‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 137 sur 188 · MaUresseS'-tiges à tractitm directe · texte numérisé non relu

MaUresseS'-tiges à tractitm directe

Dans les dispositions précédentes , la maitresse-tige , placée latéralement aux pompes , éprouve , & chaque point

(I) Les figures 8 et 9 représentent Tassemblage de trois tiges de pompes en un même point de la mattresse-tige. L*ud des appareils est foulant ; les deux autres , soulevants, atteignent le fond du puits ; ils sont destinés à se suppléer Tun Tautre , en cas de réparations.

490 CHAPITRE VU — IV*. 8e<:tior.

d'attache des tiges de pistons, une riésistanae oMiqutf tepdilil è rinfléchir , en divers points de sa hauteur , lantAt à droite , et tantôt à gauche. Cette disparition erée aéoasiiirr rement des vibrations et o)éme des dislocations, f^ em* tribue toujours à absorber inutilement une partie d^ r^#|fl communiqué par le moteur. Daps le but de porter ffh mëde à cet inconvénient , divers constructeurs oqI îmginé de placer les pistons plongeurs les up^ aurdean» des autres , en faisant coïncider leur aie et celui de la

Le système mis en usage pour les tirants en bois 46 l'appareil d'épuisement de la mine de Houssu est indiqué par les figures 8« 6 et 7 de la planche LXVIII. Les oonpi de pompe sont enveloppés d'un chAssis rectangulaire, eraipesé de deux pièces de bois JJ^J^À^ solidement assupir blées avec le corps de la maitresse^ige BB* , partoui où celle-ci est interrompue. Les glissements des suffima sqnt prévenus par des entailles c,e, c^c^ pratiquées sur ebaeune des pièces de l'assemblage , dont l'adhérenee résulte de quatre étriers serrés par leurs éerous* La iaiigeur inlérieuise du châssis est rigoureusement suffisante pour embrasser le corps de pompe ; en outre , les pièces d assise f lui servant de guide , il ne donne lieu à nucune vîbraiieii pendant le mouvement alternatif. Enfin , le pistfts plongeur D est fixé au prolongement de la section supérieure du tinint par un enfourchement dd, un bout de tige et un écrou e.

Une semblable disposition force ft démonter le cadre pour retirer le piston. Quoique cette nécessité soit fort rare^ le constructeur a cru devoir faciliter cette opération dans les appareils exécutés ultérieurement. Il lui a suffi, pour cela , de ne pas engager ; dans la cavité intérieure du piston , le prolongement de la maîtresse tige , mais une pièce de bois indépendante , ^oni la tète s« raUftche.

TIGES BT NAITRES-TIEANTS. 491

par ÀM boulons « à quatre traverses horizontales , fixées éeux è deux sur deux faces opposées du châssis.

Lorsque le diamètre des tuyaux est plus considérable et que les eaux doivent être épuisées à une grande pror* fondeur, deux tirants sont disposés de chaque côté des eorps de pompe , sur toute la hauteur du puits ; les pi»« tons s'y rattachent par le même ajustement que ci-dessus.

Les pièces latérales des châssis de Fappareil d'épuisement de Houssu , coupées ainsi que l'indique la figure , proviennent de bois d'un très«fort équarrissage et sont , par eonséquent , assez coûteuses. Cette dépense peut être diminuée en remplaçant ces épaulements par des pièces CyC (fig. 98 et 29, pi. LXVI), intercalées entre la partie latérale du cadre et la maîtresse tige. Ce mode d'ajustement, appliqué au tirant des pompes de l'Agrappe, a été trouvé aussi solide que le précédent. Le piston s'y rattache au moyen d'une pièce de fer forgée en coin , introduite parallèlement aux fibres du bois.

7ÛK* Déterminer téquarrisMge des tiges de pistons et des maîtresses liges en bois.

D'après l'expérience, non -seulement les efforts de traction auxquels peut être soumise une pièce de bois employée dans les constructions , ne doivent jamais être assez énergiques pour altérer l'élasticité de ses fibres et déterminer . leur allongement permanent ; mais encore la force agissante ne peut être que le tiers environ de celle qui les déformerait d'une manière définitive (1). Or, la charge capable d'occasionner la déformation du bois tiré dans le sens de ses fibres est le quart environ de celle qui

( 1 ) P<weEUT , M4caniqu$ inéHstrieUi.

492 CHAPITRE VI. — IV*, SECTlOlf.

en déterniine la rupture, savoir : 201 kilogrammes pour le cbéiie et 214 pour le sapin rouge; en sorte que le tiers de ces nombres sera la limite maximum du poids que peut supporter chaque centimètre carré de la section transversale d'une tige en bois , maximum qui peut être réduit & 60 kil. en le rendant uniforme pour les deux essences. Mais comme une tige , dont la longueur fort grande relativement k son équarrissage , est éminemment sujette à la flexion et aux ruptures ; comme elle doit pouvoir se soutenir ellemême , le constructeur doit faire subir au chiffre indiqué ci-dessus (60 kil.) de nouvelles réductions proportionnelles aux équarrissages , s'il veut que Tappareil se trouve dans des conditions normales ; c'est ce qui sera rendu sensible par Texcmple suivant.

Soient à déterminer les sections d'un tirant de sapin et des tiges partielles d'un appareil élévatoire d'épuisement composé de six jeux , ayant tous la même hauteur verticale. Les éléments du calcul sont :

Diamètre des corps de pompe • • • . 0.30 m.

Hauteur comprise entre les niveaux d'eau de deux bâches consécutives , ou hauteur de la colonne d'eau élevée par chaque jeu S8 m.

Longueur totale de la tige du piston jusqu'au point d*altache supérieur « . 60 m.

G)lonne d'eau pressant sur le piston au moment où il va commencer son excursion ascendante , ou partie im« mergée de la tige 55 m.

Poids d'un piston et des armures d'une tige. • 320 kil.

Poids du mètre cube de sapin 650 »

Les armures de la maîtresse tige, divisée en trois parties égales , pèsent respectivement , à partir du fond du puits et pour les trois sections, 2,300, 2,840 et 3,160 kil.

La tige d'un piston soulevant est un prisme ordinaire-

tIQES ET MAlTRES-rmANtà* 49S

ment à section carrée, plongé en partie dans Feau des tuyaux ascentionnels. Les forces qui tendent à rallonger dans le sens de ses fibres sont :

1*. Le poids de la colonne d*eau à soulever, ou 0.30* X 0.7854 X 50 X 1000= 3534.3 kil. (4)

2*. L'effort nécessaire pour vaincre les frottements, effort évalué à O.i du poids de la colonne d'eau (3) 353.4 »

3*. Le poids du piston et des armures de la tige 320 »

4207.7 kil.

4''. Celui du bois de la tige, moins la poussée résul* tant de son immersion dans Teau; car cette pression, agissant de bas en haut, diminue d'autant la charge appliquée à la partie supérieure de l'appareil. Le poids d'un métré cube de sapin étant de 650 kilog., une pièce de 52 mètres de longueur pèsera par centimètre carré de section :

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