‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 75 sur 188 · Echelles en bois · texte numérisé non relu

Echelles en bois

Les deux montants sont des pièces de chêne de 0.10 à 0.15 mètre de largeur, et de 0.03 à O.OB mètre d'épaisseur ; les échelons ronds , également en bois , plaoés à une distance de 0.20 à 0.25 d'axe en axe , sont d'un bon usage dans les localités où les ouvriers parcooreni les échelles nu-pieds; mais ils sont promptement détruits s'ils ont l'habitude de conserver leurs souKers ferrés* La

ÉQIBLLB8. 973

Ibnte ou le br maliàible sont alora plus avantageux ; mais le second, quoique d*UD prix plus élevé, est toujours préférable , en raison de le plus grande résistance qu'il oppose aux effets du frottement.

Les échelles verticales s'appliquent eontre les parois des puits , où elles régnent sans interruption sur des hauteurs souvent assez considérables; elles sont fort pénibles è parcourir et qe semblent applicables qu'au service des pompes^ et peat^tre aussi au sauvetage des ouvriers, en cas d'inondation ou de coups de feu.

Les échelles inclinées sont disposées, tantôt parallèlement 1^ unes aux autres (fig. 8 et 9, pi. LV), tantél en zlgsag , le pied de l'une correspondant à la tète de la euivante. Elles sont séparées entre elles par un palier ou plancher de repos formé de solives encastrées dans les parois du puits , et recouvertes de madriers. Dans les loca** lités telles que le Couchant de Mons , où le puits destiné aux échelles doit aussi servir au retour du courant veniSateur, les madriers fort étroits (fig. 10) comprennent •Btre euy des intervalles vides assez grands pour favoriser la circulation de Tair. Lorsque le mineur, opérant Ig descente sur des échelles parallèles , arrive au pied de l'une d'elles, il longe la paroi de l'excavation et se dirige directement vers la suivante , que l'on a eu le soin de pro^ longer au-dessus du palier d'une hauteur de 1 à l.SO mètre; ce sont les échelons de ce prolongement qu'il sabjt avant de s'aventurer sur l'échelle immédiatement inférieure^ Lorsque , comme dans la province de Liège , elles sont disposées en zigzag, le palier n'occupe qu'une faible partie de la section du puits; mais il ne peut avoir moins de 0.40 mètre de largeur , afin que l'ouvrier puisse se retourner. Le prolongement de l'un des montants est alors muni de manettes en fer , que le mineur

saisit cl*une main , pendant qu'il tient encore dans Tautre Tun des derniers rayons de Téchelle supérieure. Souvent le prolongement de celle dernière au-dessus du palier est pincé dans une situation verticale , afin d'absorber une plus faible partie de la section du puits ; mais cette disposition est vicieuse sous le rapport de la sécurité des ouvriers , en ce qu'elle crée une difficulté et provoque , de la part de ces derniers, des efforts plus grands au moment même où , fatigués de leur ascension , ils doivent quitter une échelle pour passer à la suivante.

Dans l'un et l'autre système , les échelles sont solidement attachées aux solives des paliers par de forts crampons, et supportées, en outre, par des bois intermédiaires de traverse, disposés au-dessous de tous les points de jonction des échelles partielles. Quant à la hauteur comprise entre deux paliers successifs, l'expérience démontre que la plus eon^venable est de sept et dix mètres : plus grande , le mineur^ astreint à des efforts continus d'une trop longue durée, ne se repose pas assez fréquemment; plus courte, le nombre des chances d'accident s'accroît, ces derniers ayant lieu principalement au passage d'une échelle à la suivante. Dans les échelles en zigzag , l'ouvrier n'est pas arrêté dans sa chute par le palier immédiatement inférieur, circonstance assez habituelle lorsqu'elles sont disposées parallèlement. Mais deux inconvénients sont inhérents à l'emploi de ces dernières : le premier, de peu d'importance, consiste dans la dépense de temps et de la force appliquée au parcours du palier sur sa plus grande longueur; le second , dans l'abandon de l'échelle avant de pouvoir saisir la suivante, mouvement pendant lequel surviennent la plupart des chutes.

627. Dt Vinelinaisùn la plus favorable à donner aux échelles.

La position plus ou moins inclinée de ces appareils doil éli'c prise en sérieuse considération sous le rapport de la fatigue et des accidents auxquels les ouvriers sont exposés. La fatigue éprouvée par ceux-ci est d'autant plus intense que les échelles se rapprochent davantage de la verticale , puisqu'alors le centre de gravité du corps humain se trouve plus écarté de ses points dappui naturels. On savait depuis longtemps qu'une échelle formant un angle de 70 degrés avec le plan horizontal occupait la position la plus convenable quant au centre de gravité; mais c'est à M. Lambert (1) qu'est due la démonstration de cette vérité, déduite d'expériences directes. Les résultats^ consignés dans le tableau suivant, prouvent également que cet angle est aussi celui qui exige , de la part des mineurs , le moindre développement de la force musculaire des bras.

90 t0Hg «TtMte éeheU0,

maiNÂisoN

EFFETS PRODUnS

DE

SUR LE DYNAMOMETRE

OBSEâVATlORS.

V'OBDU.

Page 1