‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 152 sur 193 · DISTRICTS DE LA RUHR · texte numérisé non relu

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4il$7. E^pkfitatian deê couches plates par piliers et diagonales.

I^a mioe de gaeber et Neuack (0g* 3, pi. XXXIII) est sitM^ à un et deqii kilomètre i Touest de la ville d'Esseo. 1^ puit9 ^ et J? servent, l'un à rasséebement des tr^vaujc; l'autre, |i l'extraetion des produits. Ce sont les pruQTiiçrs dq district par lesquels on ait tenté le passage des marnes; ce^ stratifications, épaisses d'environ 37 mètres, q'oni donné liçy, lors du fonçage, qu'à de faibles venues d'eau. A l'ouest des précédents se trouve le puits aux échelles e% d'autres e}[cavatlons à petite section , servant au retour du courant ventilateur dans l'atmosphère.

La couche Dreckbanka une puissance de 1.40 mètre, y compris un bouage de 0.30 à 0.35 mètre d'épaisseur, Le champ d'exploitation , établi au niveau de 44 mètres , comprend deux tranches distinctes : l'une, située audessus de la galerie d'allongement abc -j l'autre , pu-dessous, formée par la galerie à travers bancs ef. Le procédé de déhouillement des deux tranches étant identique, il suffit d'examiner ce qui a été fait dans la trpncbe supérieure, la première enlevée.

La galerie d'allongement abc (Grand strecke), ou voie de fond, est accompagnée d'une galerie dgh (Sumf Hrecke) ayant pour objet de recueillir les eaux d'injljltration et de les conduire directement au puisard. Sur la galerie d'allongement sont établies des diagonales qui, telles qqe tA;, /m, s'éloignent en s'élevant au-dessus du point de leur origine; leur pente ne devant jamais dépasser 5 degrés , elles forment , avec la voie de fond , des .angles plus ou moins aigus, suivant l'inclinaison de la couche. Les galeries d'exploitation r^r^r (Oerter ou

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Abbau strecke) sont, quant à la moitié de leur largeur, affectées au roulage , tandis que leur partie d*aval reçoit en dépôt les produits stériles de la couche. Chaque uille occupe deux ouvriers. La largeur des galeries horizontales et diagonales dépend de la nature plus ou moins solide du toit; dans la couche Dreckbank, cette largeur n*est que de 3.82 métrés; dans Fûnffusbank, où le toit est ébouleux, les tailles n'ont que 3.20 mètres et les diagonales 1.88 mètre au plus. Quand la couche produit beaucoup de remblais , les galeries qui doivent les contenir atteignent quelquefois une largeur de 4.18 mètres.

Les piliers, compris entre deux galeries d*exploitation successives, ont une hauteur de 8 à 10 mètres; ils sont recoupés par des traverses {Veberhaùe) de 2.90 mètres. Les intervalles compris entre les diagonales sont fort irréguliers; la difficulté du roulage et l'entretien des voies est la seule règle observée à ce sujet.

On voit, dans la figure, la première tranche de la partie du champ d'exploitation située à gauche du puits complètement dépilée; la tranche inférieure en voie de dépilage et la partie de droite en préparation. La série des flèches indique suffisamment la direction du courant d air, qui, descendant par les puits d'extraction et d'exhaure, trouve pour sortir une ou deux excavations situées au sud, vers les affleurements des couches. Ordinairement le dépilage respecte les massifs inférieurs jusqu'au complet enlèvement de la rangée supérieure. Cependant , si une forte extraction est nécessaire, on attaque simultanément plusieurs rangées de piliers en disposant le travail de telle façon que les tailles supérieures précèdent celles de dessous, de manière à prévenir les accidents. L'arrachement s'effectue par ateliers dont le front est perpendiculaire & rallongement, et plus fréquemment m s'avançont de bas en haut. Si une galerie

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*^|elle que ik, doit rester ouverte après ledépilagt», on ménage sur ses parois un cordon de houille de 6 1/2 à 7 mètres d'épaisseur , qui la préserve de sa destruction. La tête des couches ayant été jusqu'à présent le seul objet de Texploitation , il a fallu songer, lorsque la partie è dépiler se rapprochait trop de la surface du sol, à introduire des modifications dans le mode d'arrachement, afin d'éviter les suites des éboulements , qui , se propageant au jour, détruisent les propriétés ou font affluer dans la mine les eaux des marnes. Ces modifications consistent à sacrifier une partie des massifs en se bornant à enlever certains quadrilatères de la couche séparés entre eux par d'autres quadrilatères qui restent intacts, en sorte que le dessin (fig* Z, pi. XXXIV) représentant ces travaux a quelque analogie avec les cases alternativement noires et blanches d'un échiquier, d'où leur vient le nom de dépilage en échiquier { Schachbretfœrmig abbau). Quant à la dimension des cases, si le toit est solide, les excavations et les piliers qui les séparent ont 6.50 mètres de laideur ; s'il est ébouleux , les premières conservant la même épaisseur, les seconds sont réduits à 8.50 mètres; enfin, lorsque la pression du toit est considérable, le massif est traversé par des galeries de 3.13 mètres que séparent des piliers de 6.30. Dans les terrains disloqués , le dépilage partiel est irrégulier : les piliers fort laides abandonnés pour soutenir les parties défectueuses du toit sont compensés par les petites dimensions de ceux qu'on réserve au-dessous des parties solides.

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