Consh^uction des clapets dormants let dès soupapes
Les chîpets dormants ordinaires {J,j4\A^\à^\ llg. ï, pi. LXVI) reposent sur un manchon de cuivre jaune; celle boite, en forme de cône tronqué et renversé , est évidée suivant une surface cylindrique, i rinicricur de laquelle est ménagée, sur Tun des diamètres , une paroi de même métal a.
Les clapets ou valves 6,6* sont formés d'un disque cireulaire taillé dans un cuir de 0.006 i 0.008 mètre d*épniàseur et recouvrant presque toute la ba^e supérieure de la boite conique. Sur ce cuir sont appliqués quatre segments de tôle ; les deux plus grands , à ta face supérieure; les deux petits, à la face inférieure; ces piéûes^ reliées avec des rivets , sont ajustées sur le manchon conique au moyen d*une traverse en fer ee et de deui boulons serrés par des écrous. Il résulte de cette construction déut ailes de papillon reposant , par leur circonférence , sur lè pourtour de la boite et qui ont pour charnières le cuir laissé è nu suivant lè diamètre. Les manchons, exactement tournés et cannelés I leur éufface extérieure , d*eihb6itèM dans un siège alésé, sahs autre intermédiaire qu'un léget* enduit de minium et d'huile siccative. Le bon ajustement èà pièces rend les joints complètement imperméable! k Teàit.
Lorsque les clapets ëi) s'ouvrant décrivent tth al^ de cercle trop développé , ils se renversent en arrière A ne peuvant se refermer avec assez de promptitude, ib laissent ainsi échapper de notables quantités d*eau , immé^ diaiement refoulées dans le réservoir. Cet inconvénient e^ prévenu par rajustement entre les deux clapets d*oreilles ou de branches d'arrêt en fer (fig. 2), destinées u limiter
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les excursions des ailes et à ne leur permettre de s*ouvrir que d*une quantité donnée.
Les valves , sans trop s'écarter de leurs sièges , doivent Cependant offrir des ouvertures suffisantes pour que Tétran- Cernent de la veine fluide ne crée pas des Trottements trop e6t)sidérabtes. Cette considération a engendré une modificatibn consistant dans Temploi d*une aile unique de grand diarnétre , qui , sans s*élever à une plus grande hauteur, livré aux eaux un passage plus facile et plus large. Là figure Z B,B^ offre Texempie d*une semblable disposition , employée dans les pompes deis mines d'Anzin. Le clapet c est un segment demi-circulaire , formé , comme èi-tiessus , de valves en cuir consolidées par des plaques dé fèr et réunies par des rivets ; il est mobile autour d^une charnière et vient buter contre une verge de fer d, qui Tempéche de se renverser au-delà d'un point donné.
L'ustire très-prompte du cuir employé comme charnière 8 engagé les exploitants à employer d'autres soupapes éntièi^ment métalliques.
Les dépets des pompes de CornWaI (fig. 4 C^C), ré* ^tÂniétïi appliqués à plti^ieurs appareil) du district de <%àifen)i , ont pour objet des Uiyàùx d*an assee grand HiiiniëfrT. Ce sont deux disques demi-circulaires t, t\ éga^ Itment en cuir et en tôle, sur tequels sont boulonnées Hem péhlures k,k\ dont les e!ictrémités , terminées^ar des anneaux , se rattachent à un axe placé sur le pourtour life hi boite. Le but de l'inclinaison donnée aux valves lest <fè créer , avec la même hauteur de soulèvement , une pliis gi'ande section pour le passage de Teau et de rendre pliis fiteile la levée de ces organes.
Lèis soupapes à ailes de papillon , évidemment les nreiU letorèH-, sont aussi Tobjet d'une préférence presque universelle. Cependant remploi des soupapes sphëriques ou
coniques est avantageux lorsque les eaux enirainent avec elles des sables^ des graviers ou d'autres corps dors. Elles sont exclusivement métalliques.
Les premières (fig. 7) consistent en un segment sphérique, appliqué sur un anneau creux de même forme. Ce segment est guidé dans son mouvement vertical par une tringle en fer, dont les extrémités traversent un étrier et un appendice venu à la fonte , ajustés au-dessus et au-dessous de la boite creuse. L*u$age de ces soupapes est fort restreint.
D'autres soupapes (£,£', Gg. 5) sont formées de disques en cuivre qui, régulièrement planées à leur surface inférieure, s'appliquent sur le contour d'une boite conique creuse. Les joints en sont rendus étanckes par un ajustement soigné et quelquefois par l'interposition d'une rondelle de cuir.
Les soupapes coniques ou à coquille employées dans les pompes de Huelgoat (Département du Finisterre) sont en bronze (fig. 6 Z),D'D'f); elles s'appliquent sur les rebords également coniques d'une boite avec laquelle elles sont soigneusement rodées ; leur surface supérieure est renforcée par des nervures ; elles portent à leur centre une tige coulant dans un œil cylindrique percé au point de croisement de deux traverses. Les saillies s s , ménagées sur le pourtour de la boite , servent à intercaler l'organe entre les brides de deux tuyaux consécutifs. Elles sont également ajustées sur le fond de la chapelle et fixées à l'aide de trois coins enfoncés dans le pourtour du joint, revêtu lui-même de mastic.
La figure 8 représente une autre soupape conique, reposant sur un siège z,z ; elle est guidée par une tige verticale traversant une ouverture cylindrique pratiquée au milieu d'une traverse horizontale y ; la course en est limitée par ppe clayeit^.
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Les soupapes inventées par Hornblower pour les machines d^épuisement du Gomwall ont élé appliquées avec succès aux pompes d*un grand diamètre de l'établissement hydraulique d'OIdford^ à Londres. Elles ont été modifiées dans leurs détails de manière à se lever et à s'abaisser par l'effet combiné de leur propre poids et du jeu du piston* ( 1 )
Ces soupapes, destinées a soustraire les pompes aux chocs et aux vibrations qui se font si vivement sentir par l'emploi de tuyaux d'un grand diamètre, sont représentées dans la planche LXVI. La figure 9 ^ est une projection horizontale de l'appareil vu par dessus; la figure 9, une section par un plan vertical de la soupape soulevée. Les figures 10 et 11 sont une coupe et une élévation de cet objet séparé de son siège, et les figures lO'^'* et 11 ^'** une élévation et une coupe du siège. Les mêmes lettres correspondent aux mêmes organes dans les six figures; ayû.a^ siège en fonte ou en bronze formant la partie fixe de l'appareil; 66, valve ou partie mobile, ordinairement en bronze; cc^ c^ c\ dd^ d^d\ surfaces annulaires soigneusement dressées par lesquelles , la soupape et son siège étant mis en contact , les communications entre le dessus et le dessous sont interrompues. Lorsque la partie mobile est soulevée , le contact cesse et l'eau circule ainsi que l'indiquent les flèches de la figure 9; é«, canal annulaire dans lequel se loge une lanière en cuir , destinée à prévenir les fuites d'eau qui, sans cela, pourraient survenir entre la base du siège et la paroi sur laquelle elle est fixée; /"/*, cylindre servant de guide à la valve; 47, saillie ménagée
( 1 ) SpéciflcalioQ da brevet dUnvenliOQ de MM. Harvey et West , mécaniciens à Hayle ( Gomwall ) , publié par M. Wicksieed. Traité fCExptaUation des Mines de M. Combss, tome IH, page 377.
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sur le cylindre qui , s*engageani dai^s une entnilte éorrespondante de la partie mobile, prévient les mouvenientl Aè rotation de cette dernière; h h, disque destmé li RfiiFtéV les excursions ; et o , surface annulaire déterminée de hiAnière que la valve soit promplement soulevée par là pfèli^ion de Teau ascendante.
Les soupapes qui viennent d'être décrites s'appliquent au$si bien aux pompes élévatoirés qu'aux pompes fbu* lantes et aux autres appareils d'épuisement.
En général , ces organes doivent être assez solides pour supporter, sans se détériorer ou se déformer, tout le poSik de la colonne d eau ; elles doivent ^ fermer hermétique^ ment ; leur forme et leur pesanteur doivent être feBëi qu'elles retombent promptement sur leur siège, dcis ^U^elléè ont été traversées par le courant liquide.