape d'admission, une certaine quantité d*eau liquide, et que* la pression de la vapeur sur le piston, au lieu d'atteindre lkil-,24 pendant l'admission, ainsi que nous l'avons supposé, ne dépassait et n'atteignait peut-être même pas un kilogramme. Ainsi, le calcul doit donner pour la machine du Cornwall un travail inférieur à celui qui était réellement transmis au piston et qui aurait pu être relevé avec l'indicateur, tandis que pour la machine de Walt et Boulton , il doit donner un travail supérieur au travail réel.

ËPUTSEHBNT DBS BAUX DES MINES. SOS

l^nterai aoxdètaiUqal prâeèdest quêla nacbiiie4*01diont«vait été vendue en 1837 par MM. Harrey etC»» de Hayle, sous la coadilion que, pendant un traTail régulier de douze mois, elle ferait un travail utile de 90.000.000 de livres avoir-du-poids élevées à un pied de hauteur, eo brûlant 94 livres de bonne houille du pays de Galles. Il a été satisfait à cette condition. M. Wicksteed ayant d'ailleurs reconnu que les meilleures bouilles du pays de Oalles employées sous les chaudières de la machine dont il s'agit , fèurnissaient 91^9495 de vapeur par livre de bouille, il en résulte que le travail utile régulier n'a pas été inférieur à 291.064 kilogrammes élevés à un mètre par kilogramme de houille, ni à S0.061 kilogrammes élevés à us mètre par kilogramme de vapeur dépensée.

Méêultats de deus autres machinée du CdnMpa/^ —Ce n'est pas là du reste un résultat exceptionnel ; il est même dépassé par quelques-unes des bonnes machines duGornwall. Je citerai les expériences sur les machines de Fowey-Consols et de Holmbush, que j'emprunte au mémoire de M. Wicksteed.

Machine de Fowejr-ComoU, — La machine de Fowey-Consols avait 80 pouces anglais de diamètre au cylindre (3n,05*2) et 10pi«<>«,33 de course (3<n,15) ; la course de la maîtresse tige des pompes était de 9pie<u,2$ (2n,819) ; la pre&sion dans les chaudières de 55fb«2 sur un pouce carré anglais (3k,870 par centimètre carré) ; le poids de la colonne d'eau sur les pistons des pompes, de 51.636 livres a voiiwiu-poids (23.4071cU.,73)$le travail utile par coup de piston était en conséquence de 51.636 livres élevées à 9,25 pieds anglais , ou 477.540,50 livres à un pied. On a brûlé 2.356 livres de houille sur les foyers des chaudières, pour 6.287 coups de piston , ce qui donne un travail utile de

. =l.o30.80îîlivr.aun pied anglais parlivre de houille

consommée, ou 405,896 kilogrammes à un mètre par kilogranmie de bouille.

M. West suppose qu'une partie de houille en poids évaporait 10,3S parties d'eau , ce qui parait exagéré. A ce compte, chaque coup de piston aurait dépensé Slb.67 de vapeur, et le travail utile aurait été de 39.677 kilogrammes à un mètre par kilogramme de vapeur.

La vapeur était supprimée au quart de la course du piston.

Machine de Bolndmsh. — La machine de Holmbush avait 50 pouces anglais de diamètre au cylindre (ln,26998), et 9 pieds un pouce de course (3»,768). La course de la maîtresse tige des pompes élait de 8 pieds 1 pouce <2<b,463 ; la cliarge d'eau sur les pistons, de 21,706 livres avoir-du-poids 9841k,82 ; la pression dans les chaudières , de 54|bj sur un pouce carré anglais (5.844 kilogrammes par cenlimèlre

cai:ré). Le travail utile par coup de piston étoit e» «onséquéUce 175.457 livres élevées à un pied anglais.

La machine a fourni C72 coops de piston pour 91 livres de houille

brûlée. Le travail utile par kil. de houille a donc été de -^ •

^1.954.521 livres à un pied, ou 582.571 kilo^ammes à un mètre.

En supposant que chaque partie de houille évaporât 10,25 parties d*eau , chaque coup de piston aurait exigé lîb,45 de vapeur d'eau, et le travail utile aurait été de 37.397 kilogrammes à un mètre par kilogramme de vapeur.

La vapeur était supprimée au ^xième de la course du^pistoti. Le travail utile indiqué ci-dessus correspond à IVau élevée, calculée d'après le volume engendré parles exeufsions despislons; il doit-su^ bir une réduction d'environ l^ pour cent à cavse du déehet des pompes.

le bmlanoiar des machinée tl'épuiêemintpewi être supprimé.— Les machines à simple effet et à détente du système du Gomwall'étanl sans contredit les plus parfaites de celles qui sont généralement employées, je ne décrirai pas les machines à vapeur d'épuisement d'une moins bonne construction qui existent encore sur un grand nombre de mines, où l'on ne s'inquiète pas beaucoup de l'économie du corn* bustible. On peut d'ailleurs , en conservant le système des machines du Gornwall, adopter des dispositions différentes. Ainsi, il est possible de supprimer le balancier, en installant le cylindre de la machine au dessus du puits, et en attachant directement la maîtresse tige des pompes, à la tige du piston qui traverserait le fond inférieur du cylindre. La vapeur motrice serait alors admise sous le piston , et la course des pistons des pompes serait égale à celle du piston de la machine motrice. Cette disposition , semblable à celle dont la machine à colonne d'eau du Huelgoat offre un exemple, est appliquée, sur plusieurs mines de houille de la Belgique et de la Prusse, à des pompes mues par des machines à vapeur.

Des foyers et chaudières. — l\ nous reste à faire connaître les formes des foyers et des chaudières qui sont les plus favorables à la production de la vapeur motrice.

Chaudières usitées en France. — On fait communément usage en France de chaudières cylindriques à deux^ ou plusieurs bouilleurs, lorsque la force élastique de la vapeur doit dépasser une atmosphère 1/2 ou 2 atmosphères au plus. Pour les machines à basse pression, on emploie encore assez fréquemment les chaudières de. Watt , dites â tombeau ou à chariot , en anglais waggon headboilers.

£mu mtporiêêe par kilogramme de houille dans ces chaudières, — On trouve dans les divers ouvrages publiés sur les machines à vapeur i|ue la combustion d*on kilogramme de houille sur les grilles des cfaaiidttres cylindriques à bouilleurs , vaporise de 5 à kilogrammes d'eau. M. Péclet, dans son Traité de la chaleur^ lr« édition , p. 19t), oite oomnw un résultat extraordinaire , une vaporisation moyenne de 7«u* ,20 d'eau par kilogramme de bouille , obtenue par M. Edouard Kcechliti. L'on recommande que la surfacede chauffs de la chaudière , omnprenant la surflace exposée directement à l'action de la flamme , et celle qui est léchée par les gaz cbauds , résidus de la combustion, dans les carneaux qu'ils parcourent avant de s'éeouler par la cheminée, 9oit proportionnelle à la quantité d'eeu qu^ou veut vaporiser dans un temps donné , et qu'elle ait un mètre carré par 30 ou 25 kilogrammes de vapeur à fournir par heure (Péclet , Traité de la chaleur, pa^e ^04).

Ces assertions sont d'ailleurs conformes aux expériences pratiques de plusieurs constructeurs ou propriétaires de machines à vapeur, qui , en essayant des houilles de diverses provenances sur les grilles de chaudières semblables, ont trouvé que les quantités d'eau vaporisées par kilogramme de houille variaient de 5 à 5 1/2 kilogrammes, suivant la qualité du combustible , s'élevaient quelquefois à 6 kilogrammes , et dépassaient très-rarement ce dernier chiffre.

Eem vaporisée dans les chaudières du Comwall, — Plusieu rs observations faites sur des chaudières des machines d'épuisement des mines du Comwall , en jaugeant l'eau foulée dans ces chaudières , ont été publiées dans ces dernières années, et jointes aux tableaux mensuels de l'effet utile des machines; d'après ces observations, un kilogramme de houille aurait vaporisé dans une marche régulière 8 kilogrammes , souvent 9 , et même quelquefois jusqu'à 10 kilogrammes d'eau et au delà ; des résultats aussi écartés de la pratique habituelle ont naturellement trouvé peu de personnes disposées à admettre leur exactitude.

Les observations faites en dernier lieu à l'établissement d'Oldford, par M. Wicksteed , sur des chaudières à tombeau deWatt et Boulton , et sur des chaudières du Gornwall , ne permettent pas de douter que , si quelques-uns des résultats publiés dans les tableaux mensuels du Cornwall sont exagérés , la quantité d'eau qu'il est possible de vaporiser par la combustion d'un kilogramme de houille , ne dépasse trèsnotablement le produit obtenu des chaudières cylindriques à deux bouilleurs ] mais il faut pour cela que les chaudières aient de graudes dimensions, une surface de chauffe étendue, et que les surfaces des

grilles soient beaucoup plus grandes qu'où ne les fait généralement en France.

Nous citons les résultats obtenus par Tingénieur d*01dford , et nous donnons d*après lui , dans la PL LXIII^ les dessins des chaudières des deux systèmes qui ont été le sujet de ses expériences.

Observations de M, Wicksieed.^Cfutudières de W^U pour la basse pression , et du Comwall pour la moyenne pression. — La chaudière de Watt , /2^. 1 et 3, PI. LXIII, est alimentée par un distributeur mécanique , dit Stanlex's Feeder^ qui projette d*une manière continue sur la grille la houille concassée en petits morceaux. La fumée et les gaz résidus de la combustion lèchent d'abord la fooe inférieure et concave de la chaudière, ils reviennent sur le devant par un tuyau à qui traverse la capacité remplie d'eau. A la sortie de ce tuyau , le courant se bifurque , et ses deux branches se réunissent de nouveau à la base de la cheminée , après avoir parcouru les carneaux latéraux B, B^ Deux chaudières semblables sont établies à côté l'une de l'autre , dans le même massif de maçonnerie , pour le service de la machine de BouUon et Watt , dont nous avons fait connaître les dimensions et le travail mécanique. La machine du Gornwall du même établissement, est desservie par quatre chaudières cylindriques , semblables à celles qui sont représentées par les fig.Z et 4; chacune d'elles se compose d'un cylindre extérieur , d'uu' cylindre intérieur non concentrique au premier , sur le devant et dans l'intérieur duquel est établie la grille; un bouilleur cylindrique est placé dans le cylindre intérieur, s'étend seulement dans la partie qui est au delà de la grille ; sa tète ressort à l'arrière du massif de maçonnerie. Le courant de flamme et de gaz chauds, après avoir circulé autour de ce bouilleur, dans le cylindre intérieur contenant le f6yer , se bifurque et revient à l'avant, en passant dans les carneaux latéraux B, B^; ses deux branches se réunissent ici de nouveau , et passjent sous la chaudière , pour se rendre à la base de la cheminée. Le combustible était chargé à la main.

Les dimensions des chaudières^ traduites en mesures françaises , sont consignées dans le tableau suivant :

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L*épaimetir de U tôle est et 1S"Wl,.7 (1/2 ponce atiçlais) pour les ehaudières du Gornwall.

La chaudière à chariot est composée de feuilles de tôle de diverses épaisseurs. Sur le fond el jusqu'à 0»,C0 de hauteur sur les côtés, \e% feuilles ont 9™«"-,5 (5/8 de pouce anglais); sur le surplus des côlés^ leur épaisseur est de 7"»»"- ,9 (5/16 de pouce) ; sur le dôme , de 6»»ii-,5 tl/4 de pouce anglais).

Voici les résultats détaillés de quelques-unes des expériences de M. Wicksteed :

Les 4 chaudières cylindriques du Cornwall marchant ensemble , et le féu étant conduit de manière que la combustion fût très-lente , on brûla sur les 4 grilles 21.308 Uvres (9.661"i.,36) de houille, en Uâ heures 1/2, pour vaporiser 174.710 livres (79.21 e^^ii^lO) d'eau. C'est la combustion la plus knte sur laquelle l'auteur ait fait d«»^bscrvations. ^

En poussant le feu plus activement , sous les mêmes chaudières, on brûla sur les 4 grilles 99.120 livres (44.942»îi.,47) en 288 heures, pour vaporiser 861.127 livres (390.447'»i»-,71) d'eau.

Le combustible employé était de la houille en petits morceaux de Newcastle, de la meilleure qualité (small Newcastle coalsy ofthe best quality).

Les chaudières étaient recouvertes de cendres, pour éviter les déperditions de chaleur.

On voit que par une combustion extrêmement lente , on a évaporé 8kii-,i99 d'eau par kilogramme de houille brûlée ; et lorsque la combustion a été poussée plus activement, 1 kilogramme de houille a vaporisé 8kii.,687 d'eau. M. Wicksteed corrige ces résultats pour tenir compte des températures de l'eau d'alimentation , qu'il ramène à 80 degrés F. (26,06 degrés centigrades) , et substitue respectivement aux chiffres ci dessus 8"i-,258 et 8»i-,605. L'eau était prise à 71«,5 F. dan$ le premier cas , et 91 degrés F. dans le second.

En prenant le rapport de l'eau vaporisée et du combustible brûlé aux dimensions des chaudières rapportées plus haut, on arrive aux résultats suivants :

ÉPUISEMENT DE.<; EAtX DES MINES.

UOOlLLfi

EAU

EAU

HOUILLE

brûlée

EAU

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évaporée

EAU

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