‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 21 sur 193 · Des tours en maçonnerie · texte numérisé non relu

Des tours en maçonnerie

La circulation naturelle de l'air dans une mine ne peut avoir lieu que dans le cas où les orifices des deux puits sont séparés Tun de Tautre par une certaine hauteur verticale; mais comme la configuration de la surface du terrain ne se prête pas toujours à une semblable disposition , on a recours a une disposition artificielle consistant à construire une tour en maçonnerie sur Torifice de Tun des deux puits ; c'est ce que les mineurs liégeois» qui en font généralement usage , appellent une chetninée d'aérage. Ces constructions, dont la hauteur dépasse quelquefois 50 mètres, forment le prolongement de Texcnvation et établissent une différence dans le niveau des deux orifices. Leur section intérieure doit être égale à celle des puits ou, au moins, à celle des galeries souterraines; cependant on les étrangle souvent à leur partie supérieure, ce qui force le courant d'air à prendre une grande vitesse, toujours accompagnée d*une résistance considérable.

M. Gonot fait observer que les cheminées d'aéragc versant le courant ventilateur sortant des travaux dans des couches atmosphériques assez élevées au-dessus de la surface du sol et, par conséquent, plus froides que ces dernières, il en résulte une augmentation dans la différence de pression à laquelle sont soumises les deux colonnes d'air.

L'inconvénient des cheminées est d'occasionner des dépenses assez considérables et de mettre obstacle à l'emploi du puits d'appel pour l'extraction.

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