District de Saarbrikken
Dans oeUe localité, les ouvriers baveut ed abattent la couche; ils arrachent le mur pour rendre horizontal le sol (le la voie, établissent les ehoiDins de fer et les entretiennent , de même que les ^riics Moessdires qu'ils parcourent; ils remblaient la taille et en font transporter les produits jusqu'aux plans inclinés ou aux |;ajerie8 d'allongement, si l'exploitation se fait par diagonales. Us emploient pour cette dernière opération des ouvriers spéciauip routeurs ou brouetteurs , auxquels ils accordent un salaire fixé par les tarifs. Les haveurs prennent égalemem Si leur compte la poudre, l'huile d'éclairage, les frais de réparation 'des outils; il en est de même des brouettes, lorsqu'ils emploient ces dernières, ou la moitié des dépenses d'entretien des wagons , si ce mode de transport est usUé, l'autre moitié restant à la charge de rentrcpreneur du voiturage à travers les galeries principales.
Les mineurs sont payés en raison du nombre de fuder ( 1 ) de houille abattue. Les prix accordés varient suivant les difficultés de l'arrachement et surtout suivant la distance de parcours de la taille aux galeries principales.
Les divers travaux d'un atelier sont mis au rabais par le chef marqueur {Schichtmeister) , assisté d'un contremaitre (Steiger) , après, toutefois, s'être assuré delà quotité de houille qu'un haveur peut abattre en une journée dans les circonstances où Ton se trouve. Cette expérience est confiée à des ouvriers spéciaux {Probe hauer) ^ d'une
(1) Le fuder est une mesure locale eontenant 30 quintaux dç Prusse (1545 kilogt ou 17.6 hectolitres)^
habileté reconnue. Ils travaillent pendant la durée d'un poste et établissent la quotité -maximum exigible, afin que le prix du salaire soit proportionné à la difficulté de ropération; le résultat est toutefois diminué de 1/9', dans le but de ramener l'effet utile produit par des ouvriers de choix à la moyenne de ce qu'il est possible d'exiger de l'ensemble des mineurs. Si , pendant le cours du travail , la composition ou la dureté de la couche venant à changer , les haveurs ne peuvent plus fournir la quotité prescrite, ceux-ci ont le droit de requérir l'épreuve : Texpérience a lieu , et si elle démontre que les plaintes sont fondées, l'établissement en paie les frais; dans le cas contraire, la dépense reste au compte des entrepreneurs.
La grande dureté de la houille et l'absence de fissures contraignent presque toujours les haveurs à recourir à remploi de la poudre dans l'abattage. La consommation roaxîm«B 4e cette substance se rapporte à la couche Heinrich de la mine Gerhard, dont la puissance est de 1.86 met. L'arrachement de 100 hectolitres dans le percement des galeries en a quelquefois exigé 3.6 kil.
D'après un grand nombre d'expériences ayant eu pour objet 1 4 couches di£Eëre»te&, la moyenne du volume de houille détachée par on ouvrier, en une journée de huit heures, est de 11.2 hectolitres en galerie et de 12.8 hectolitres en dépilage ; ee qui établit entre ces deux conditions d'arrachement un rapport de 100 à 115. Il est entendu que les travaux accessoires sont compris dans ces chiffres.