‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 63 sur 193 · PAR CHEVAL UTILE · texte numérisé non relu

PAR CHEVAL UTILE

Pistons.

25500fr.

Cloches.

Ailes

courbes.

Ailes

planes.

Vis.

Hélices.

Ailes

de moulin

à vent.

Roues. ;

(1) Données expérimentales résultant de rapplication du flrein dynamométrique.

(2) Ces deux sommes ont pour objet les deux espèces de roues pneumatiques.

(3) Les frais de premier éftaUiseement et de service donnés ci-des-

914 CHAPITRB III» ^- V°. SECTION.

Volume tFair aspiré. — Le volume maxiouiai appartieoi Qux roues pneumatiques doni le débit peut s*éiev«r à 12.6 M^ , sous unô dépression de 41 miUimètres. Les hélices et les ailes de moulin à vent les suivent de près, puis viennent les appareils à pistons et probablement à cuvea plongeantes. Les ventilateurs eentrifuges à ailes planes aspirent au maximum (1 ) 6<9 M^ , car on ne peut avoir égard aux 12 M' extraits dans la deuxième expérience, lorsque le ventilateur était soustrait aux résistances deê travaux intérieurs. Dans les circonstances normales, Tap** pareil de M« Pasquet prend immédiatement placé après celui de M. Fabry.

Dépressions. — La supériorité à ce sujet est encore acquise aux roues pneumatiques, dont la colonne manométrique maximum, de 86 millimétrés, correspond encore à un volume de 4.2 M^. Cet effet ne peut être produit par aucun autre appareil. Suivent les dépressions dues aux ailes planes (SS millimètres) et aux hélices (4S millimètres); la première se rapporte à un volume d'air insignifiant (0.98 M^); la seconde, à 6 AP.

Hauteurs perdues. -^ La vitesse absolue est grande dans les machines i pistons^ les appareils à forée ce»* trifuge laissent échapper Tair avec une vitesse plus grande encore , mais elle diminue successivement pour les hélices et les ailes de moulin à vent, et devient à peu près nulle pour les roues de M. Fabry. Les résistances de cette nature réduisent considérablement rexpresslon du travail utile.

Réêistances provenant de la dépression. — Elles croissent

8US se rapportent à un appareil de ce genre qui serait établi actaelld^ menl dans de bonnes conditions.

(1) On ne tient compte ici que des expériences de M. lo^ams, dans lesquelles la vitesse du courant a été mesurée avec ranémomèirc.

AÉAAOE MÉCANIQUE. 21 S

^ ^^te derifière, ainsi qu'on peut le voir en compa-

"^ '^ 4*. colonne du 2*- tableau avee la seconde du

''''^f. Elles croissent aussi avec Taipe des surfaces

'^^^ ft l'excès dé pression atmosphérique, en sorte

^^ ^^ appareite les plus puissants pour provoquer le

Poo^

^^t d'air d'une mine 9ont également ceux qui absorbent ,

j^^ cet objet, les hauteurs motrices les plus grandes.

Iai| ^^ ^^^' — ^^ machines d'aérage , considérées re-

Tciw^tnent à leur travail utile, peuvent être classées dans

^^€ suivant :

% Roues pneumatiques, effet utile . 0.53

^^. Cloches plongeantes 0.48

S"*. Ventilateur è hélices (Paquet). . 0.36

4*. Id. k ailes de moulin (Lesoinne) 0.25 à 0.36

5\ Id. à ailes planes (Letoret) . 0.24

^*. Machines à pistons 0.23

^. Vis pneumatique (Motte) . . . 0.17 & 0.20

8\ Ventilateur à ailes courbes . . . 0.15

Voleur véhale. — On commettrait une grave erreur

^^ pour se décider dans le choix d'un appareil d'aérage,

^^ considérait les prix d'une manière absolue, au lieu

"^ les mettre en rapport avec le travail obtenu, c*est^à^

^^ CD déterminant ce que coûte chaque cheval d'effet

^^''^ et en tenant compte des frais d'entretien relativement

^ ^ même unité. En marchant dam cette voie On peut

^''^^tiire comme suit : les machines à cloches plongeantes

^Mrtoiit celles è fnstons, prises dans l'état où elles se

^"Vent actuellement, doivent être écartées. Les vis et Ittk.

«iles de moulin sont , quant à l'achat et aux frais de

^^"^ice, d'un prix fort élevé, et, enfin, la discussion ne

f^^^ s'établir qu'entre les appareils à ailes planes, les

^^^^cs et les roues pneumatiques. Or, la seconde espèce

^ t^Hies , la seule que l'on construise actuellement , coûte

216 CHAPITRE m. — Y\ SECTION.

1,572 fr. par force de cheval utile et les deux autres respectivement 1 ,638 et 1 ,485 fr. Les frais de service et d'entretien ne sont , dans le premier de ces appareils , que de 500 fr., tandis qu'ils s'élèvent, dans les deux autres, à 1,315 et 1,089; ainsi, sous ce rapport, la supériorité est encore acquise au ventilateur de M. Fabry. Cependant, si une mine se trouvait dans des conditions telles que Tun des appareils de MM. Pasquet ou Letoret put suffire en tout temps au bon aérage des travaux, comme leur prix , considéré d'une manière absolue , est réellement infé* rieur à celui des roues pneumatiques , l'exploitant trouverait quelque avantage à les employer*

En résumé , les machines à pistons , ou plutôt les cloches plongeantes auxquelles on ferait subir les modifications proposées par MM. Trasenster et de Vaux, deviendraient comparables aux meilleurs appareils d'aérage. Les dépressions produites, quoique pour ainsi dire illimitées, n'ont ici qu'une très-faible influence sur le volume d'air débité, volume d'ailleurs suffisant pour la plupart des mines du continent.

Les ventilateurs à force centrifuge ne jouissent pas de celte précieuse propriété. Les volumes d'air aspiré dimi* nuent dans une progression énorme sous l'influence de hauteurs manomélriques légèrement croissantes. Malgré ce vice capital, ils fonctionnent encore avantageusement sur les puits des mines où l'on n'a pas à craindre des rétrécissements trop multipliés, des contours trop brusques, des galeries dans lesquelles le courant doive circuler en descendant , après s'être mis en équilibre avec la température intérieure, en un mot, pour des travaux à peu près libres d'obstacles. Car, s'il en était autrement, les résistances opposées au courant d'air pourraient s'accroiU*e de telle façon que le volume d'air cessât d'être en rapport

avec les besoins de rexploitation et qu'il en résultât de fâcheux inconvénients.

La vis de M. Motte se soustrait , par sa construction, à tontes les méthodes de calcul ; on n'en peut donc rien dire sons le rapport de la distribution des forces absorbées. Mais les faibles dépressions engendrées et les minimes volumes d'air aspiré la mettent nécessairement hors de concours, et la classent parmi les appareils applicables seulement aux mines peu développées.

Les appareils à ailes de moulin à vent déterminent la eirenlation de notables courants d'air , accompagnés de fort petites dépressions. Ils sont très-bien appliqués aux mines pour lesquelles ils fonctionnent , c'est-à-dire pour celles dont Taérage , en partie naturel , est d'ailleurs favorisé par des accavations régulières , et dont le courant d'air constamment ascensionnel peut circuler sous l'impulsion d'une faible colonne manométrique ; car ici , comme pour les appareils & force centrifuge, les ailes de moulin porteraient préjudice au volume d^air débité.

Les ventilateurs à hélices offrent les mêmes inconvénients, mais à un degré moindre , puisque le volume d'air reste encore de 6 M^ pour des dépressions de 45 millimètres. Aussi peut-il être avantageusement appliqué aux mines d'un développement moyen, sans craindre de trop graves inconvénients.

Enfin, les roues pneumatiques, dont les effets sont bien supérieurs à ceux des autres appareils^ semblent convenables pour toutes les circonstances. Cependant leur marche n'est pas compatible avec des dépressions trop basses, et comme celle»ei constituent l'un des éléments de l'effet utile, (diviseur des frais de premier établissement, pour obtenir le coût d'un cheval-vapeur), il s'ensuit que, dans le cas où l'exploitant a la certitude de ne pas ren«-

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cbntrer d'obstacles trop graves k Id eirculâtfOii de r«ir< des raisons d'économie lui feront préférer d'âutrei mo* leurs moins énergiques sous le rappdrt de rextfaction ou plutôt de FaiTachement de l'air de la minei

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