BASSIN DE LA SAARE
la fois , en ayant l'attention de disposer ie travail de telle façon que Tensemble des tailles , formant une série de gradins droits, le dépilage des parties les plus éloignées soit toujours en avance sur celui des massifs les plus rapproches de la galerie d'extraction. De cette manière , l'arrachement ne produit pas de trop vastes excavations ; les affaissements du toit sont terminés lors de l'attaque du pilier voisin , et , enCn , les ouvriers ne sont pas exposés aux dangers des éboulements.
Le cordon de houille réservé le long des galerie^ horizontales s'enlève ordinairement pendant le dépilage ; mais cette opération n'est pas toujours possible ; fréquemment il importe de sacrifier ce cordon, afin d'arrêter les effets des incendies spontanés auxquelles sont sujettes les menues houilles de cette localité. Si un accident de ce genre se manifeste au milieu des éboulements des travaux supérieurs , les ouvriers se hâtent d'intercepter toute communication entre ceux-ci et les tailles en activité ; le pilier de sûreté reste en place , et ils obstruent chacune des galeries dont il est percé , par un barrage (fig. 9 ) formé de deux murs en briques a^a^ entre lesquels on tasse des lits successifs de sable ou d'argile.
468. Nouvelle méthode par galeries et tailles diagonales croisées.
On s'apercevait depuis longtemps des graves inconvénients du système précédent, dès que l'inclinaison de la couche devenait sensible ; car les tailles diagonales et les galeries horizontales forment alors , à leur point d'inlersection , un angle solide , qui s'éboule avec d*autant plus de facilité qu'il était plus aigu et que la coiîcîh» Cbt plus
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puissante. De là récrasement des cordons de houille el la dislocation des voies horizontales.
Dans le courant de Tannée 1845 , on imagina de dis* poser les galeries ainsi que Tindique la fig. iO, qui se rapporte à Texploitalion de la même couche , dans ia même mine, CD est la voie d'aérage et -*^C 5 la galerie d'allongement , percées comme dans le premier système j EF^ des galeries diagonales prolongées jusqu'aux affleurements ou aux anciens travaux ; leur tn* clinaison est de 3 ou 4 degrés ; elles comprennent entre elles des massifs obliques de 60 à 70 mètres. Les chantiers de préparation , également diagonaux y sont dirigés dans un sens opposé. Les piliers intercalés sont recoupés pour les besoins de Taérage par des traverses m , m isolant complètement le cordon de sûreté. Celui-ci , percé perpendiculairement à son axe par les garies d'exploitation , donne lieu i des angles à peu près droits , plus résistants que les angles aigus , et le pilier de $ùreié se conserve plus longtemps intact. Le dépilage a lieu de bas en haut , contrairement au principe exposé ci-dessus ; il suit la préparation d'assez près pour que les piliers n'aient pas le temps d'être écrasés La conduite da l'air est suffisamment exprimée par la série des flèches que contient la figure.