Considérations générales sur les haveresses
Ces outils agissent à la manière des coins , en s'interposant entre les feuillets des schistes ou de la houille , qu'ils réduisent en parcelles menues et enlr9inent hors de l'eqtaille ; aussi les arêtes , et principalement celles de k 3urface supérieure de Finstrument , doivent-elles être fort tranchantes. Le manche , devant être placé perpendiculairement au fer , exige un œillet percé normalement à l'axe. Le talon antérieur et le prolongement du dos de l'outil sur la partie postérieure du manche sont deux objets essentiels ^ en ce qu'ils maintiennent ce dernier dans une position invariable et l'empêchent de ^'incliner sur l'axe du fer. Il est impossible dç confectionner une baveresse telle que Içs surfaces latérales du fer, au point où il est traversé par le manche, ne présentent pa^ un renflenient nuisible au travail , puisqu'il empêche l'instrument de s'appliquer exactement sur le mur et qu'on est forcé de donner à l'entaille qne assez grande hauteur , pour peu qu'elle $oit profonde. Dans le but de diminuer oet inconvénient autant que possible , on amincit l'extrémité du manche qui péfiètre dans l'œillet, en augmentant sa largeur ; oj^ diminue et Ton adoucit la saillie du renflement en la raccordant , par qpe cQurbe peu prononcée, avec les surfacies latérales du corps de l'outil.
En Allemagne , ou donne aux œillets une section k peu près triangulaire , et même, dans l'arrachement des couches
AARAGHEMBirr DE LA HOUILLE. 543
fort minces , on se sert pour le havage d'instraments dont l'une des surfiaoes latérales est entièrement plane. Il faut , alors, deux espèces d*outils disposés Tun pour entailler de droite à gauche , loutre de gauche à droite suivant que la position l'exige.