Comtruction des machines à chevaux
Il importe de dire quelques mots sur la construction de ces appareils, dont le mineur est quelquefois chargé et qu'il doit toujours réparer.
L'nrbre, de 0.30 à 0.40 mèire d*équarrissage , BtiivaH! h force de la machine, est en bois de chêne; cytindriqtté à ses deux extrémités , à section octogonale dans sa partie teAtrale et quadrangulaire dans les points qui doivent porter les ajustements du. tambour; ou, plus simplement, quadrangulaire dans toute la partie comprise entre les deux extrémités cylindriques. Celles-ci sont toujours munies de ftnettes pour prévenir les fentes et les gerçures. L« pdint d^ppui inférieur du cabestan doit être situé à une certaine hauteur au-dessus du sol du manège , afin de préserver le tourillon des ordures et de diminuer la portée de Tarbre^ Cette base, suivant les localités, consiste en maçonnerie ou en charpente.
Le pivot sur lequel tourne Tappareil , de même qM la crapaudine qui le reçoit , sont des objets de forme el de construction très-variées. En Belgique , les forgeront (fig. 1 1 , IS et 13 ^^', pi. L) introduisent , dans une écban** erure pratiquée & la partie inférieure de Tarbre , un bloe de fer carré , fixé d'une manière invariable et consolidé BU moyen de deux ou trois frettes. Puis, dans une oatM i>ectangulaire ménagée au milieu de ce bloc , ils font péné^ trer de force un pivot de même forme qu*iis escient , si \t hes(Àn Texige. La crapaudine , formée d*une plaque d'fteier, iK>mienl une cavité hémisphérique dans laquelle te pivot m meut avec facilité; comme elle doit être à Vabri des ëbran* kments latéraux et des affaissements , on Tencastre danà «m bloc de bois dur, supporté par une maçonnerie et pat deux pièces disposées en croix , ou à la partie supérieut^ d*un dé en pierre de taille.
En Allemagne (fig. 6, 7 et 8, pi. LI) , le pivot s s'enjlfage dans un cylindre en fer t , surmonté d'une palette u Ibrgéè dans le même bloc et destinée à pénétrer dans une entaille pratiquée suivant le diamètre du cabestan. La cne-
MACHINEU A «aUTTES. )^i
piydiiie ùyi? , Ibrmée dt deux bottes , Pune en fier et TnViife en acier , est fixée sur un poteau carré d* (fig. \); celui-ci, àsf»emMé sur deux pièces de bois en croix w, w* , est Mifiteiiu par quatre contre-fiches dj<P. Les coins, inter^ ]^és au-dessous du coussinet , ont pour but de maintenir èfe dernier en place et de permettre de le retirer par une Miancrure latérale lorsqu'il est usé ; cette opération se fait alim sans déplacer Tarbre et en le soulevant de quelques liiHîinèifea»
Lé pivot supérieur n'a ^as une aussi grande solidité , fftats il doit être solidement attaché pour résister aux pres« iioni latérales ; sans cela , il quitterait sa position normale et h marche du tambour deviendrait irrégulière. Ce pivot dt itfistallé , soit dans une crapaudine fixée contre un l^mfliier , «oit dans une cavité cylindrique comprise entre deut pièces de isharpente réunies & l'aide de boulons.
La surface des tambours cylindriques (fig. 12 et 13, pi. L) est formée de douves jointives de 0.05 mètre d'épaisseur et de 0.10 à 0.12 mètre de largeur, clouées sur les circonfé* rences de trois couronnes en bois. Ces couronnes , simples oa doubles suivant la force de résistance réclamée de Tap^ pareil , sont construites , tantôt d'une simple série de jantes assemblées bout à bout avec tenons et mortaises , tantôt de deux séries, disposées de telle façon que les joints des deux jantes eorrespondent à la partie pleine de la jante superpnosée. Chaque couronne est attachée à l'arbre vertical au moyen de quatre solives disposées en croix ^ celles-ci sont reliées entre elles et avec les jantes par quatre goussets et huit centre-fiches. Les couronnes , placées aux deux extrè^ mités du tambour , font saillie sur la surface de ce dernier, en sorte que Textrémité des douves peut être introduite dMs une échancrure annulaire pratiquée au milieu de leur l»rgear. La couronne inférieure , sur laquelle s'applique le
!9Î CHAPITRE V. — VII*. SEcno?r.
frein , doit avoir une assez forte épaisseur et surtout une assez grande solidité.
Les tambours coniques ou spiroïdaux (fig. 4 et 5, pi. LI ) sont formés de dix solives verticales assemblées sur deux plateaux circulaires , où elles sont maintenues à l'aide de chevilles. Aux deux extrémités du tambour se trouvent deux couronnes, grandes bases des deux cônes , liées avec Tarbre au moyen de solives disposées en croix et de contrefiches. La partie cylindrique , interposée entre deux cônes , se compose d'un certain nombre de disques superposés et réunis entre eux ; et les spires , de madriers dont l'épaisseur est un peu plus forte que le diamètre des cordes d'extraction ; ces madriers , entaillés en forme de segments de cercle, sont d'ailleurs séparés par Tintercalation de petites luttes appelées à jouer le rôle de la partie saillante d'un filet dans une vis. Enfin , le tambour est préservé de tout mouvement de descente au moyen de contre-fiches inclinées et appuyées contre l'arbre et sur la couronne inférieure.