‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 160 sur 193 · mètres · texte numérisé non relu

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Le havage [Schmm) et Tentailie (Schlitz) s'exécutent dans le petit Ht de houille c, dont les produits, de mau-* vaise qualité, sont confondus avec les remblais.

La galerie à travers bancs il (fig. S) ayant rencontré la couche , les travaux d'exploitation s'élèvent successivement , en s*étendant à Test et i Pouest. La tranche à exploiter se divise alors en quatre chantiers 1, 2 , 3 , 4 {OrisUBsse)^ auxquels on attribue un numéro d'ordre en partant de la galerie d'allongement [Sohlenort). Ces tailles, subdivisées elles-mêmes en deux parties, forment une série de huit gradins renversés , dont l'un est représenté , avec son écha* faudage (Bûhne), dans la figure 13.

La taille n*". 1 est occupée par trois ouvriers , dont deux , appliqués aux gradins , en arrachent la houille , pendant que le troisième s'occupe à boiser et k relever les déblais. Le havage achevé et la couche dépouillée de son intercalation , ils abattent la houille , en commençant par le banc tendre inférieur, dont les produits 8*aocnroulent sur les échafaudages et sur le sol des galeries , afin que les blocs du banc supérieur ne se brisent pas dans leur chute. Le travail est le même dans les chantiers D**. 2 , 3 et 4 , qui cependant , vu leur moindre hauteur, n'occupent que deux mineurs.

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CfC^C sont des galeries de roulage aboutissant à des cheminées D, D évasées à leur partie supérieure et à l'orifice desquelles sont versés les produits des tailles n**. 1 et 2. La ligne ponctuée mn exprime la direction d*une voie diagonale masquée par les remblais; elle servira ultérieurement à révacuation des houilles provenant des ateliers supérieurs» En attendant le moment où , arrivée à terme , elle sera mise en activité de service, on emploie une espèce de couloir g g disposé pour faire parvenir provisoirement les houilles en D. Enfin, oo est un puits aux échelles ménagé dans les remblais pour la circulation des ouvriers.

La figure 9 représente, sur une plus grande échelle, ces dispositions, indiquées par les mêmes lettres.

Les galeries n'occupent qu'une partie de la distance comprise entre les deux parois de la couche. Le boisage des voies d'allongement (fig. 7) consiste en chapeaux t, en montants k et en contre-fiches / encastrées dans le mur« Les voies de transport intermédiaires sont revêtues (fig. 6) d'une semelle p capable d'empêcher le montant de s'enfoncer dans les remblais. Le boisage du point de rencontre des diagonales et des voies horizontales (fig. 8) se compose d'une traverse 9 encastrée dans le roc par ses deux extrémités et de deux étais à peu près verticaux ; le premier r porte sur une semelle s et forme une des parois de la galerie horizontale; l'autre r*, recouvert dun chapeau ^, appartient à la diagonale. A mesure que la pente s'accroît, la longueur du montant augmente jusqu'au point où, les boisages se séparant , les deux voies reprennent leurs formes et leurs dimensions primitives. Des chemins de fer sont établis sur les remblais.

Le charbon, arrivé à la base de la cheminée, est déversé dans les voitures au moyen d'une trémie qui permet d'en charger deux simultanément. Le fond de cette trémie, formé

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de madriers cloués sur quatre étais verticaux /, /, (Bg. 9), se trouve placé & une hauteur telle que les voitures pui^nt facileihent passer au-dessous. Deux ouvertures, faisant face flut deux directions opposées de la galerie d'allongement, àont fermées par des planches mobiles engagées dérHèré les sommiers triangulaires. Le traineur monte sur la maçoniterie, enlève la planche , provoque , à Taide d'une petië, le chute du charbon dans la voiture , et referme rbrifibé lorsque le vase est rempli.

464. Exploitation des couches fortement incUHées par tailles confiées et successives , en mafthànï de bas en haut.

Ce système (fig. 1 1 et 12 ), désigné comme le précèdent sous le tiom de Strossbau , s'applique aux couches dont leà intercalations , un faux toit ou un faux mur prodiilsèht une quantité suffisante de déblais.

Les deux galeries à travers bancs sont réunies pat deux puits ou cheminées A^L, K^V creusées dans le plati du gité. Ces puits, carrés ou rectangulaires^ servent, Tiin, & la descente des produits de Texploitation , l'autre , ft \â circubtion des ouvriers. Le mineur, partant delà base de ees chemintêes, ouvre une galerie 0 qui , après un percement de i ii ^ mètres , se convertit en une taille de 4.90 à 6.S0 mètréè de hauteur. Des madriers disposés horizontalemetit forihétil un canal à section triangulan*e ê destiné à réeoulement dei eaux et à la conduite du courant d*air ; au-dessus de té plancher tombent et s'accumulent les déblais dd chantier qui remplissent i*excavation, sauf un espace réservé àù ftfte, dans lequel s'effectue le roulage. Si les débris seHisCelik kfnt

DISTRICTS BB LA AUltR. 8 H

trop abondants, il faut, dans cette première partie de ropératioil , en extraire une partie , afin de se ménager l'espace nécessaire à la galerie de transport. La taille étant arrêtée à la limite du champ d'exploitation, les ouvriers s'établissent sur les remblais , reviennent vers la cheminée^ a^raehent la deuxième tranche et accumulent soos leurs pieds les produits stériles de la couche; parvenus k une distance de 4 ou 5 mètres du puits , ils s'arrêtent el réser* vent autour de ce dernier un massif de sûreté enlevé ultèrieuremem. Alors , perçant une nouvelle galerie 0* audeisus de la première , ils ouvrent de nouvelles tiiilles 3, 4 de même hauteur que les précédentes , et marchent alternativement en avant et en arrière, jusqu'à ce que la distance P comprise entre le faite et les rembais soit devenue trop grande pour qu'il soit possible de continuer l'arrachement. Cette circonstance détermine l'abandon de la p^emière excavation ; et le mineur, après avoir réservé en Q un pilier dont la hauteur est en t*aison hiverse de la solidité de la houille et en raison directe de la masse de remblais qu'il doit supporter, reprend l'exploitation par une série de tailles 1*, S* ouvertes au-dessus du massif.

Cette méthode est bonne pour obtenir le dépouillemenl cdmplist des couches à salbandes ébouleuses, pourvu qu'elles fournissent suffisamment de remblais ; la surface des roches cucâissanties mises à nu est réduite au minimum , en sorte qoe les bdià de soutènement employés ne sont qu'en petit nioïnbre ; leè débris des intercalations schisteuses se mettent immédiatement en place, et les houilles sont moins expdséfes à se briser que dans les autres modes appliqués à l'arraohement dos couches droites. Mais de semblables dispositions ne peuvent être employées dans les mines qui doivent fournir à une extraction notable.

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46$. Bamn de Saarbrudcen {Prwse rhénane).

La grande étendue occupée parce terrain carbonilërei dans lequel on a constaté l'existence de plus de trois œot couches; la puissance de celles-ci » comprise entre O.SO et 3.30 mètres ; un sol accidenté par des colline»^ dont les sommets s'élèvent à d'assez grandes hauteurs ; l'époque assez récente d'une exploitation régulière, sont autant de causes qui ont maintenu jusqu'à présent les travaux assez rapprochés de la surface du sol. Aussi la plupart des mines de ce district n'ont-elles actuellement pour objet que la tète des couches , dans la partie comprise entre les crêtes des éminences et divers plans horizontaux passant parleur base. De grandes galeries d'extraction {StoUen)^ creusées perpendiculairement à la direction des stratifications et débouchant dans le fond des vallées ou sur le flanc des collines, servent à faire parvenir au jour les produits de la mine. On les utilise également pour l'écoulement des eaux en pratiquant à leur sol une rigole latérale , i laquelle on donne une pente d'environ 0.003 mètre par mètre. Ces excavations , appliquées au service des mines de quelque importance, sont à double voie , afin que le transport par chevaux se fasse avec rapidité et sans encombrement ; elles ont ordinairement une largeur et une hauteur de 1.56 mètre lorsque le transport doit s'effectuer à bras d'hommes, et 5.10 mètres de largeur sur 2.3D de hauteur si Ton emploie des chevaux ; elles sont muraillées à leur orifice, à la rencontre des couches et partout où la nature du terrain réclame cette opération*

Le principe d'après lequel le mineur s'astreint à arracher d'abord les parties des couches situées au-dessus du niveau de l'exhaure naturel est avantageux sous le rapport de

BASSIX DE LA SAARK. .ll.l

Tasséchement des travaux futurs. Les puits d<3Xlraction sont en partie supprimés , au moins pour l'époque actuelle, et les excavations de cette' nature , rencontréeîs vers les affleurements, ne servent qu'à faciliter la sortie du courant d*air.

Le lecteur se fera une idée de Textension donnée aux galeries d'exploitation de ce district , par la circonstance suivante. En 1847, on ne comptait que trois machines à vapeur d'épuisement , quatre d'extraction et deux qui remplissaient cette double fonction ; la force réunie de ces neuf moteurs ne s'élevait qu'à SOO chevaux et n'était utilisée qu'en partie, tandis que le développement des chemins de fer établis dans les galeries à travers bancs comportait , à la même époque , une longueur dé 67 à 68 kilomètres.

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