‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 29 sur 193 · Foyers d'Anzin · texte numérisé non relu

Foyers d'Anzin

Dans les mines du nord de la France , le désir d'obtenir une garantie contre les effets désastreux du grisou engage les exploitants & ne jamois alimenter les foyers avec 1 air qui a circulé dans les travaux , mais avec un courant emprunté directement à Tatmosphère.

La disposition indiquée par les figures 1 et 2 (pi. XVIII) se rapporte au foyer d'aérage du puits Ernest d'Ansin. Ce

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foyer, placé dans une excavation latérale A , est en com^ munication, d'un côté avec une galerie G où arrive le filet d'air pur; de Tautre, avec le puits de sortie, par une cheminée inclinée 1? C débouchant à une hauteur de IS à 30 mètres au-dessus du foyer; cette hauteur est regardée comme trés-suffisante pour que ni la flamme de la houille, ni les étincelles dragées par la combustion ne puissent arriver dans le courant d'air vicié. Celui-ci , provenant des travaux , afflue de la galerie K dans la chambre d'accrochage D pour remonter à la surface.

Le filet d'air pur arrive sur le foyer a ( fig. 5 ) en traversant une série de petits puits c^c^Cy (beurtias)^ liés les uns aux autres par de courtes galeries à travers bancs. Ces puits sont indépendants de la fosse principale, près de laquelle ils sont creusés , excepté sur la hauteur du terrain crétacé, où on les remplace par un compartiment g g {goyau ou rayon) pris dans le puits de descente; ce compartiment est isolé par une paroi imperméable formée de forts madriers jointifs. L'air pur descendant par le goyau et les beurtias arrive sur le foyer d'appel a, s'y réchaufie en fournissant l'aliment nécessaire à la combustion , puis s'échappe par la cheminée dans le puits de sortie, où il se mélange avec l'air vicié. La totalité de la colonne acquiert ainsi une température à peu près égale à celle qu'elle aurait pris , si elle eût passé tout entière sur le foyer.

Les petits puits C;C,c servent, en outre, à recevoir les échelles dont les ouvriers font usage pour pénétrer dans les travaux ou en sortir; en sorte que l'on est obligé d'établir une communication entre les échelles et le puits d'appel (également destiné à l'extraction); mais elle ne consiste ordinairement qu'en un boyau assez étroit et hermétiquement fermé par des portes très-solides, afin que

le eourant provenant des travaux ne puisse jamais refluer vers le foyer.

S11 n*est pas nécessaire de construire des beurtias pour les échelles , ou si Ton veut éviter cette dépense , assez considérable du reste 9 on extrait du puits de descente une petite branche d'air pur que l'on amène sur le foyer à Iravers une galerie dans laquelle il n'existe aucun dégagement de gaz inflammable ; puis on règle son volume au moyen de portes à guichet dont le regisure , plus ou moins ouvert, ne livre passage qu'à la quantité d'air nécessaire i Falimentation du foyer d'appel.

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