‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 19 sur 193 · Résumé des effets produits pendant les deux périodes · texte numérisé non relu

Résumé des effets produits pendant les deux périodes

l"". Quand l'air extérieur est plus froid que les parois des excavations , le courant s'établit en descendant par le puits dont l'ouverture est la plus basse , s'échauffe en circulant dans les travaux et sort par l'ouverture la plus élevée. L'inverse a lieu quand l'air extérieur est plus chaud que la roche : il entre par l'orifice le plus élevé et sort par le plus bas;

2o. Si les deux orifices sont situés sur le même plan de niveau , la moindre impulsion , en hiver , suffit pour déterminer un courant qui , en vertu de la vitesse acquise , persévère dans son mouvement lors même que la force d'impulsion cesse d'agir. £n été, et sous l'empire des mêmes circonstances , la circulation se ralentit peu & peu et finit par cesser tout-à-fait ;

I^S**. Pendant la période d'hiver, le mouvement de l'air, nul à l'origine, s'accroît d'instant en instant d'une quantité fort petite, jusqu'au moment ou la vitesse a acquis son maximum. En été, au contraire, si l'équilibre vient à se rompre , le maximum de la vitesse est dans le premier instant du mouvement ; puis cette vitesse décroit successive-

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ment jusqu*à ce qu'elle devienne uniforme. Il s*ensui( que la circulation de Tair doit être plus active pendant Thiver que pendant Tété ; c*est en effet ce qui a lieu, car, pendant cette dernière période , il est ordinairement lent et paresseux.

269. Action réciproque de la vitesse du courant sur la différence de température des deux co^ tonnes d'air.

A Forigine du mouvement, la différence de température entre l'air renfermé dans le puits d'entrée et celui que contient le puits de sortie , engendre la circulation dans la mine, et détermine la vitesse du courant. Si celui-ci est très-rapide, l'air, n'étant en contact avec les parois des excavations que pendant un espace de temps fort limité, ne peut céder ou absorber qu'une faible partie de chaleur, s'il est à une température respectivement plus élevée ou plus basse que la roche. Si le courant ne marche qu'avec lenteur , il aura le temps de s'échauffer au contact des parois, s'il est plus froid qu'elles, ou de leur abandonner de sa chaleur dans le cas contraire.

Le courant d'air réagit donc à son tour sur la différence motrice de température et diminue ou augmente son énergie en raison de sa vitesse plus ou moins grande. Ces deux actions réciproques se modifient à chaque instant et déterminent un maximum dans la vitesse et la différence de température, qui restent constantes tant que les circonstances ne changent pas. Dans la période d*liiver , cependant, si les puits d'entrée et de sortie ne sont qu'une petite fraction de la conduite formée par les travaux inté«

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rieurs, cîrconsjqnce normale en cas de grand développement, la force motrice sera d'autant plus considérable que le courant d'air sera plus rapide, parce que, en vertu de celte rapidité, conservant dans lej puits de descente une température très-rapprochée de la température atmosphérique, il se réchauffe considérablement dans le long parcours des galeries et acquiert , pour s'élever dans le puits de sortie , une chaleur h peu près égal^ h celle de la roche des excaVc'^tions.

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